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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 21:25

 

 

On s’est toujours dit que les chiffres, on n’en avait rien à faire.

Que ça n’avait aucune importance… Pffff… des nombres !

Ce qui compte c’est d’être jeune dans sa tête !

 

 

Tu parles !

 

 

Avoir 39 ans (et un mois et demi).

Ne pas y penser plus que ça. Et puis réaliser d’un coup d’un seul qu’on est à la fin de notre trentaine.

 

Se souvenir qu’il a y moins de 20 ans, on avait 20 ans.

 

Nos 20 ans ? Mais c’était hier !

Et comprendre qu’on est déjà demain.

A l’aube de nos 40 ans.

 

Qu’a-t-on fait de ces 20 ans ? Des tonnes choses, 4 marmots… et puis d'autres trucs chouettes… à la fois plein et pas tant que ça.

A 20 ans, 40, ça nous semblait loin.

On était sûr qu’on serait archi vieille à 40 ans, un débris.

 

Est-on archi-vieille ??

Ne surtout pas poser la question aux marmots qui vont nous demander si on a connu les dinosaures en vrai.

 

Parce que vieillir, c’est aussi se souvenir.

 

 


Réaliser aussi qu’en gros, on est à la mi-temps (et pas le temps de faire une pause. Il faut avancer, y aller).

Grosso modo, il nous reste à peu près la même chose.

Mais si ces (presque) 40 premières années sont passées aussi vite qu’un battement de cil, qu’en sera-t-il des quarante prochaines.

(Et pour peu qu’on se choppe Alzeïmer, le temps passera encore plus vite. C’est affreux)

 

La marmaille grandit et on aime ça.

Mais elle grandit vite. Bientôt la petite dernière ne viendra plus blottir sa tête dans notre cou.

On le sait.

 

Bientôt nos petits quitteront le nid.

Ils auront peut-être des petits.

Et on sera ravie.

Mais ce qui nous manquera quand même, c’est la tête de nos petits dans notre cou.

Ce lien charnel.

 

On sait qu’on aura autre chose, qu’on passera à autre chose.

 

Vieillir, c’est aussi tenter de retenir un tout petit peu le temps.

 

 

 

Maintenant qu’on est à l’aube de la quarantaine, on sait aussi tout ce qu’on ne sera pas.

 

On n’aura (plus) jamais un corps de rêve de nymphe sylphide anorexique.

Parce que oui, on aime bien le bon fromage, le chocolat…

On assume. Parfois on regrette, mais on assume.

 

On ne sera jamais une aventurière globe-trotteuse.

On est nulle avec un lasso et on a peur en avion.

 

On  ne sera jamais une passionaria vent debout sur les barricades.

On a nos convictions, nos idées, on les défend, on y croit, on s’engage, on manifeste.

Mais il ne faut pas se voiler la face, on est toute petite.

Un petit ruisseau. Mais c’est bien, les petits ruisseaux.

Et puis, on fait une grande chose. On élève nos marmots avec l’esprit critique.

(Même si ça nous vaut parfois des réflexions désagréables « il est dégueu ton gratin »)

 

… ils ont aussi un esprit critique pour d’autres choses que la bouffe.

Ils réfléchissent dans leur cerveau.

Et ça, on est fière.

 

 

On ne sera jamais chanteuse d’opéra (ni même simplement chanteuse juste), on n’arrivera jamais à se maquiller correctement, on n’aura jamais l’air classe avec des talons, on ne parlera jamais anglais correctement (ni italien, ni chinois ni rien du tout), on ne sera pas championne de natation synchronisée.

 

(Et pourquoi pas ?)

 

Vieillir c’est aussi renoncer.

 

 

Oui… mais.

On sait faire plein de choses vachement utiles.

On est plutôt une pro correcte dans notre domaine.

On n’est pas une si mauvaise maman.

Une compagne acceptable.

On est capable de faire une super bouffe pour 15, fastoche (et non, pas les doigts dans le nez, parce que c’est dégueu de mettre ses doigts dans le nez quand on fait à manger).

On a le sens de l’humour.

On est sensible.

On voit toujours le verre à moitié plein.

On sait à peu près quelles sont fringues qui nous vont bien.

On fait même quelques trucs fortiches (mais on ne va pas la ramener ni frimer, parce qu’on est modeste… parfois)

 

 

Vieillir, c’est aussi être fière de 2/3 trucs.

 

 

 

Remarquer qu’on a maintenant quelque (plein) fils d’argent dans les cheveux.

Tenter d’essayer de se convaincre que c’est vachement joli.

 

Quasi 10 kilos de plus qu’il y a 20 ans.

Ne même pas essayer de se convaincre que c’est chouette d’être callipyge, que la mode est aux rondes (mon c… oui !) et qu’on est vraiment plus harmonieuse qu’à 20 ans… C’est faux.

 

On voit vachement mieux nos rides qu’il y a 20 ans et on ne trouve pas vraiment ça top.

 

Ne plus être capable de se coucher à 5 heures du mat morte saoule et d’aller bosser à 8 heures. (déjà, on ne se couche plus jamais morte saoule, mais morte de fatigue et puis, on ne voit « 5 heures du matin » uniquement quand la petite dernière fait un cauchemar).

 

 

Aller chez le médecin et se rendre compte que la toubib remplaçante a au moins 7 ans de moins que nous. (pffffff…)

 

On commence déjà à avoir mal le matin quand on se réveille (mais rendez-moi mon épaule, ça va bien maintenant… 3 mois, une opération et toujours pas d’épaule digne de se nom)…

Admettre qu’on rouille un peu. Qu’on parle lombalgie, diabète, douleurs articulaires (dans 15 ans on dira rhumatisme, mais pas maintenant) avec nos meilleurs copains.

 

Vieillir… C’est vieillir.

 

 

 

Et puis se rendre compte qu’on glousse toujours avec ses copines, pour rien, ou pour pas grand chose... Comme à 20 ans.

 

Qu’on aime toujours l’odeur de la pluie sur la terre chaude l’été… comme à 20 ans.

 

Qu’on adore chanter hyper fort et hyper faux en voiture… comme à 20 ans.

 

Qu’on arrive encore à se faire des week-ends en amoureux, juste à 2… comme à 20 ans.

 

 

Parce que oui, vieillir, c’est avoir 20 ans et un peu plus.

J’ai bientôt presque 20 ans et 20 ans. Si ce n’est pas la classe, ça…

 

(Pour mémoire, la cadette m’a dit un jour que j’avais mes 17 ans toujours en moi, que j’avais aussi mes 7 ans, mes 4 ans… elle est mimi la cadette !)

 

 

 

Bon, le temps passe, c’est comme ça… on ne peut rien y faire.

Je ne veux pas retourner 20 ans en arrière, j’avance. Mais crotte de bique et pétard à mèche quand même ! Voilà !!!

 

 


 

Sinon, ça y est !!!! On est 705 likeur sur Facebook ! Suis contente contente !!!!!! Merciiiiiii.

 

Et puis sinon, y’a bien toujours le concours famili (en vrai, je crois qu’ils n’aiment pas bien mon blog… )

 

Et le j’œufs chez Marie-Poulette : jusqu’à lundi !!!! allez, zou !! On joue !

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 20:15

 

 

Être allée à l’école.

Avoir entendu parlé de mythologie.

(Bon, avoir aussi des enfants qui matent la téloche et qui connaissant les 12 travaux d’Astérix).

 

Avoir internet et Wikipédia.

Allez chercher les 12 travaux en question.

 

Se marrer…

Hercule, c’est un rigolo.

 

Comparer :

 

 

1 Étouffer le lion de Némée à la peau impénétrable, et rapporter sa dépouille


Bon, je n’ai jamais étouffé de lion, ni maintenant, ni y’a longtemps. Même ceux qui ne sentaient pas bon, je leur fous la paix.

En revanche, est-ce que vaincre la préfecture pour faire une carte grise (sans s’énerver alors qu’on doit revenir 2 fois et faire la queue 3 plombes 2 fois (donc, 6 plombes en tous) Et tout ça sans étouffer la vieille bique derrière le guichet qui rugit (comme un lion, quoi) “faudra revenir, il manque une signature” et finir par payer 321,00 euros pour avoir un papier gris et moche comme une vieille dépouille… C’est largement aussi fort, je trouve.


Parce que ça montre un sens de l’auto-contrôle de soi-même digne d’un héros de la mythologie grecque ou même romaine si vous voulez…

 

 

2 Tuer l'hydre de Lerne, dont les têtes tranchées repoussaient sans cesse.


Je crois que ce n’est rien à côté du fait de ramasser, tous les jours, des chaussettes sales qui traînent par terre. (5 paires en moyenne par jour). Parfois, on en trouve qu’une sur deux.

Bref, chaussettes sales et Hydre de l'herne, même combat (sauf que l’Hydre de l’Herne sent peut-être moins mauvais que des chaussettes qui ont vécu une journée complète dans des bottes en caoutchouc).


 

3 Battre à la course la biche de Cérynie aux sabots d'airain et aux bois d'or, créature sacrée d'Artémis :


Alors, là, sérieux, on veut bien être super joueuse… Mais, sans déc’, une fois, qu’il l’a attrapée sa biche de machine, le père Hercule.


Nous, c’est tous les jours de l’année qu’on court après le temps qui file bien plus vite qu’une biche. Tous les matins, on se magne pour s’habiller, avoir Presque l’air coiffée. Réveiller les marmots, les habiller, leur faire ingurgiter un petit déj. Leur mettre un manteaux et galoper jusqu’à l’école.

Ben, ils arrivent à l’heure… souvent. On court aussi vite que le temps qui a aussi des sabots magiques.


Et on le fait sans frimer plus que ça…

 

 

4 Ramener vivant l'énorme sanglier d'Érymanthe.


En réalité, on ne s’approche jamais des sangliers.

Même dans notre assiette on ne court pas après (et puis, une fois dans l’assiette, il est rarement vivant, donc, il ne court plus très vite).

En revanche, on ramène vivants  4 marmots, tous les jours en sortant de l’école?

4 marmots qui courent, crient, racontent leur journée tous en même temps.

Qui se battent pour une fraise tagada…  et qui doivent traverser la rue en regardant à droite et à gauche pour ne pas se faire ratatiner par les frimeurs qui roulent trop vite.


Tous les soirs, hé ouais !

 

5 Nettoyer les écuries d'Augias, qui ne l'avaient jamais été.


Alors là, je me marre !!!

Mais je me marre !!
Qu’Augias ait un gros troupeau dégueu, OK.

Mais Hercule a détourné 2 fleuves et roule ma poule, voilà les écuries nickel.


Nous, depuis 10 ans, combien de couches crado on a pu changer, hein, combien ???

Et je ne parle même pas des périodes de gastro…   

(J’aurais pu aussi comparer avec la chambre de l’aînée ou celle de la cadette, qui sont capable de pourrir leur piaule avec une rapidité dingue et avec un sens du bordel inouï ! (ou inné… je ne sais pas)

 

6 Tuer les oiseaux du lac Stymphale aux plumes d'airain.


Hé ! Hercule, tu connais les poux ???

Charmantes bestioles résistantes à toute forme d’insecticide.

Nan, tu ne connais pas ??? Ben, va jouer ailleurs.

Tu reviendras jouer ici quand tu auras épouillé 4 marmots.

 

7 Dompter le taureau crétois de Minos, que celui-ci n'avait pas voulu rendre à Poséidon.


Bon, un taureau qui a saccagé la Crète, ça en jette pas mal… Nous, on a 4 marmots qui saccagent et ruinent notre salon/cuisine (“on ne joue pas dans la cuisine !”)/salle de bain, qui ressemble bien plus à une sale de bain qu'à autre chose…

Et régulièrement, on se débrouille pour la maison ressemble un peu à quelque chose.


Et ça, c’est tous les jours, pas juste une fois pour frimer.

 

8 Capturer les juments mangeuses d'hommes de Diomède.


Moi, j’ai connu des s@l0p€rie de poney bouffeurs de fesses humaines. Et je n’en fais pas un pataquès. Même que sur la saloperie de poney, y’avait le Benjamin. Et celle qui tirait la saloperie de poney bouffeur de fesses… ben, c’était moi (et mes fesses… enfin ce qu’il en restait)

 

9 Rapporter la ceinture d'Hippolyte, fille d'Arès et reine des Amazones.


Hé, gros ! T’as déjà fait les soldes ???

Non, mais sans rire !

 

10 Vaincre le géant aux trois corps Géryon, et voler son troupeau de bœufs.


Alors, voler, ça n’est pas beau… Alors, moi, je ne vole rien. Jamais.

Et puis de nos jours,  à voler un boeuf (ou un oeuf), on risque de se retrouver avec un bourrin, un canasson, un cheval, quoi !

Donc, moi, je le dis, voler, ce n’est pas beau…


Alors, Hércule, pouet-pouet la galette. Pas de quoi de frimer quand on a chourré un truc.

 


11 Rapporter les pommes d'or du jardin des Hespérides, que gardait Ladon.


Moi aussi je fais les courses. Et entre les petites vieilles qui veulent qu’on leur “attrape la boite de petits pois, là haut, vous serez amiable Madame” (bon, en vrai, on n’attrape rien du tout…  avec notre 1,59m, on n'attrape rien au dessus de la 3ème rangée), les prix qui ne passent pas à la caisse, les lasagnes de boeuf au cheval et les tartes au caca, faire les courses, c'est un vrai exploit.

Malgré tout ça, j’arrive aussi à rapporter des oranges à ma famille (parce que Hércule, pour ta gouverne, les pommes d’or, ce sont des oranges… pfffff, pauv’ pomme, va !)

 

12 Descendre aux Enfers et enchaîner le chien aux trois têtes Cerbère.


Bon, j’avoue que descendre aux enfers, ça claque. C’est fortiche.

L’enfer, je ne préfère pas trop y aller…

En revanche, il m’arrive de descendre à la cave. Le moins souvent possible. Mais, c’est que sont range les bottes et... le pinard.

Et dans la cave, y’a pas de chien-machin (ben non, ça ne se fait pas de laisser un pauvre clébar dans la cave… ), mais dans la cave, y’a des bêtes velues aussi, avec 8 pattes et autant d’yeux et tout ça avec une seule tête.

En plus, elles tendent des toiles dans lesquelles ont peu s'emmêler et mourir étouffés avant de se faire bouffer la cervelle par les oreilles.


Et bien, malgrè ces horrible bestioles, tout come Hercule, parfois aussi je descends à la cave. Enfin, pour une bouteille de Gigondas je suis prête à tout…

 

 

 

Bon, Ok, Hercule, il est un peu balèze.

Mais la très grande différence entre lui et nous, c’est que ces exploits, il ne les a fait qu’une fois.

Alors que nous, parents, héros du quotidien, les 12 travaux, on se les coltine tous les jours… tous les jours.

Et personne n’en parle…

 

Bien injuste tout ça !!

 

Bon, sinon, y'a un super j'oeuf rigolo sur Marie-Poulette, allez, il ne reste plus qu'une semaine.

 

Sinon, le 13ème travail, c'est d'aller cliquer pour ma pomme sur le concours famili.

 

Et puis, sur le Facebook de 4 enfants 2 bras, on est bientôt 700 !!! Allez, il ne tient qu'à vous !

 

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 21:24

 

 

Dans la vie, y’a des trucs pratiques.

Par exemple un couteau suisse, c’est hyper pratique pour couper des trucs, ouvrir des bouteilles, pour visser des petits trucs… Bref, pratique !

 

Y’a des trucs pas pratiques. Par exemple, un mini sac à main, c’est joli, mais ça n’est  pas pratique.

Les emballages de CD, ça n’est pas pratique (rien que pour ça, on adore les MP3)…

Et les enfants… ça n’est pas pratique non plus.

 

Ben, oui, on a beau dire, on a beau faire, les enfants ont plein de qualités. Mais ils ne sont pas pratiques.

 

Y’a pas de mode d’emploi.

Quand on achète une machine à café, y’a un mode d’emploi pour notre machine à café, pour notre modèle.

Quand on a un marmot, y’a pas de mode d’emploi spécifique. Il existe bien des modes d’emplois généralistes, mais pas de mode d’emploi pour notre modèle.

(Et puis, franchement, tous les modèles de marmots sont très différents, on peut même dire qu’il n’y en a quasi pas 2 pareils… à part quelques exceptions.)

 

Quand on compare le modèle de la voisine : grand, blond, costaud tout calme avec nos modèles : petits, tout maigres, châtain et qui gigotent dans tous les sens. On se dit que ça ne doit pas fonctionner de la même manière.

Y’a plein de subtilités qui ne sont pas dans les livres « j’élève mon marmot »

 

 

Y’a pas de poignée ?????

Pétard ! Même le mini sac à main pas pratique a une poignée.

Sur les enfants, rien, rien de rien… pas même une bandoulière.

 

C’est plein de contradictions pas pratiques.

Le petit d’homme aime marcher… en général quand on est hyper pressée et qu’on voudrait le prendre à bras pour pouvoir avancer à rythme correct. Nan, l’enfant veut marcher seul… à un rythme équivalent à celui d’une limace cul de jatte.

En revanche, dès qu’on pousse la porte de la maison, qu’on est à la bourre pour faire la bouffe du soir parce qu’on a mis 1h14 à rentrer de l’école (en théorie et en temps normal, on met 15 min, montre en main, mais avec une limace, c’est un peu plus long). Bref, dès qu’on rentre, le marmot veut être dans nos bras… galère pour éplucher les carottes (qui pourtant rendent aimables entre autres choses)…

 

 

Et puis le reste :

Ça laisse des jouets/fringues/pâtes dégueu/bouts de pâte à modeler/vieux mouchoirs pourris partout sur le sol de la maison.

Ça crie la nuit/le jour/dans la voiture/dans la maison/parce que c’est drôle/parce que ça a mal/par plaisir pervers de chercher à pourrir les nerfs de ses géniteurs.

C’est super pas pratique à installer dans une voiture, surtout avec une doudoune, une écharpe, et des gants.

Ça doit être nourri 3 à 4 fois par jour, si possible avec des menus variés (enfin, pas trop, parce que pâtes au beurre et fraises tagada, ça pourrait être tous les jours).

Y’a pas de bouton « pause »

 

Et puis… et puis…

 

Y’a le joli petit mot de l’ainée avec plein de coeurs, glissé sous notre oreiller.

Ça, le couteau suisse ne peut pas le faire.

 

Y’a le super dessin de la cadette, avec toute la famille dessinée.

Ça, le couteau suisse ne sait pas le faire.

 

Y’a le benjamin qui nous dit à l’oreille : maman, t’es belle.

Ça, non plus, le couteau suisse ne sait pas le faire.

 

Y’a la petite dernière qui met sa tête dans le creux entre notre épaule et notre cou et qui ne bouge plus.

Ça non plus, le couteau suisse ne sait pas le faire…

 

Et puis, y’a les fous rires, les chansons à tue tête, les recettes à 4 ou 6 mains (propres), les secrets jolis, les câlins, les mots doux…

 

 

Et puis, pour le mode d’emploi, on est débrouillard, on a un cerveau et un peu de bon sens.

Alors, le mode d’emploi, on arrive peu près à réussir à l’écrire pour chacune de nos créations.

 

Pour la poignée, on a trouvé mieux : des bras qui entourent notre cou, des petites mains qui nous chatouillent.

 

Restent les contradictions… ben… on prend le temps, on se met en rythme limace et les marmots bouffent des carottes surgelées et basta.

 

 

Parce que voilà, on aime les choses, pas parce qu’elles sont pratiques. Les trucs pratiques, on trouve ça bien, mais un couteau suisse ou un autre, ça ne change pas grand chose…

Alors que le micro-sac, on l’aime parce qu’il est joli.

 

Et les marmots, on les aime, juste parce qu’ils sont là et c’est bien comme ça.

(Bon, si en prime, ils pouvaient ouvrir les bouteilles de pinard, ce ne serait pas plus mal)

 

 

 

Voilà.

 

 

Bon sinon, y’a un vraiment chouette invité dans le poulailler (à découvrir !!!) et puis un j’œuf bien sympa.

 

(Je suis un peu débordée par le boulot. J’ai plein d’articles en cours… plein, j’ai bien plus d’idées que je n’ai de temps en ce moment ! Mais je suis là)

 

On peut liker le profil FB (parce que j’y mets des trucs rigolos et que je fais des lancements d’articles avec des textes de chansons et que c’est marrant)

 

Et puis, n'hésitez pas à parler de 4 enfants 2 bras... à vos amis !

 

Enfin, on peut toujours cliquer pour le concours famili (pétard, je vais les avoir à l’usure ! non mais !!! )

 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 22:30

 

 

Chez nous, c’est comme ça quand on sort en hiver, on met des godasses, des tatanes, des groles, des godillots, des chouz… (ouais, on est des fous)

 

En théorie, quand on est dedans, on met des chaussons.

 

Seulement en théorie et aussi dans mes rêves.

 

Ce n’est pas qu’on trouve les pieds nus sales ou indécents. Non, on a rien contre la nudité des pieds.

 C’est simplement que personnellement moi-même, j’ai toujours froid au pieds.

Oui, ma vie est passionnante et je suis sûre que vous êtes content de le savoir, peut-être même que ça vous fait une belle jambe.

 

Mais comme le dit ma voisine qui est très sensée : "les rhumes, ça s’attrape par les pieds" (Je n’ai jamais compris le rapport entre les pieds et le pif, si ce n’est que coller son nez sur les pieds n’est pas toujours une bonne idée, sauf quand on est enrhumé, peut-être… Bon j'arrête là ma métaphore en pied de nez. Je m’égare, je perds pied… Houlàlà ! Festival du jeux de mot et de la métaphore filée)

 

Bref.

S’apprêter à sortir.

 

Demander à la marmaille de se chausser.

 

Voir les ¾ des effectifs débarquer avec des groles sur les panards.

 

Manque la cadette.

 

Mettre les pieds dans le plat : Crier :

- Mets tes godasses (s’il te plait !)

 

Entendre (en direction de la chambre de la cadette)

- Nan, j’peux pas.

 

Hurler :

- Comment ça tu ne peux pas ???

- Ben, nan, je ne peux pas, je dessine avec mes orteils.

 

Mettre un pied devant l’autre et se pointer dare-dare dans la piaule.

Et voir.

Voir la cadette avec un feutre coincé entre les orteils, en train de faire… de l’art abstrait ?

 

Hésiter entre être navrée ou être émerveillée devant tant de génie.

 

Et puis de dire que la cadette, ben, elle est plus maligne que ses pieds… ou alors, ses pieds ont du génie.

 

Bon, sinon, c’est pas le tout :

- MET TES GODASSES ILLICO, ON S’EN VA DANS 3 MINUTES !!!!!!

 

 

 

Bon, ce n’était qu’un petit mot rapido… (ahhhhhh, les vacances) aussi pour remercier vos 1300 pieds et vos 6500 orteils qui likent le profil FB !

Allez, on peut-être vachement plus nombreux et passer les 700 !!!

Hop, hop, hop, on prend son panard et on like avec ses pieds, son nez, son coude…

 

Et puis, un petit clic sur le concours famili ! Zou !!

 

 

Et su Marie poulette, un petit article pour tous ceux qui ont la chance de recevoir des courriers de leur banque !

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 21:52

 

 

D’habitude, on part plutôt en vacances en été.

Mais cette année, pour cause de maison de nos rêves à visiter et de gite vraiment pas cher loué, on est parti… en Auvergne et en hiver (youhou ! Quel sens de l’exotisme)

 

La route de l’aller a été longue, très longue, on a ramassé au moins 27 fois le doudou de la petite dernière (et vu qu’on est nombreux, on a un a camion… jaune et le plancher du camion, il est quand même vachement bas. Ou alors, ce sont mes bras qui sont vachement courts).

 

Le benjamin, qui habituellement n’a pas spécialement le cœur sensible nous a gratifié d’un chouette vomi après 45 min de route (chouette vomi à peu près géré, vu qu’il a visé la couverture qu’on a emballé dans un sac et fourré dans le fond du coffre et hop, affaire réglée)

 

 

Et puis, la route, c’est la route…

On s’ennuie, alors, on mange.

Des carottes coupées en bâtons.

Nan, j’déconne…

On a toujours des carottes, mais personne n’en veut jamais.

 

Ouvrir un paquet de gâteaux trop bons aux pépites de chocolat.

Le voir vivre environ 12 minutes.

Ouvrir un paquet de petits gâteaux gras au fromage. Ne même pas les voir vivre.

Ouvrir un paquet-tube de chips vraiment dégueu. L’entendre croustiller.

 

Proposer des sandwichs au beurre et jambon et cornichons.

Et tartiner, tartiner sans relâche.

Tenter de glisser un bâtonner de carotte enroulé dans la tranche de jambon.

Voir revenir 5 bâtonnets de carottes enroulés dans les mouchoirs en papier qui faisaient office de serviettes.

 

Ouvrir un paquet de petits bâtons entourés de chocolat. Ne jamais le voir revenir.

Ouvrir plein de petits paquets de chips…

 

Quitter l’autoroute ! Yallah !!

Emprunter des petites routes jolies… qui tournent.

 

Voir le GPS indiquer « arrivée dans 35 minutes »

Entendre le benjamin dire : « j’ai vomi »

Tenter un « donne-moi donc le sac »

Récupérer le sac… vide.

 

Sentir avant de voir.

 

Voir le benjamin couvert de sandwichpainbeurrejamboncornichon/petits bâtons au chocolat/petites chips/gâteaux trop bon aux pépites de chocolat/Chips dégueu/petits biscuits gras au fromage…

 

Ne pas pouvoir s’arrêter sur les petites routes qui tournent et qui glissent.

 

Faire une tentative de renouvellement de l’air de l’habitacle.

Se retrouver avec une température de moins 11° en 12 secondes.

 

Comprendre pourquoi on ne part qu’en été d’habitude…

 

Renoncer à toute action.

 

Supporter… tout :

Les hurlements du benjamin trempé, puant, dégueu

Les hurlements de la petite dernière solidaire

Les hurlements des 2 grandes parce que ça pueetc’estdégueu

Les hurlements du papa qui en a ras-le-bol d’entendre tout le monde hurler et que faut être concentré sur les petites routes qui tournent et qui glisent.

Nos propres hurlements qui supplient tout le monde d’arrêter de hurler.

 

 

Arriver.

Sortir tout le monde de la voiture.

Tenter de désincarcérer le benjamin sans en mettre partout.

 

En mettre partout.

 

Sortir le benjamin et constater l’ampleur des dégâts.

Regretter amèrement de lui avoir mis une écharpe tricotée main en mailles souples (hummmmm… les tout petits bouts dans les tout petits trous…)

 

Comprendre pourquoi on ne part qu’en été d’habitude…

 

 

Et ce pull chaud… en laine aussi. Enfin, pull, jadis en laine, pull en vomi maintenant.

 

Comprendre pourquoi on ne part qu’en été d’habitude…

 

 

Et les bottes ! Mais comment a-t-il réussi à se vomir dans les bottes ????

 

Comprendre pourquoi on ne part qu’en été d’habitude…

 

 

Tout rincer à la main.

Trouver la machine à laver du gite.

Etendre le linge dans le petit gîte.

Le voir sécher pendant 3 jours.

 

Comprendre pourquoi on ne part qu’en été d’habitude…

 

 

 

Investir dans tous les anti-vomis présents sur le marché.

 

Se demander si on va repartir un jour en hiver…

 

 

Désolée de cet article vraiment dégueu.

Remerciez-moi, je vous épargne la photo vraiment crado (pas pu sortir l’appareil avec les doigts plein de… bref)

 

Tant que j'essuie... merci de tous vos commentaires ! Je les lis tous, tous, ils me touchent, me font rire, me rassure.

Je n'arrive pas à trouver le temps de répondre... J'en suis bien désolée !

 

(merci aussi de tout vos témoignages sur l'article sur l'avortemement : à ce propos, je dois vous le dire : ils seront un de plus dans cette famille dans quelques mois)

 

Si vous voulez suivre toutes nos aventures, faut absolument liker le profil FB !!!

(on est presque à 650… alllllllleeeeeeez )

 

 

Et une petite clique pour le concours famili, ça fait toujours du bien !!!

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 21:50

 

 

Alors, c’est comme ça.

Aujourd’hui, c’est grève.

(Non, je ne parlerai pas du fond de la chose… aujourd’hui, je suis futile, futile… j’ai été super sérieuse avec mon dernier article pas marrant sur l’avortement, alors, hop, du futile !)

 

Y’a des fois, où, la grève, ça ne tombe pas bien, on est déplacement vachement loin, la petite dernière a gastro,  la voiture est en panne, la grand-mère en vacances…

 

Mais cette fois, y’a grève et ça tombe pas trop mal…

N’être pas super débordée par le boulot.

N’avoir que l’ainée et la cadette à gérer (la maitresse du benjamin ne fait pas grève cette fois et la petite dernière est à la crèche).

Se dire qu’on va en profiter.

En profiter en toute futilité.

 

Avoir des trucs à faire en ville.

Que des trucs futiles.

 

Embarquer ses 2 grandes filles en ville.

Se garer fastoche.

Se balader, prendre le temps.

Se donner la main…

Trouver ça bien.

 

Prendre le temps de choisir des magazines, pour la route vacances.

Se promener en ville.

Regarder les vitrines…

Que du futile.

 

Se dire qu’on tricoterait bien à la cadette ce gros gilet qu’on n’a pas trouvé pendant les soldes…

Constater que le magasin de laine à fermé. Se demander comment on va trouver le temps d’acheter de la laine avant de partir en vacances.

 

Chercher des chaussettes en 26 pour le benjamin.

Retourner complètement le bac de chaussettes pour garçons.

Trouver uniquement du 22-24 ou du 28-30…

Trouver ça drôle.

Et puis, voir la cadette trouver LA paire de 25-27 !!!!

L’unique paire en 25-27 dans un bac de centaines de chaussettes.

Acheter la paire de chaussette pour que le benjamin ait chaud aux pieds pendant les vacances.

Futile… quoique, tout même assez utile.

 

S’apercevoir qu’il est déjà midi et demi…

Qu’on a marché bien moins vite qu’on ne l’aurait cru.

Allez se réchauffer dans une pizzeria.

Parler des vacances, de tout ce qu’on fera ou qu’on ne fera pas…

Rire avec ses filles.

Trouver ça futile.

Futilement bon.

 

Chercher un jeu pour les enfants des amis qu’on verra pendant les vacances. Faire 3 magasins. Finir dans une toute petite boutique spécialisée uniquement dans les jeux de société.

Ne pas trouver le jeu qu’on cherchait… rupture… mais… réapprovisionnement… vendredi… et vu qu’on part samedi, c’est parfait.

Acheter un jeu qui fait plaisir aux filles.

Acheter un jeu qui nous fait plaisir, en fait. Parce que ça nous fait plaisir de faire plaisir aux filles.

Un jeu pour les vacances… Parce que c’est futile.

 

Passer devant une boutique qu’on ne connaît pas, une petite boutique de fringues pour gamins qu’on n’avait jamais vue.

Trouver la vitrine vraiment, vraiment jolie.

Hésiter parce qu’on n’a plus vraiment le temps.

Hésiter et puis entrer.

Adorer tout ce qu’on voit.

Glousser entre filles et puis, là, voir LE gilet, tout pile poil pour la cadette !

(Merci !!!!!!!! pas de laine à acheter, même si tricoter, c’est futile)

La bonne taille, la super couleur…

Et détail qui nous avait échappé : ce sont encore les soldes.

Acheter un pull pour la cadette ait bien chaud pendant les vacances.

 

 

Se faire plaisir dans une librairie.

Se trouver un chouette roman à lire ensemble, le soir avant d’aller se coucher en vacances.

Pas un truc compliqué.

Un p’tit truc futile et gai.

 

 

Trouver un petit cadeau mignon pour le bébé des amis qu’on verra pendant les vacances.

Un cadeau qui ne servira à rien.

Un cadeau juste joli et futile.

 

Se choisir du thé, un bon thé d’hiver, à boire au coin du feu, en vacances.

Trouver aussi un faux thé à l’odeur de chocolat pour les filles.

Juste pour qu’on puisse boire un thé, ensemble, pendant les vacances.

En ne faisant rien d’autre à ce moment là.

Rien d’autre que boire du thé.

La futilité, c’est tout un cérémonial.

 

 

Avoir marché toute la journée.

 

Regagner la voiture, garée à perpet’ les oies.

De futilité en futilité, mine de rien, on a trotté.

 

Et puis, croiser la manif…

Se dire qu’on aurait pu y aller, qu’on aurait pu se sentir impliquée ou même juste concernée.

 

Et puis regarder ses filles.

Les voir sourire, simplement sourire.

Assumer totalement notre parenthèse de futilité.

Une journée qui n’a servi à rien.

Une journée à être juste une bonne consommatrice.

Savoir que ce ne sont que de petits plaisirs.

Rien à voir avec le vrai bonheur.

Que des petits plaisirs futiles…

 

Et que juste pour aujourd’hui, rien ne valait ces petits plaisirs futiles…

 

 

 

 

Vous pouvez aussi likez le profil 4enfants2bras sur FB (c’est futile !)

 

Cliquez sur ma tronche pour le concours famili.

 

Ah !!!! Y’a 2 jeux sur Marie Poulette !!!!!!

Un autour des épices Roellinger : hummmmmmmmm !

Et un autre avec 2 livres mignons à gagner

Zou, on joue !!

 

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Published by 4enfants2bras - dans Vacances - j'oublie tout
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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 21:44

Bon, en général, j'essaie de faire marrer... sauf quand je ne peux pas.

Et là, je n'y arrive pas... Et puis, je n'ai pas d'idée lumineuse, alors je suis bien embêtée...

(et ce n'est pas à moi que ça arrive... ça ne m'est jamais arrivé... et si ça m'arrivait, je serai aussi terrifiée)

 

 

 

Ils sont deux.

Ils sont deux + un presque rien.

 

Ils sont deux + un presque rien qu’ils n’attendaient pas.

 

Elle ne s’y attendait pas, mais, pour elle, il est là.

Il est un tout en entier.

 

Lui, il ne l’attend pas ce petit-là, mais il n’en veut pas.

Il n’est pas là. Il n’existe pas (encore).

 

Elle pourrait être lui, Lui pourrait être elle. Mais ça ne serait pas tout à fait pareil.

Parce que c’est en elle.

 

Et Le moment ? Le moment, lui, il n’est pas aux enfants, pas aux marmots.

Déjà, chez eux, il y en a trop. Comme les soucis, comme les ennuis. Ils les collectionnent.

 

Pour lui, il ne faut pas.

Pas un souci de plus, non, pas un marmot de trop.

Pas de ce tout-petit qui n’existe pas encore complètement.

Pas le bon moment.

Pas prêt pour l’instant.

Et puis, un enfant, c’est pour tout le temps, c’est permanent.

Et aujourd’hui, pour lui, c’est effrayant. Vraiment.

On ne fait pas un enfant sans y avoir pensé avant.

Alors, il a la trouille… la trouille de ne pas y arriver.

 

 

Pour elle, il est là, déjà.

Il est vraiment tout-petit, immensément petit, mais il est là.

Il s’est invité, sans avoir demandé.

Il est là et ça ira, même si c'est vrai que le moment n'est pas le bon.

Il est là… mais le papa n’en veut pas. Il ne peut pas.

Et aujourd’hui, si elle ne le garde pas, sa peine, son deuil à elle se sera pour tout le temps, ce sera permanent.

On garde un enfant même s’il arrive avant que ce soit le bon moment.

Alors, elle a la trouille… la trouille de ne pas réussir à ne pas le garder.

 

 

 

Alors, on leur dit qu’il faut faire un choix.

Mais un choix… ce n’est pas ça.

Un choix, c’est quand on hésite entre le rose ou le bleu.

Un choix, c’est quand on hésite entre Désiré et Aimé, entre Iris ou Lilas.

Là, c’est au-delà du choix.

C’est une décision.

 

Et c’est terrible pour elle.

Et c’est terrible pour lui.

Et c’est terrible pour eux.

 

 

Et puis, être là… avec notre cape du super héros qui veut que tout soit toujours beau.

Notre cape toute niaise de Super Verre à Moitié Plein. (Oui, c’est un nouveau héros qui fait ce qu’il peut)

 

Alors, on y va.

On ne voit que des yeux mouillés. Ses yeux à elle, ses yeux à lui.

Et on sait que quand on a les yeux mouillés, on ne peut plus rien voir. Brouillard…

On voudrait tant avoir la bonne idée.

Celle qui ferait que ce soit bien pour tout le monde.

Etre la super conciliatrice.


 

Ce jour-là, j’ai mis ma cape de Super Verre à Moitié Plein.

 

Et je n’ai vu qu’un verre tout vide.

Pas une super idée, pas un super pouvoir qui permettrait de mettre la grossesse en parenthèse, juste une pause le temps que tout le monde se pose, le temps que les soucis soient plus petits.

Le temps que les marmots soient un peu plus grands.

Le temps qu’ils aient le temps de trouver la bonne idée. Leur bonne idée qui va bien.

Le temps de prendre la bonne décision.

 

 

Une parenthèse de grossesse, ça n’existe pas. On ne peut pas poser son utérus avec le tout-petit dedans et dire : je repasse te prendre quand tout sera mieux.

 

On ne fait non plus de demi-bébé. Un bébé c’est entier ou ça n’est pas.

Le compromis n’existe pas…

Rien ne vaut un compromis… un verre à moitié plein, c’est bien !

Mais ici, pas de demi mesure.

C’est oui ou c’est non.

Et c’est elle qui souffre. Et c’est lui qui souffre aussi…

C’est la merdasse, complète et entière.

Quelque soit la décision… ce ne sera pas une bonne décision.

 

 

Repartir avec sa cape de Super Héros de Verre à Moitié Plein sous un bras.

Repartir avec un verre bien plein, dans l’autre main. Un verre plein d’eau salée…

On n’a rien fait avancer.

Parce qu’il n’y a qu’eux qui peuvent avancer.

 

(Bon, on les a fait un marrer un peu quand même, on les a écouté, mais on n’a rien fait avancer. Et on est désolée. On aimerait juste prendre un peu de leur peine pour que soit plus léger… mais parfois, la peine est trop lourde pour être partagée. Ou juste prendre un peu de leur frousse affreuse… Mais même ça, on ne peut pas)

 

 

Je pense bien fort à elle, à lui…

Ils sont deux… un peu plus que deux.

 

Et on se demande comment ils vont réussir à être vraiment deux. Après.

 

(Et en cas de besoin, juste pour se marrer un peu, je peux ressortir ma cape de Super Verre à Moitié Plein.  Mais je ne suis pas sûre que je sois très drôle)

 

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 10:22

Souvent, les enfants aiment leurs maitresses... Sauf quand ce sont des peaux de vaches, les maitresses, pas les enfants... enfin, si, quand les enfants sont des peaux de vaches, ils n'aiment pas leur maitresse... à moins que celle-ci en soit une aussi, de peau de vache. Dans ce cas, les enfants peau de vache aiment leur maitresse peau de vache, parce qu'ils trouvent en elle un maitre. (ce qui est la moindre des choses pour une maitresse).

 

Bref, on s'en fout complétement parce que le benjamin n'est pas une peau de vache et sa maitresse, elle est vachement bien !

(tout ça pour ça... un dimanche matin... pffffff... déjà fatiguée)

 

 

Or donc, le samedi, ici, c'est ravioli !

(bon, le samedi peut-être aussi un vendredi, ou un mardi... même un mercredi. Mais pas un dimanche, ben non, on ne dit pas, le dimanche, c'est ravioli... c'est pourri).

 

Mais zut, euh... Arrêter les digressions qui ne servent à rien ! La vache, on ne va pas y arriver !!!

 

 

 

Samedi, ravioli...

Voir les enfants avaler leur assiette sans entendre un seul :

- beark, c'est vert !

- beark, j'aime pas le poisson !

- beark, elle est pas bonne ta soupe/tarte/purée...

 

Et puis entendre le benjamin, ravi-content :

- regarde !!!! J'ai mangé toutes les pâtes

Répondre distraitement :

- super, mon lapin (et encore heureux qu'il a bouffé toutes ses pâtes, non mais, des raviolis, en boite, ça ne se refuse pas)

 

Et le benjamin poursuit :

- ben moi, lundi, je vais faire un cadeau à ma maitresse...

- chouette mon poussin..

- je vais lui donner plein de petites boules.

- c'est ça, mon canard, donne donc... .... euh... tu peux répéter ???

- des petites boules !! Regarde ! toutes les petites boules qui étaient dans mes raviolis, je les ai enlevées, je les ai sucées pour enlever la sauce et puis je vais les offrir à ma maitresse, parce que je l'aime bien, ma maitresse !

 

Purée de pois !!! Le benjamin veut offrir à sa maitresse la farce des raviolis à sa maitresse.

Normalement, les gamins, ils offrent des fleurs, des dessins... pas de la farce à raviolis !!!

 

Qu'est-ce qu'il a ce gamin, il a bouffé de la vache enragée, ou de la vache folle et complètement meuh-meuh...

 

Ou alors, il aime tellement sa maitresse qu'il veut lui garder la quintescence du ravioli : la farce.

Oh ! mon p'tit veau élevé sous la mère (enfin, il y a quelques temps maintenant)... mignon tout plein.

 

(et puis s'imaginer, lundi avec une petite boite pleine de boulettes rabougries à donner à la maitresse, en disant : bonjour, le benjamin vous a fait un cadeau : la farce de ses raviolis... La bonne blague. Et puis, non, renoncer à imaginer)

 

 

Sinon, je vous ai mis un nouveau j'oeuf rigolo sur Marie Poulette !!! A gagner un livre de cuisine Roellinger et des épices Roellinger aussi !Allez, hop ! On va jouer Ici !!

 

Un p'tit clic pour ma trombine, pour le concours famili : c'est ici !!!

 

Et vous likez le profil FB de 4 enfants 2 bras (histoire de ne pas en rater une de bonne... et de me faire passer de 635 à 700 !) ???

 

 

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Et vous remarquerez que ce sont des raviolis sans aucune trace de vache, ni de cheval... enfin, je crois !

 

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Published by 4enfants2bras - dans Qu'est-ce qu'on mange
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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 18:17

On savait que ça arriverait.

On le sait depuis le début.

Un jour, nos enfants auront des anniversaires avec des nombres a de 2 chiffres.

 

On savait...

 

La veille, avoir fait des gâteaux, plein de gâteaux pour qu'elle les apporte en classe.

Avoir entendu qu'elle nous disait que demain, ce serait un jour spécial...

 

Le jour même.

L'avoir réveillée doucement avec une chorale composée du papa, de la cadette, du benjamin et même de la petite dernière.

Parce que ce jour-là, c'est un jour spécial.

 

L'avoir vu enfiler des chouettes fringues, choisies avec soin...

Parce ce serait un jour spécial.

 

Ne pas l'avoir inscrite à la cantine. Être allés dans une crêperie.

Parce que c'est un jour spécial.

 

Le soir

Avoir mis des bougies sur des financiers au carambar, avoir déballé les cadeaux.

Parce que c'est un jour spécial.

 

 

Et puis, d'un coup, entendre l'ainée dire :

- ça y est ! J'ai dix ans, je vais pouvoir aller à l'avant de la voiture.

 

D'un coup, la revoir, à la sortie de la maternité, si petite dans son maxi cosy, qui pesait un tonne.

Se souvenir que bien que nous nous étions entrainé à mettre et remetttre ce pù$t@n de cosy dans la voiture. Et nous  y arrivions parfaitement...

Sauf que forcément, avec le bébé dedans, en plein hiver, sous la pluie, on n'y arrive plus.

 

Et puis tous ces sièges autos tellement compliqués à cliquer...tellement pénibles à régler... tellement pas pratiques pour y glisser une marmote de 2 ans munie d'un anorak.

 

Et puis, les réhausseurs avec dossiers et puis les réhausseurs sans dossiers qu'on a balancé dans le coffre quand on a fait une virée entre copine.

 

Et voilà que sans qu'on s'en rende compte, l'ainée est passée de la position couchée dans un maxi cosy qu'on arrivait pas à fixer, à totalement indépendante, à l'avant, face à la route.

 

C'est sûrement ça aussi, grandir. Pouvoir regarder la route, en face. Pour dans quelques années, conduire, prendre le volant, choisir les direction et prendre sa route.

 

 

Allez, ce n'est pas pour demain.

Mais vu comme les 10 ans ont passé vite, on se doute bien que le moment où l'ainée prendra la route n'est pas si loin... quelque chose comme après demain...

 

 

Bon, en parlant de voiture, je n'en ai toujours pas de nouvelle... (ma loose de bagnole est là !)

Ce n'est pas bien grave, parce que pour l'instant, je ne peux pas conduire... pour les 72 prochaines heures, appellez-moi 4 enfants 1 bras (loose toujours !!)

 

 

Allez, le profil facebook monte, monte... faites le grimper aux rideaux ! Allez, les 700 !! Pour transformer ma loose en win, on like !

 

(sinon, on peut toujours voter pour ma trogne pour le concours famili (je vais finir par les avoir à l'usure !)

 

 

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Published by 4enfants2bras - dans C'est la fête !
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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 21:30

 

 

Avoir été primipare.

S’en souvenir… un peu.

Avoir enchainé les grossesses et la marmaille… et ultra multigeste et multipare.

 

Prendre quelques jours sans la marmaille (enfin, sans la nôtre).

Allez s’offrir une petite douceur dans un salon de thé… fuir à tout prix toute forme de biscuit cuillère, de chausson au pommes ou de petits pains au chocolat qui nous rappellerait qu’on a des enfants.

Parce que pour 2 jours, on n’a pas d’enfants, on est juste des amants.

On ne pense qu’à notre pomme. (Sans les chaussons)

 

S’installer.

Commander un super thé et une madeleine.

Non, pas une madeleine, THE madeleine.

 

 

Voir le thé et la madeleine arriver, en même temps qu’un couple de primipares avec un bébé…

 

Bon, on s’en fiche. On n’a rien contre les bébés… D’autant plus quand ils ne sont pas à nous.

 

Se concentrer sur notre thé.

Ouvrir un bon bouquin, un pavé qu’on a pris exprès…

 

Entendre le bébé faire « baba ».

Et voir le papa anticiper tout de suite maintenant :

Oui, je vois, tu veux quelque chose.

Regarder le marmot qui n’a pas spécialement l’air de vouloir quelque chose… si ce n’est de dire « baba »

Alors, tiens, je te donne mes lunettes.

(Comprendre que le papa veut que toute la clientèle du salon de thé se rende compte qu’il est un bon papa, qui s’occupe très bien de son bébé et qu’il est prêt à payer de sa personne… parce que le papa, il ne parle pas, il beugle)

Lever le nez de son livre et de son thé.

 

Voir le bébé qui mâchouille distraitement les lorgnons du père.

Une serveuse arrive : Vous avez choisi ???

Euh… non, pas encore.

 

Se marrer en regardant le papa, le nez contre la carte (ben ouais, forcément, un myope sans lunettes, ça ne voit pas grand chose)…

 

Tâcher de replonger dans son livre et dans son thé.

 

Voir la maman du bébé arriver.

Entendre à nouveau « baba »…

Suivi d’un très sonore « oh, mais tu as faim ! »

Voir les parents se mettre à deux sur un pot de compote.

Comprendre que si le papa remet ses lorgnons maintenant, il aura comme un masque au coing sur la tronche.

 

(Se marrer gentiment)

 

Se demander quand même pourquoi ces deux-là parlent aussi fort ?

 

Entendre à nouveau « baba »

Ah ben, voilà, je te l’avais bien dit, il a mal aux dents.

Donne moi son homéopathie.

 

Essayer de ne pas se poiler ouvertement devant le papa qui essaye de compter les granules… en n’y voyant que couic… puis, viser à peu près le bec du marmot. Et faire tomber les précieuses granules. Tenter un sauvetage aléatoire de la granule en péril.

 

Retour de la serveuse : Vous avez choisi ?

Ben, non, toujours pas… pas eu le temps… dents… compote… granules…

 

Redouter secrètement le prochain « baba »…

 

Et puis, tremper sa madeleine dans le thé.

La laisser fondre doucement dans la bouche.

 

Se revoir, 10 en arrière.

Avec l’aînée toute petite.

Avec l’envie de faire bien.

Avec le désir d’être les meilleurs parents du monde pour le meilleur bébé du monde.

 

Se souvenir des apéros commandés et jamais bus.

De notre foulard en soie ruiné par un pot de crème au chocolat blédina…

De nos poches pleines de tétines, de doudous, d’arnica, de crème à cul…

(Ben oui, l’ainée disait aussi « baba »)

 

Reprendre un morceau de madeleine.

Et se souvenir d’avoir eu un deuxième bébé.

De l’avoir laisser dire « baba » et « bibi »… même de l’avoir laisser chouiner.

D’avoir eu les poches un peu plus vides.

Parce que oui, on le savait, on n’est pas des parents tout pourris (enfin, pas complètement).

Et que non, on n’a pas besoin de le montrer à terre entière.

On le sait, c’est tout…

 

Finir sa madeleine, refermer la recherche du temps perdu qu’on ne lira que quand on sera à la retraite… ou pas.

 

Sourire aux parents.

 

Et se barrer, loin de toute forme de bébé, de tétine, de madeleine… Parce que, ce week-end, c’est notre week-end en amoureux, loin de toute forme de maternité ou de maternage.
Ces 2 jours là où on pense qu’à notre pomme… et aussi à celle de notre chéri !

 

Et lundi ?????

Arf… Lundi, c’est une autre semaine.

On fera des madeleines… avec les marmots.

Les nôtres.

Et on sera contente, aussi.

 

Parce qu’on a beau dire… les madeleines, on aime bien ça.

 

 

(Tiens, si vous voulez voir comme a bien mangé au restaurant le Coquillage d’Oliver Roelinger, où il n’y avait pas l’ombre d’un bébé et que c’était tellement bon qu’on en salive encore rien qu’à y penser, ben, c’est chez Marie Poulette)

 

Sinon, pour conjurer cette loose qui me suit depuis un an maintenant, j’essaie de passer la barre des 700 sur le profil Facebook de 4enfants2bras… Parce que ça commence par un 7, et le 7 on le sent bien ! Allez hop, faites de moi une personne chanceuse !

 

(sinon, si tu veux vérifier que j'ai la loose, c'est à voir ! )

 

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