Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 17:32

Mais ouiiiiiiiiiii !!!

Je suis comme ça.

J’adore les naissances.

Vraiment.

Une vraie poulette.

 

Je suis une fille. Je suis une femme. Je suis une maman. J’ai plein de copines. Des filles, des femmes et des mamans.

Toute une bande de poules. (non, nous ne sommes pas des dindes !)

 

 

Quand l’une est sur le point de pondre l’œuf le plus rose qu’on ait trouvé, on est au taquet ! L’œil vif et le bec ouvert.

Et on se souvient.

 

Y’a comme un instinct de mère poule qui se réveille en nous.

Et on fait corps. A distance. Mais on est là. Loin et tout près.

On se souvient.

Comme un poulailler virtuel.

 

Dès qu’on sait qu’une de nos poulettes commence à contracter, on se rassemble.

Et ça caquète dans tous les sens.

On se serre les ailes.

On soutient. On conseille… Enfin, comme on est de bonnes cocottes, on conseille surtout de se faire confiance. On ne donne pas de leçons.

On s’inquiète aussi.

On se souvient…

On caquète, on caquète, on caquète…

 

 

Et on écoute. On attend. On se souvient.

 

Quand d’un coup, c’est le silence, que la pondeuse ne répond plus, on sait.

On sait qu’elle a bientôt fini de couver ce tout petit.

Qu’un nouveau poussin va voir le jour, même si c’est la nuit.

On en a les plumes toutes retournées.

 

 

Alors l’attente se fait longue.

On pense, on y pense.

On retient notre respiration.

Inspirez, bloquez, poussez.
On tourne en rond dans nos poulaillers.

On économise nos batteries.

Et on se souvient.

 

 

Et les minutes se changent en heures.

On attend. Fébriles.

On garde les téléphones branchés.

Le poulailler est ultra connecté.

Et on se souvient.

 

 

Et puis, la maman poule annonce : le poussin est né !

Le plus beau poussin du monde.

On s’extasie.

On félicite.

On glousse de bonheur.

Le poulailler est en fête !

Et nous n’avons que ça au bec : Un nouveau poussin au poulailler !!!!

Et la poule est curieuse, elle veut tout savoir. Tout savoir de la mise au monde, du poussin : a-t-il des plumes ? Combien pèse-t-il ??? Pas besoin de couveuse, c'est bien ! Vaguement, on parle du coq… de loin.

 

 

Et on se souvient…

 

On se souvient.

Des jours où nos poussins ont vu le jour.

 

C’est certainement aussi pour ça que les mamans poules aiment que les autres pondent : parce que les poulettes ont une mémoire de mère.

A chaque nouveau poussin, c’est un peu les nôtres qui naissent à nouveau.

Et c’est doux et chaud, c’est léger comme une plume.

 

On se souvient.

On se souviendra toujours. De ce jour-là. De ces jours-là. Où nous sommes devenues mère-poules pour toujours…

 

Si ça se trouve même, d’entre tous les jours qu’on a vécus, ça sera ceux-là qu’on gardera, au creux de nos plumes… Bien au chaud.

 

 

 

 

 

Et bienvenue au monde à la dernière poussinette de notre poulailler ! On était là… à Plus de 700 km de distance, parfois, mais, on était là ! Tout à côté, dans le poulailler…

 

Voici donc le petit peton si mignon de la dernière née… Merci à la maman poule de m’avoir autorisée à la publier.

Je la trouve tellement chou, cette photo !

 

Sinon, je suis aussi sur FB, où qu’on rigole bien !

 

1901928_10153144082948306_294514285_n.jpg

Repost 0
Published by 4enfants2bras - dans C'est la fête !
commenter cet article
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 20:05

 

 

Tout parent qui a déjà reçu un coup de téléphone de l’école sait que non, ça n’est jamais une bonne chose.

Car non, les maitresses ne nous appellent pas en pleine journée pour nous dire combien elles sont heureuses que Jean-Kevin ait réussi sa dictée ou que Marie-Jennifer a super assuré en math.

 

Non, non, non… Un coup de fil de l’école annonce toujours un truc complètement ripou, qui va vous pourrir au minimum la journée… voire même la semaine... ou pire !

 

 

On nous appelle en général quand :

Ils ont vomi sur la dame de cantine.

Ils sont tombés de leur chaise et se sont retourné le poignet.

Ils ont une bosse tellement grosse qu’ils ne peuvent plus enfiler leur cagoule.

Ils saignent du nez depuis plus de 45 min.

Ils ont plus de 37,9 de fièvre.

Qu’ils ont mordu l’oreille de Antoine-Mohamed et qu’on ne retrouve plus lobe.

Qu’ils ont mis un coup de boule à la maitresse et qu’elle a perdu 2 incisives.

Qu’ils ne sont pas dans l’école (arrivé à des copains, je vous raconte plus tard).

Qu’ils ont perdu un membre.
Qu’ils n’ont pas refait surface à piscine.

 

 

Bref, un coup de fil de l’école, c’est toujours, toujours, toujours la loose…

 

 

 

Voir le numéro de l’école s’afficher sur le portable.

Différentes possibilités :

La flippée : décrocher en hurlant « ça va ??? Dites-moi qu’il est toujours en vie »

La calme : laisser passer 2 sonneries, juste le temps de se souvenir que, jusque là, on avait une journée normale… Jusque-là…

Celle qui ignore l'appel (ou autrement appelée Autruche): Ils ont aussi le numéro du papa et il a son téléphone. (sinon, y’a toujours le numéro de mamie, en bas de la liste)

 

 

Or donc, en cette douce journée grise et pluvieuse du 21 Mars, je devais bosser. Avancer un peu. Mais, j’avais 20 min à perdre et je m’apprêtais, luxe extrême, à me vautrer dans un bain, telle une loutre ivre (ben quoi ?)

 

C’était sans compter le coup de fil de 9h23 :

La voix : Bonjour, c’est Geneviève, la maitresse du benjamin, je vous appelle parce qu’il est tombé pendant l’atelier sommeil et que ça saigne quand même beaucoup.

 

La mère indigne (moi, quoi) : Hein ! mais c’est quoi, ça, l’atelier sommeil ??? Comment il a pu se vautrer pendant l’atelier sommeil ? Je dis pas, moi, l’atelier cuisine, ou même découpage ou encore lutte gréco-romaine… Mais comment peut-on se blesser pendant un atelier sommeil ???

 

La maitresse : nan, mais, c’est pas tellement ça le problème, c’est surtout qu’il va falloir l’emmener aux urgences pour le recoudre…

 

Moi, toujours : OK ! Mais quand même, c’est vachement (pas) balèze de se faire mal en atelier sommeil, non ???

 

La maitresse, chouïa énervée : Ouais, super, mais là, faut venir le chercher, il en met partout…

 

 

Et d’un coup comprendre qu’on ne se vautrera pas dans un bain telle une loutre bourrée, qu’on ne rattrapera pas le boulot en retard et qu’on ira aux urgences, le cheveu gras et l’aisselle pas très nette.

 

 

Récupérer le benjamin. Souriant. Pas traumatisé du tout… L’arcade toute pourrie…

 

Faire son boulot de mère, de bonne mère.

Se trainer aux urgences. Poireauter.
Expliquer 12 fois qu’il est tombé pendant l’atelier sommeil…
Ignorer les regards interloqués.

Rassurer alors qu’on ne l’est pas forcément.

Tenir la main… ou se faire tenir la main, on ne sait plus bien.

Entendre : il va falloir 2 points, on va donner du gaz hilarant.

Comprendre que chouette, on n’a pas perdu sa journée, au moins on va se poiler… voir le masque nous passer sous le pif pour atterrir sur celui du benjamin.

Regarder ailleurs…

Entendre : Pense à quelque chose que tu aimes bien. Qu’est-ce que tu aimes bien ?
Répondre : me vautrer dans un bain comme une loutre bourrée !

- Mais pas vous, Madame ! Le benjamin, qu’est-ce que tu aimes bien ???

Entendre : Ferme les yeux… Attention, ça va piquer.

Fermer les yeux très fort et serrer la main du benjamin très fort aussi.

Entendre : Mais, tu me fais mal ! Maman !!!!!! Mamaaaaaaaaan !!! Tu me fais mal à la main !

Lâcher la main.

Entendre : c’est fini !

 

Répondre : Ouf ! Se dire qu’on n’a pas eu si mal que ça et qu’on a été courageuse…

 

Bon, et puis féliciter le benjamin, hein !

 

Pour fêter ça, l’emmener à la friterie (ben ouais… on est du Nord ou on ne l’est pas !)

 

Et réussir l’exploit exceptionnel de le re-déposer à l’école à 13h30 : Oh Yeah !!!

 

 

  (pour info : l'atelier sommeil, il me semble que c'est une animatrice qui vient leur expliquer comment bien dormir : genre : pas de télé dans la chambre, s'endormir dans le calme...
La même animatrice fait aussi des ateliers sur la nourriture : comment aimer les brocolis, les épinards, le gras de canard... )

Et la maitresse du benjamin ne s'appelle pas Geneviève et dans la vraie vie, elle est très chouette !

 

Bon allez hop ! On continue à rigoler, si on veut, sur le FB : C’est là !

 

On peut aussi allez visiter Marie Poulette… et les chroniques de derrière le mur (mes ateliers en prison)… ou le reste aussi !

 

photos-5330.JPG

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 19:53

Je l’avoue, je le confesse, le matin, chez nous, c’est parfois un peu le bazar, le binz, le waï… C’est vivant quoi !

 

Parfois, même, ça crie.

 

Et pour l’instant, nous sommes arrivés à l’heure tous les matins (hé ouais !).

Ok, parfois juste à l’heure, mais l’heure, c’est l’heure !

 

 

Un jour, sur ce monde merveilleux qu’est la blogosphère, j’ai lu un article d’une maman formidable qui expliquait aux mères pourraves dans mon genre, comment avoir des matins sereins.

 

Chouette ! Une formule magique ? Une poudre de perlimpinpin ? une baguette ?

 

Non, non, non… rien du tout. Une leçon !

 

En substance et pour résumer : pour être zen le matin, il n’y a qu’un maitre mot : ANTICIPER.

 

Préparer les fringues la veille.

Préparer le petit déj la veille aussi (mettre le Neskik dans le bol, le lait au fridge), sortir la pâte à tartiner au chocolat sans OGM, ni huile de palme sur la table…

Préparer les cartables la veille.

 

En gros, la bonne dame explique tout bien.

 

Oim, être organisée dès la veille, ça va me demander de re-pousser mon heure de coucher d’une trentaine de minutes, et ça, ça n’est pas possible.

 

 Si on teste la leçon de la dame, chez nous, ça donne : 

 

 

LES FRINGUES

 

Cas n°1

Préparer les fringues la veille avec amour et aussi les enfants.

Avoir expliqué que ce qui est préparé sera mis le lendemain.

 

Le lendemain : la petite dernière (au hasard) ne veut plus mettre la culotte rose, elle veut la culotte Hello Kitty, ne veut plus de collant, mais un legging… etc

(en général, j’ai le choix, entre imposer la culotte rose et les collants et me retrouver avec une môme qui hurle ou changer ce qui a été préparé)

 

Bilan zénitude : -2

Bilan gain de temps : tout pourri, parce que, en plus d’avoir été obligée de sortir 2 tenues, on doit en ranger une, à 07h12.

 

 

Cas n°2

Fringues préparées la veille avec amour et aussi les enfants, après avoir maté Evelyne Délhiat

 

Le soir :

Préparer un gros pull (il va y avoir du vent), des bottes, (il va pleuvoir)…

 

Le matin :

Ouvrir les volets, comprendre que, pétard à mèches, Evelyne Délhiat, elle dit quand même des conneries.

Changer les fringues…

 

Bilan zénitude : -2

Bilan gain de temps : vraiment tout pourri, parce que, en plus d’avoir à ranger des fringues inutiles, on s’est coltiné de regarder Evelyne Délhiat.

 

 

 

LE PETIT DEJ

 

Le soir, préparer, comme indiqué, des bols, avec une cuillère de Neskik dedans.
Sortir la pâte à tartiner sans OGM, ni huile palme.

 

Le matin :

Entendre :

-       Euh… Moi, je veux une pomme, je ne veux pas de lait au chocolat.

-       Moi, je veux du roquefort, sans rien. (véridique)

-       Moi, je veux un bibi.

-       C’est quoi, ce truc, au milieu de la table ? Il est où le nutelgras ???

 

Constater que le benjamin à bouloté le neskik, sans lait et qu’il a pourri ses fringues avec la poudre de chocolat.

Tenter de transvaser le contenu du bol dans le bib… en mettre partout et pourrir les fringues de la petite dernière.

 

(ah oui ! Ici, au petit déj, chacun mange (à peu près) ce qu’il veut : craquotte, pain, confiture, orange, yaourt, fromage, pâté, gras-double, maroilles, cassoulet, choucroute… Parce que c’est seul repas où les enfants sont libres de choisir)

 

Bilan zénitude : pfffffff

Bilan gain de temps : entre le fait de gérer les frustrations des uns et des autres, de changer les fringues, dois-je réellement faire un bilan gain de temps ???

 

 

LES CARTABLES

 

Quels cartables ?

Oh ! Pétard ! les cartables !!!!!!!!!!! Dans l’auto ? à l’école ???

Bilan zénitude : pas de bilan ! La maitresse mettra un mot dans le cahier…

Bilan gain de temps : maximum !

 

 

 

Alors, je me moque un peu…

Mais cette charmante-merveilleuse-parfaite maman vit dans cette merveilleuse contrée qu’est la Théorie. Un pays où tout est toujours bien ! En Théorie, ça va !

 

(Mal)heureusement, moi, je vis dans la vraie vie.

Heu… Heureusement en fait !

La vraie vie, où on râle, on court, on se presse… mais aussi où on se marre parce qu’on fait des moustaches avec la croûte de calendos.

 

 

 

Sinon, je propose aussi de vous donner les trucs qui marchent vachement bien !

Testés et approuvés ! Garantis zénitude, plénitude et ça fait même le café.

 

LES FRINGUES :

Fastoche ! la veille, à la place d’enfiler un pyj pour aller se coucher, habillez directement vos enfants avec les habits du lendemain !

Bilan zénitude : complet !

Bilan gain de temps : magnifique !

(et en plus, on fait des économies de pyjamas ! C’est merveilleux… Et je pousse cette idée un peu plus loin : le soir, en rentrant : lavez vos enfants tout habillés, vous économiserez la lessive ! malin !)

 

(je dois rendre à Valérie, ce qui appartient à Valérie : coucher les enfants avec leur fringues du lendemain, c’est elle)

 

 

PETIT DEJ :

Proscrire tout ce qui tâche, goutte, fait des miettes…

La veille, prendre la mie du pain, en faire des boulettes bien serrées que les enfants goberont.

Bilan zénitude : parfait ! C’est hyper détendant de faire des boulettes de pain.

Bilan gain de temps : et hop ! un petit déj avalé en moins de 2 minutes.

 

 

LES CARTABLES :

Imposer aux enfants de toujours tout prendre. Tous les cahiers, tous les livres…

 

Bilan zénitude : rien à dire.

Bilan gain de temps : on ne se pose même pas la question.

et en plus : il deviendront costauds, si vous avez du pot, sinon, auront une scoliose… mais qu’est une scoliose quand on est détendu, hein ?

 

Ne me remerciez pas pour ces précieux conseils.

Et si vous êtes encore à la bourre le matin, c’est que vous le faites exprès (je ne vois que ça !)

 

 

 

Bon, pardon, je me moque un peu… mais, définitivement, les donneurs de leçon qui s’érigent en modèle me brisent les ovaires, menu-menu !

 

 

Bon, on continue à rigoler sur FB. Vous pouvez liker... ou pas !

 

Et pour un peu de sérieux, je ne peux que vous recommander la lecture de « derrière le mur », sur mon second blog, Marie Poulette. Il s’agit de chroniques simples et tendres sur les ateliers que j’anime en prison ! Si ça vous goute, c’est  !

 

photos-1564.JPG

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by 4enfants2bras - dans Qu'est-ce qu'on mange
commenter cet article
12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 20:39

 

 

Ah ! Cette image de famille unie. Tranquille.

D’enfant jouant paisiblement dans le jardin, pendant que la mère de famille lit, installée dans un transat en sirotant un thé, à côté d’elle, son mari, qui lit aussi.

 

 

Ha, Ha, Ha… Je me marre, je me gosse, je me poile !!

 

Bon, ça existe peut-être, par moment. Peut-être.

 

En réalité, ici, depuis que je maman, je suis loin d’être calme et sereine.

En revanche, je bois plein de thé… Peut-être pour rester vigilante.

 

Ça a commencé même avant la naissance, même avant la conception.

 

Sans être complètement flippée, je l’avoue, je le confesse… je suis inquiète.

 

Ça n’est pas grand chose.

Juste une petite voix qui chochute au creux de mon oreille.

Je vois que tout va bien, mais si je voyais mal, en fait ?
Si tout allait de travers, sans que je m’en rende compte.

Tous les jours, cette petite voix.
Elle ne me pourrit pas la vie. Elle est discrète, mais elle est là.

(Bon, des fois, elle met le volume un peu fort quand même, je trouve)

 

 

Petite voix pleine de questions :

 

Avant de se dire que nous allions faire des bébés : allait-on y arriver ?

 

Quand ils ont été faits : allaient-ils être réussis ? La grossesse iraient-elle à son terme ?

 

A la première écho : y’avait-il vraiment un embryon ? Et sa clarté nucale ? Normale ?

 

Entre les rendez-vous : est-ce qu’il bouge ou est-ce de l’aérophagie ? Est-il bien là… où est-il parti faire un tour à la friterie ??

 

A la deuxième écho : a-t-il tout ce qu’il faut là où il faut.

 

Et ainsi de suite…

 

 

A la naissance : va-t-il garder ce crâne en pain de sucre ?


Les premières semaines, à chaque endormissement : respire-t-il ?


Les premiers mois :

 

A 3 mois, il ne devrait pas attraper ??? Il a 3 mois demain, il n’attrape pas ? C’est normal ?

 

A 6 mois : Il ne tient pas assis… Il va rester allonger toute se vie ?

 

A 12 mois : il n’a pas de dents… il ne marche pas… Arrrrrrgh.

 

A 2 ans : il n’est pas propre. Va-t-il rester incontinent ?

 

A chaque rhume : et si c’était une pneumonie ?

 

A chaque chute : et si il avait un trauma crânien qu’on n’a pas vu ?

 

A l’école maternelle : il n’écrit pas son prénom, alors qu’il paraît que Justine le fait déjà.

 

12 jours après la rentrée de CP : il ne sait pas encore lire… et s’il était dyslexique ?

 

En novembre : il n’a pas encore été invité à un anniversaire, et s’il n’avait pas d’amis ?

 

En CM1 : il a une amoureuse, est-ce que je lui parle contraception ?

 

En CM2 : et pour la Sixième, est-ce qu’il est prêt ? Is he ready ?

 

En 6ème : il ne raconte pas toute sa journée en rentrant. La drogue ???

 

Et plus tard : le bac ? Les études ? Les soirées ? Les rencontres ? Le mariage ? Des bébés ?

 

Est-ce qu’ils arriveront à faire des bébés ? Seront-ils normaux… et ça recommence.

 

 

Et la petite voix qui continue, à chuchoter le pire, le moins bien.

 

Mais, cette petit voix, qui nous est venue avec nos enfants, cette petite inquiétude, cette trouillette, par hasard, est-ce que ça ne serait pas une partie de ce qui fait qu’on aime nos petits.

 

On s’inquiète pour eux parce qu’on les aime.

On les aime, alors on s’inquiète.

Comme on les aime, on ne dit pas trop qu’on s’inquiète.

On laisse la vie faire. On essaie de lui faire confiance à la vie. Parce qu’elle peut-être jolie.

Mais la petite voix dit : la vie, elle peut-être moche aussi.

 

Alors, simplement, on veille.

Parfois on surveille.

Mais surtout, on veille.

Petite voix qui nous laisse en alerte, au cas où.

Petite voix qui fait de nous une veilleuse… Une mère veilleuse.

On veille, on soutient, on aime simplement.

 

 

Allez zou ! Si vous voulez, vous pouvez faire en prison… juste pour lire mes petites chroniques de derrière le mur, chez Marie Poulette (plein de trucs à découvrir chez Marie Poulette)

 

Sinon, on rigole sur Facebook… si, si !

 

photos-5289.JPG

Et si ça s'infectait ????

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:35

On peut se poser la question.
Enfin, il y en a qui se posent la question.

Je vous présente : d'un côté : les livres jeunesse, de l'autre : Jean-François Copé, Farida Belghoul et Ludovine De La Rochère.(sans leur collaboration volontaire, hein !)

 

 

Un livre, ça a une couverture. On peut le prendre, le retourner, l'ouvrir, l'écarter...

J-FC, FB, LDLR : haaaaaaaaaaaaaaaa ! Nous y voilà !!!

 

 

Un livre, ça a un devant et... un derrière (on l'appelle aussi 4ème de couv)

J-FC : Voilà, mesdemoiselles, je vous l'avez dit, les livres pour enfants, ça parle de cul.

LDLR : de quoi ????????

FB : de...

 

 

Un livre, ça a des pages, regroupées en feuillets

FB : Ben voyons, donc, un livre ça s'effeuille !

J-FC : c'est ça exactement ! Je l'ai dit sur Europe 1 moi ! heureusement que je suis là pour veiller à la bonne morale.

LDLR : Ce pays est en train de sombrer dans la décadence et la luxure... Manifestons !

 

 

 

Pour pénétrer dans le livre, il faut soulever la couverture.

FB et LDLR : Oooooooh mon Dieu !

J-FC : My God !

FB et LDLR : Jean-François ??????????

 

 

Un livre, ça peut rendre gai !

LDLR : je l'ai toujours dit !!!!! Théorie du genre !!! Les homos sont pervers, ils sont partout !

FB : Et on va donner des cours de masturbation aux enfants à l'école, je l'avais dit aussi !

J-F C : My God !

 

 

A book, can make you feel sad.

LDLR : et voilà, allons-y avec la luxure ! Sade ! En maternelle ! Avec des peluches phalliques !

 

 

Il y a des livres pop-up, quand on les ouvre, le décor se dresse devant vous.

FB : Avec des grandes tours !

LDLR : Turgescentes, les tours !

J-FC : My God !!!!!!

 

Il y a des livres à toucher, tactiles, avec des matières, de la fourrure...

J-FC : des poils !!! Des poils !!!! à poil !!!! My god !

 

 

Il y a des livres avec des filles courageuses, qui bossent, qui jouent au foot et des gars qui pleurent, qui sautent à la corde et qui cuisinent.

LDLR : Je le savais ! Je le SA-VAIS !!!

FB : Des gars qui sautent... j'ai prévenu ! j'ai envoyé des sms ! Sus à la perversion !

J-FC : des gars qui sautent ! My God à poils !! oui !!! Sus !!!

 

 

Et surtout, les livres, ça rend malin, ça aide à s'intéresser au monde, ça rend curieux et moins con, ça aiguise l'esprit critique, ça cultive, ça interroge...

LDLR, FB, J-FC : ... ... ... ??? ???

 

LDLR, FB, J-FC : ben, voilà, nous y sommes ! Masturbation intellectuelle, brûlons tout !!! Tout de suite !

J-FC : à poil !!!!!!!!!!!!!!!!

 

 

 

Bon, c'est presque de la tragi-réalité... ça ne serait pas si triste si c'était drôle. Mais ça n'est pas drôle. C'est affligeant, flippant...

(merci à J-FC, FB, LDLR pour leur participation aussi involontaire que... invonlontaire ! Toute ressemblance avec des personnages réels n'est que pure coïncidence !)

 

 

 

Je vous mets plein de liens bien (même le figaro... oui, le figaro, pas le le Gorafi !), sur le livre "tous à poil" et sur J-F Copé

 

Le nouvel obs : je suis l'auteur de tous à poil !

Le monde : J-F Copé accuse à tord le gouvernement
De l'inconvénient d'être féministe en librairie jeunesse

europe 1 : quand JFC dégaine "tous à poil"
Klaire qui fait krrrrr : représentations des filles...

Histoire sans fin : la réponse de l'éditrice

Et... le figaro (ben ouais !) : tous à poil, les auteurs se défendent !

Le monde : non M.Copé, les livres pour enfants ne sont pas des manuels de morale !

 

 

 

HEY !!! Y'a mon Fesse bouq ! à liker, à lover, à embrrasser, à partager (mais faut se protéger !) : HOP, c'est là !

 

Et si cet article vous a plu, vous aimerez certainement, celui sur les filles et les gars !

 

tous-a-poil-de-claire-franek-livre-895930582_ML.jpg

 

photos-0202.JPG

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 20:59

 

 Sur une idée rigolote de papa cube (à voir ici), un nouveau petit jeu/défi sympatoche de la blogo !

Joue qui veut !

 

10 trucs de la réalité de maintenant, que je n'aurai pas cru quand j'étais jeune. (vous allez comprendre)

 

 

La voix : Plus tard, quand tu seras grande (vieille), tu auras 4 enfants.

Moi, 14 ans : Nan, mais ça va pas bien ! Je ne peux pas blairer les mioches. Même pas en rêve, je fais du baby-sitting, même pas pour 20 francs de l’heure. Je préfère ne pas lire « poduim » pendant 1 semaine plutôt que garder des enfants.

Les enfants, c’est chiant, ça pue, ça crie et c’est moche.

La voix : ben si ! Et en plus tu feras ça pour pas un rond.

Moi : Portenin wak !

 

 

La voix : Plus tard, quand tu seras grande (vieille) tu n’iras pas travailler avec un attaché-case, ni avec un tailleur avec des épaulettes.

Moi, 14 ans : Hein ! Tu veux dire que je serais chômeuse ou que j’aurai un boulot pourrave, c’est ???

La voix : nan ! T’auras un chouette boulot, même qu’on t’applaudira quand tu auras fini de bosser.

Moi : Portenin wak !

 

 

La voix : Plus tard, quand tu seras grande (vieille), il y aura des gens qui pensent que les filles sont des princesses et les garçons des chevaliers et que ça n’est pas le rôle de l’Education Nationale d’éduquer les enfants.

Moi, 14 ans : Hein ???????? Naaaaaan ! tu déconnes, les gens auront compris que les filles et les gars peuvent avoir les mêmes droits et les même chances et que c’est important de défendre ça.

La voix : Nan, je ne déconne pas.

Moi : Blurp.

 

 

La voix : Plus tard, quand tu seras grande (vieille) tu n’auras plus besoin d’avoir un téléphone pour papoter avec tes copines. Un écran d’ordinateur suffira. Et vous vous même vous voir.

Moi, 14 ans : Tu veux dire, avec mon Amstrad, qui ne fait que carrés jaunes. C’est chaud, non ??

La voix : pfffffffffffffff…

 

 

La voix : Plus tard, quand tu seras grande (vieille) il y aura des gens qui pensent qu’une famille c’est un père, une mère et des enfants.

Moi, 14 ans : euh… moi, je suis juste avec ma mère. Je ne serais donc considérée comme une sans famille.

La voix : Oui… je crois.

Moi : c’est affreux, non ?

La voix : oui.

 

 

La voix : Plus tard, quand tu seras grande (vieille) on pourra voyager dans le temps.

Moi, 14 ans : Waouh !!! Sans déconner ! C’est super cool !! Trop, trop bien !

La voix : nan ! je déconne ! T’es naïve, un peu !

 

 

La voix : Plus tard, quand tu seras grande (vieille)  tu écriras des trucs et il y aura plus de 2000 personnes qui te suivront.

Moi, 14 ans : Oh ! c’est bon, arrête de te foutre de ma tronche, c’est bon, hein ! Et puis, t’as vu l’appréciation de Mme Cassez, sur mon livret scolaire (tu sais, celui qui te suit toute ta scolarité). Elle a mis « limitée intellectuellement ». Alors, c’est bon, laisse bé-ton.

La voix : là, je te jure que c’est vrai.

 

 

La voix : Plus tard, quand tu seras grande (vieille) les playmobils auront des brushing, des chats, des bébés…

Moi, 14 ans : M’en fous ! Je ne joue plus aux playmobils, moi !

La voix : Sauf que tes enfants vont y jouer. Et que tu te retrouvera avec un râteau playmobil incrusté dans la voûte plantaire.

Moi : pffffff.

 

 

La voix : Plus tard, quand tu seras grande (vieille) tu ne feras pas le tour du monde avec un sac à dos.

Moi, 14 ans : Ah ça ! Si ! Je vais le faire ! Je le sais ! Je veux découvrir le monde et trouver des trésors oubliés, vivre des aventures incroyables.

La voix : arrête ton char, tu flippes en avion, tu n’aimes pas le train, tu vérifies tes vaccins quand tu vas en Belgique, tu as peur de ton ombre, tu parles aussi bien anglais que Jean-Pierre Raffarin.

Moi : qui ???

La voix : laisse tomber.

 

 

La voix : Plus tard, quand tu seras grande (vieille) tu ne vivras pas dans une maison bleue adossée à la colline avec plein d’amis.

Moi, 14 ans : T’es dégueulasse de me dire ça !

La voix : c’est vrai, c'est pas sympa… Allez, si ça se trouve, un jour, tu auras une maison bleue, adossée à la colline, avec plein d’enfants, de copains, de rires… Peuplées de fous, de cheveux longs et peuplée de musique…

Moi : c’est quand même peut-être, alors ?

La voix : oui, c’est quand même peut-être…

 

 

 

Euh... Je remercie particulière Mme Cassez, ma prof de Français en seconde... Merci beaucoup Madame pour votre commentaire. 26 ans après, je ne l'ai toujours pas digéré... (oui, je suis un peu rancunière)

 

 

Allez, on rigole aussi sur le FB ! Zou !!

 

P1100244

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 18:06


Je prends régulièrement le train. Toujours pour des déplacements professionnels.

J’ai le sens du défi, mais non, je ne prends pas le train avec ma marmaille. Déjà, pour 6, ça revient bien plus cher que la voiture (malgré la carte « famille ta mère » qui est payante, elle aussi) et franchement, ça n’est pas très pratique.

 

 

En revanche, quand je suis seule, j’adore prendre le train. Je m’offre même un luxe de bourgeoise : je voyage en première, et ce, depuis que j’ai découvert que parfois, certains billets de première sont quasi au même prix que ceux de seconde (jamais compris pourquoi) sinon, je paie, la différence.

 

J’en profite pour faire ce que je prends pas le temps de faire d’habitude : je rattrape en podcast certaines émissions en retard. Je tricote, je lis, je dors… je glande, tranquille !

 

 

Prendre le train consiste aussi à partager, avec d’autres (plus ou moins bien élevés) un espace très exigu pour un temps parfois long.

 

Alors, si un voyage en train peut-être d’une quiétude agréable, il peut aussi être un enfer sur rail.

 

 

LES PLAIES DU RAIL

 

Le sandwich qui pue (grave) :

Confectionné par une épouse très, très aimante et très, très jalouse (ou par le voyageur lui-même qui alors peut se ranger dans la catégorie terroriste) : composé de pâté, d’œuf dur, de pain frotté à l’ail, tartiné de chou (les légumes, c’est important), arrosé de Maroilles ou de Munster un peu trop fait, surmontée d’une compotée d’oignon aux harengs…

Ça fonctionne aussi avec celui qui bouffe son Mac Crado tiède dans le wagon, ou encore celui qui réussi à empoter une barquette de frites (oui, c’est possible).


Résultat : on a envie d’éradiquer les harengs.

 

 

Les copains/copines qui vont à un super week-end.

On part bosser, ils vont s’amuser.

On est crevé. Ils sont très détendus.

On est stressé. Ils sont heureux.

On veut dormir. Ils sont excités.

Alors ils parlent fort, trop fort. Ils se marrent à des blagues qu’on ne comprend même pas.


Résultat : On a juste envie d’exterminer toute forme de gens de bonne humeur.

 

 

Le sérial phoneur

Le Monsieur du haut-parleur l’a au moins 3 fois : Vous êtes invité à mettre votre téléphone en mode vibreur et invité à passer vos appels téléphoniques de la plate-forme.

Alors, de deux choses l’une, soit il y en a qui ne comprennent pas les mots « vibreur » et « plate-forme », soit, il y en a qui pensent que comme on est invité, c’est qu’on est pas obligé et que donc, on s’en tamponne le coquillard.

Sauf que, entendre « les sirènes du port d’Alexandrie » ou « à la pèche aux moules » ou « le truite de Schubert » retentir toutes les 10 min, ça me broute les tympans.

Savoir comment s’est passée la descente d’organes de mémé, de connaître tout sur le stérilisation du chat ou d’entendre « mais non, poussin, je te jure, je suis sur une place solo. Oui, mon chaton, ton sandwich pâté-œuf dur-hareng était délicieux » ça me vrille la cervelle.

 

Résultat : une furieuse envie de revenir 20 ans en arrière. Au bon vieux temps du téléphone à fil.

 

 

Le solitaire qui s’ennuie.

Y’avait de place ailleurs. Sa résa n’était pas là.

Mais voilà, il/elle a besoin de compagnie. C’est tellement plus agréable de papoter un peu.

Même si on a dit : « c’est à dire que je préfère être seule », il/elle vient s’asseoir à côté et nous raconte sa life.

On a beau mettre le casque du MP3 (même sans le son, on s’en fout, c’est l’illusion qui compte), sortir un bouquin,  fermer les yeux…

Nan, il/elle nous tape sur l’épaule et nous demande des trucs cons :
Heu… pardon… vous savez où sont les toilettes ?
Vous êtes sûre que ce train va bien à Tataouine ?

De guerre lasse, il/elle change de victime (après nous avoir écrabouillé les orteils), va papoter avec un autre. Lui raconter que vraiment, il faudrait remettre la peine de mort. Qu’il y a trop de d’étrangers/de chats/de voitures/de vélos/de moustachus en France…

 

(et des cons, sans déconner, y’en a pas trop dans les trains ?)

 

Résultat : on a envie de zigouiller tous les cons…

 

 

L’enrhumé.

Bon, il n’y peut rien.

Enfin, si. Il y peut qu’il aurait pu penser à prendre des mouchoirs.

Il renifle pendant des heures.

Il renifle très, très, fort.

On finit par lui tendre un paquet de mouchoirs.

Il répond : merci, c’est gentil. J’en ai !

(ben si t’en as, mouche-toi !!!!!!!!!!!!!!! Pétard à mèche !)

 

Résultat : une furieuse envie d’euthanasier tous les porteurs de microbes.

 

 

Le ronfleur.

On l’a vu arrivé. La cinquantaine.

La cinquantaine de kilos en trop.

On l’a vu s’affaler.

Et on a su que le voyage allait être un enfer.

Il ne ronfle pas, non. Il vrombit.

Même les vitres du train tremblent.

On a beau siffler.

Essayer de faire du bruit. Le pousser gentiment.

En vain !

(J’ai vu une fois, un Monsieur exaspéré, attraper son journal, le tirebouchonner et taper frénétiquement sur le gros qui ronfle ! Ah ! Saint homme ! Pour une fois, j’ai même béni le Figaro d’exister… Mais juste cette fois là !)

 

Résultat : On veut dézinguer le premier qui pique du nez.

 

 

La famille Relou.

Ils ont à peine passé la porte qu’on a compris.

Deux parents en mode « ma fille est une merveille, les enfants doivent s’exprimer. C’est une princesse… et je suis un relou et j’aime faire chier le monde »

Une petite fille, jolie comme tout. Qui hurle. Qui gueule. Qui beugle.

En sautant sur les fauteuils. Elle gueule : « pipi caca boudin ».
C’est tellement charmant.

Le père téléphone.

La mère se fait un sandwich à la crème d’ail.

La môme renifle.

La mère lui file son iphone, sans casque, le son à toc.

La fille gagne : tout le train le sait « j’ai gagné, j’ai gagné »

Et on pense : mais ta gueule !!!!!! Et on veut que la mère lui donne un jeu de scrabble, à 5 ans, elle ne risque pas de gagner.

Et hurle.

Et on la déteste.

On déteste encore plus ses parents ! Pétard !

(Oui, je les ai croisés sur mon dernier Colmar/Lille. Oui, j’ai changé de compartiment. C’était ça, ou l’homocide à coup ‘aiguille à tricoter (ça fait mal) Oui, j’ai balancé au contrôleur qui passait… Et non, je n’ai même pas eu honte !)

 

Résultat : une envie de stériliser tous les relous.

 

 

Et puis, y’a moi…

Qui suis aussi certainement relou.

Je me lève au moins 3 fois pour aller aux toilettes.

Je fais tomber mes bouquins.

J’ai toujours une énorme valise qui bloque tout le monde.

 

 

Si ça se trouve… je ronfle.

 

 

Bon, on va finir par croire que je suis une vieille ronchonchon… Je râle contre les vieux, contre les gens.

 

Ben ouais ! Allez, je suis une vieille ronchonchon ! Mais, y'a un article choudoudoux sur Marie Poulette ! (c'est oim aussi !)

 

Hop ! y’a le profil Facedeboucq, d’où qu’on se marre quand même !

 

Et pis c’est tout !

 

photos-5192.JPG

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by 4enfants2bras - dans Record battuuuuuuuuuu !
commenter cet article
26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 11:45

 

 

Nan mais ho ! C’est quoi cette question à la con ????

 

Après 2 articles avec (un peu) de fond, en voici donc un (un peu) débile… enfin, quoique !

Ben quoi, mon équilibre naturel est plutôt 99 % débile, 1 % avec du fond…

 

 

Le mardi, c’est ravioli.

Le mardi, y’a école.

Le mardi, y’a marché.

Le mardi, y’a mémé.

 

 

Le but du jeu est de partir 10 minutes plus tôt que d’habitude pour faire le marché avant de déposer les enfants (le marché est sur la route).
Parce que, après, l’école, y’a trop, trop, trop de monde et c’est pas le tout, mais j’ai aussi du boulot. Pas le temps d’attendre.

 

Le problème majeur, c’est que avant l’école (à 8h10), y’a les petites mémés.

 

Je n’ai rien contre les petites mémés… sauf le mardi à 8h10.

 

 

Déjà, la petite mémé est devant moi. Toujours.
La petite mémé est nombreuse, plusieurs, multiples.

 

Elle a des trucs bizarres sur les cheveux (ou ailleurs). Et les enfants posent des questions qui mettent mal à l’aise (ils les posent très fort) :

-       Mamaaaaaaaan, pourquoi la dame, elle a mis un sac sur sa tête ???

-       Mamaaaaaaaaan, Pourquoi la dame, elle a les cheveux violets ???

-       Mamaaaaan, pourquoi la dame, elle a des bouts de plastique dans les cheveux ?

-       Mammman, pourquoi la dame, elle n’a plus de cheveux, alors qu’elle a du poil au menton ????

 

La petite mémé peut aussi avoir une très bonne ouïe… quand ça l’arrange.Et en général, quand ça l'arrange, nous, ça ne arrange pas !

 

 

 

La petite mémé est exigeante : Oui, elle veut des carottes, mais pas des petites, parce qu’elle n’arrive pas à les éplucher, vu qu’elle a de l’arthrose. Non, pas des grosses non plus, parce qu’elles sont trop dures et vu qu’elle n’a plus de dents…

 

 

La petite mémé ne peut pas nous blairer parce qu’on a des mômes.

Ils font du bruit, ils courent entre les étals, sont décidemment mal élevés (de son temps à elle…)

 

 

Elle nous déteste parce qu’on a une poussette.

Qu’on prend 2 places dans la queue avec notre engin… (alors que elle, avec son déambulateur à roulettes… Enfin, c’est pas pareil !)

 

 

La petite mémé raconte toute sa vie au maraîcher qui la connaît par cœur, parce que c’est la même chose toutes les semaines et que rarement petite mémé varie.

On sait tout de son côlon irritable (du coup, elle évite les poireaux), de sa cécité galopante (du coup, elle prend 3 bouquets de persil), du fait qu'il ne lui reste que 2 molaires,  et que, du coup, elle prend des patates…

Nous on dit surtout que ça lui ferait du bien de prendre des carottes, au moins 5 kilos. (des pas trop petites, ni trop grosses, on a compris)

 

Elle met des plombes à choisir.

Des plombes.

Elle s’en fout, elle a le temps.

Tout son temps.

Elle n’a que ça à faire, regarder le temps qui passe.

Le temps qu’il lui reste.

Le temps infiniment long des journées passées à regarder les gens passer, de sa fenêtre.

Parce qu’elle ne sort jamais, la mémé, sauf le mardi. Y’a marché.

Alors, le mardi, elle se lève, encore plus tôt que d’habitude.

Elle met sa robe du mardi et ses bas de contention assortis.

Elle arrive toujours trop tôt.

Mais, elle aime bien arriver à l’heure de l’école.

Elle voit les marmots.

Si elle osait, elle leur filerait bien des bonbecs, mais ça pourri les dents. Et les dents, c’est important.

Si elle osait, elle serait sympa, mais à force de regarder passer les gens, le front appuyé sur les carreaux, elle pense qu’ils sont aussi froids que le verre des carreaux.

Elle arrive toujours trop tôt, le mardi.

Elle essaie d’étirer le temps avec les gens, de repousser le moment de rentrer, de se remettre derrière les vitres…

Mais vient toujours le moment où elle doit rentrer.

Elle repart toujours trop tôt.

Elle va éplucher ses patates et ses carottes. Cuire son escalope. Son repas sera prêt à 10h00… ça sera trop tôt. Elle n’aura pas faim.

 

 

Un jour, je serai aussi certainement cette petite mémé.

Qui passera sa journée à mater la vie qui passe devant mes fenêtres.

A râler que mes petits-enfants ne viennent jamais me voir.

A râler quand ils sont là, parce qu’ils font trop de bruit.

A râler quand ils s’en vont…

 

Mais en attendant, la petite mémé qui fait son marché le mardi nous met en retard pour l’école…

 

 

Et vous savez quoi, elle me hait, parce que, des fois, je suis  devant elle dans la file !

 

 

 

 

Bon, sinon, on rigole sur FB (je mets des photos tartes… bref !). Vous êtes plus de 2000… C’est dingue !

Et bravo (et super merci) d’avoir partagé l’article d’il y a 10 jours sur les filles et les gars (je lui referai faire un petit tour le jour de la manif pour tous… pour ne pas oublier, quoi !)

 

Dernière chose, y'a un petit article rigolo sur Marie Poulette (oui, c'est oim aussi !), notamment sur les colères chouîa exagérées des enfants... Le cinéma, quoi !

 

photos 5081
(et la petite mémé, n'est pas facile à prendre en photo discrètement... elle a des yeux derrière la tête, la mémé !)

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by 4enfants2bras - dans J'me fais des cheveux !
commenter cet article
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 19:09

 

Je suis une fille.

Je suis amoureuse d’un garçon.

Nous avons eu des filles et un garçon.

Des enfants, quoi

 

(J’aurai pu tomber amoureuse d’une fille… ça aurait été plus compliqué pour les bébés, mais pas infaisable. Bref. La question n’est pas là. Genre)

 

 

Je suis donc une fille.

Je mets des jupes, mais pas quand ça caille.

Je ne mets pas de talons parce que je suis toujours à la bourre et que courir avec des talons, je ne sais pas faire.

Je travaille.

J’élève mes enfants.

Je fais la bouffe.

Je m’occupe du linge.

Je lave par terre.

Je conduits ma voiture.

Je ne bricole pas… Je n’aime pas ça et je ne sais pas tracer un trait droit, même avec une règle.

J’aime qu’on me tienne la porte, plutôt qu’on me la claque au nez. (et je tiens aussi la porte aux gens qui sont derrière moi)

J’aime qu’on m’offre des fleurs.

J’ai un cerveau et un cœur.  Comme chaque humain (enfin, ça, c’est la théorie… je ne suis pas persuadée que tous les humains soient dotés de ces attributs).

 

 

Mon chéri est un gars.

Il ne met pas de jupes, même s’il trouve que ça pourrait être marrant et que en été, une robe légère, ben ça doit être agréable à porter (je confirme)

Il met des godasses sans talons… Pour les mêmes raisons que moi.

Il travaille.

Il élève ses enfants (qui sont aussi les miens)

Il fait la bouffe.

Il lave par terre.

Il ne s’occupe pas du linge parce que je lui ai gentiment demandé d’arrêter (ras-le-bol des pulls feutrés et chemisiers blancs devenus roses). Il sait faire plein de trucs, mais pas la lessive.

Il lave par terre.

Il conduit sa voiture.

Il bricole et il est vachement doué.

Il me tient la porte… quand il y pense et qu’il n’a pas les bras chargés.

Je lui offre parfois des fleurs.

Il a un cerveau et un cœur (là, je suis sûre)

 

 

Nos 2 premières filles, l’aînée et la cadette, sont… des filles.

On leur a mis des fringues unisexe, des bodies jaunes, verts, blancs (on savait qu’on voulait une grande famille et les habits de bébé, ça se refile de bébé en bébé), mais aussi des petites robes-chou-mignonnes.

Dès l’âge de 2 ans, elles n’ont plus voulu mettre de robes (c’est nul, on ne peut pas courir avec).

Elles n’ont jamais pu blairer le rose… ou à la limite sur les culottes.

L’aînée aime le orange et la cadette aime le rouge.

Elles ont joué à la Barbie, enfin, elles trempaient la tête des poupées dans l’eau du bain et badigeonnaient les murs avec les cheveux. Ben quoi, Barbie, c’est un super pinceau de bain.

Elles n’ont jamais pu encadrer les princesses. Les princesses, ça chouine, ça fait gaffe à ses fringues, ça ne joue pas au balon… et ça met des robes roses.

Elles ont joué au bébé.

Elles ont joué aux voitures, aux puzzles, aux Kapla, aux légos, à la dînette…

L’aînée est super forte en foot (vraiment)

Elles ont adoré se déguiser en pirate.

Elles veulent être docteur… ou artiste… ou cuisinier… ou… ou…

Elles ont des copines.

Elles ont des copains.
Elles ont un cerveau et un cœur.

 

Elles ne sont pas des garçons manqués.
Elles sont des filles des réussies. Parfaites.

 

 

Le benjamin est un garçon.

Il a récupéré les bodies jaunes et verts et blancs de ses sœurs.
Mais pas les robes-chou-mignonnes.

Il a eu plein de super belles chemises, à col mao, à vrai col, à carreaux, à étoiles…

Il a eu une période princesse.
En sortant de l’école, il enfilait les robes de princesses, mettait les tatanes à talons moches et il s’éclatait ! Parce que les princesses, ça a le droit de glander toute la journée, ça met des robes qui brillent et qui sont trop belles… Mais surtout, ça glande toute la journée en bouffant des petits gâteaux sucrés.

Il a la même amoureuse depuis la petite section

Il veut être pompier… ou docteur… ou ramasser des poubelles… ou… ou… princesse et rien glander de la journée mais avoir plein de thunes pour bouffer des gâteaux sucrés (dans tes rêves mon garçon)

Il joue aux voitures, aux kapla, au docteur, à la dînette, au bébé…

Il a des copines.

Il a des copains.

Il a un cerveau et un cœur.

 

Il n’est pas une demie fillette. Il n’est même pas efféminé.

Il est un petit garçon, entier. Parfait.

 

 

La petite dernière est une fille.

Elle a récupéré les bodies vert-jaune-gris et les robes-chou-mignonnes.

Elle a deux ans et demi et est persuadée d’être une princesse.

Elle adore le rose et pas que sur les culottes.

Quand elle a vu aux toilettes qu’il y avait un nouveau rouleau de PQ et qu’il était rose (d’habitude, il est blanc, mais y’avait plus de blanc à carrouf), on a entendu un cri…. « Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, y’a du papier de princesses dans les toilettes »

Elle danse avec les Barbie en chantant d’une voix sur-aïgue « Barbiiiiiiie… Je t’aiiiiiiiiime Barbiiiiiiiiiiiiiie »

Elle vit en robe de princesse ou avec une couronne sur la tête.
Elle ne sait pas ce qu’elle veut faire plus tard, parce que de toutes manières, les princesses ne font que danser et glander…

Elle joue aux voitures, aux kapla, au docteur, à la dînette…

Elle reconnaît plein de lettres.

Elle a UNE copine. Exclusive. Depuis la crèche.

Elle a un cerveau et un cœur.

 

Elle est une vraie petite fille.

Elle est une fille. Parfaite.

 

Je n'élève pas mes enfants pour qu'ils deviennent mâle dominant, femme à poigne ou soumises.

J'élève mes enfants pour qu'ils deviennent ce qu'ils seront. Des humains sachants se servir de leur coeur et de leur cerveau.

Je ne cherche pas plus que ça.

Rien que ça, c'est déjà énorme.

 

 

Je n’ai jamais rien dit de polémique contre la manif pour tous… Même si je crois que c’est mieux si tout le monde a les mêmes droits…

 

Mais quand je vois cette affiche (j’ai cru que c’était une blague, un fake, un postiche), j’ai juste cru que mes yeux allaient tomber…

 

1497261_262048583958930_1830853323_n.jpg

Je ne vais pas m’énerver. Non.

 

MAIS BORDEL DE MERDE, C’EST QUOI CE TRUC IMMONDE ??????? LES FEMMES A LA MAISON, LES HOMMES CHEFS DE FAMILLE, LES PETITES FILLES EN ROBES ET LES GARS AVEC UNE PERCEUSE ???????????

 

Bref. Je suis énervée… Un peu…

 

Sinon, y’a le FB pour se marre !

Zoup !

 

Je vous mets un chouette lien, chez PAF le PAF : à lire ici !

 

P1100484.jpg

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 19:11

Oui, je sais, autant pour la pâte à modeler on peut se poser la nécessité de l’existence de la chose, autant là, la question ne se pose même pas…

On est d ‘accord. Enfin, je crois, du moins j’espère !

 

 

On m’a raconté une jolie histoire, tout à l’heure.

 

Celle d’une petite fille à qui on a demandé si  Amadou, son copain dont elle parle tout le temps,  si Amadou donc est noir.

 

La petite a réfléchi et elle a répondu : Ben, je ne sais pas. Je ne lui ai jamais demandé.

 

Et les adultes ont ri.

 

Et la petite n’a pas compris.

 

 

 

Une autre fois, une autre petite fille, une autre famille : elle parlait sans arrêt de sa copine Lucie. Sans arrêt. Sa meilleure copine du monde entier pour la vie entière.

Et la maman a demandé : je ne l’ai jamais vu, moi, ta copine Lucie. Elle est comment ?

- Ben c’est facile, a dit la petite fille, c’est celle qui court le plus vite de toute l’école. Elle est super forte Lucie et c’est MA copine.

 

Et un jour, la petite a présenté Lucie à sa maman.

En rentrant à la maison, la maman a dit : Ah ! Mais plutôt que de me dire que Lucie courrait vite, tu aurais mieux fait de me dire qu’elle est asiatique. C’est la seule asiatique de l’école, je voyais bien qui c’était, en fait.

 - Ah… Je ne savais pas qu’elle est asiatique. Ce que je sais, c’est que Lucie, elle est forte et que c’est elle qui court le plus vite et que c’est MA copine.

 

 

 

On ne nait pas raciste. On le devient. Pire même, on vous le fait devenir.

 

Alors, je me pose une question : à quel âge, à quel moment, les racistes le deviennent ?

 

 

Est-ce qu’on devient raciste quand on croit tout ce les grands racontent ? On croit qu’il y a une échelle de valeur entre les gens comme on croit au père Noël ou à la petite souris ?

Sauf que : les adultes ne croient plus au père Noël, en revanche, certains demeurent racistes.

 

Comment, à un moment, on peut se plaire à penser que la richesse peut naitre de ce qui est comme nous. (C’est bien connu, on apprend tellement de ce qu’on connaît déjà) ?

 

Comment, à moment, on peut penser qu’il y a une échelle de valeur entre les êtres humains, simplement pour une question de couleur, de croyance, de culture, de géographie ?

 

A quel moment un enfant devient un gros con, méchant, peureux et abject ??

A quel moment ????

 

 

C’était juste une question comme ça.

Je ne suis pas sûre qu’il y ait de réponse. En tous cas, moi, je n'ai pas de réponse.

 

 

Bon, sinon, y’a des trucs rigolos sur le FB !

 

(et si vous avez envie, vous pouvez partager... mais c'est pas obligé ! Du tout !)

photos-5055.JPG

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0

Texte Libre

facebook_icon.1287526277.png

Recherche

Texte Libre

Archives