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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 20:53

On n'est pas toujours à une contradiction près.

 

Avoir utilisé des couches lavables et être adepte du mouchoir en papier jetable...

 

Ben quoi ??

 

Bref.

 

Il semblerait que les enfants aient compris que nous avons un certain penchant pour l'écologie.

 

C'est certainement pour cette raison que je retrouve des vieux mouchoirs en papier utilisés crado-dégueux :

 

Sous la table (c'est dégoûtant)

Sur la table (c'est vraiment dégoûtant)

Sur le rebord de la baignoire

Dans ma voiture (oh non ! pas la bagnole !)

Dans les lits

Coincés dans les manches (ces enfants n'ont pas de poches)

Dans les cartables

En cherchant bien, je suis sûre que je peux trouver des mouchoirs en papier dans le frigo.

 

Mais jamais, jamais, jamaisjamaisjamaisjamais dans la poubelle : JAMAIS !!!!!

 

- Pétard à mèche !!!! Qui qu'a encore laissé traîner son mouchoir dégueu dans MON sac à main ???

 

- C'est pas moi !!! (suivi de 3 autres "c'est pas moi")

 

- je ne veux pas savoir qui ça n'est pas, je veux savoir qui c'est !

 

 

Donc, si les enfants ne jettent pas les mouchoirs, ça n'est pas fénaientise, non !

C'est par goût de l'écologie, oui !

Vu le nombre de mouchoirs (ou de paquets de mouchoirs complets) que je trouve dans la machine à laver... atomisés, ils pensent certainement que ça se lave, ça se réutilise.

(non, non, non, ils n'ont pas la flemme... oui, oui, oui, ils sont super écolos)

 

Ca fait des tonnes de petites chiquettes sur les fringues, ça s'incruste dans les fibres, bien profond et ça pourri les poches à tout jamais.

Parce que, définitivement non, le mouchoir en papier ne se lave pas.

(pas plus que le râteau playmobil... hé, hé ! ça faisait longtemps !)

Jamais.

Jamais, jamais, jamaisjamaisjamaisjamais.

JAMAIS !

 

 

Alors, chers petits enfants adorables, s'il vous plait : FOUTEZ-MOI vos mouchoir dans la poubelle !!!!

(mais, si, ce grand truc gris, avec un sac dedans que papa sort, vous voyez ????)

 

 

 

 

Rôh ! Crotte de bique ! (ça s'était juste pour le plaisir)

 

 

Sinon, on se marre et parfois on s'émeut sur le profil FB !

 

P1000273

(oui, je sais, je fais du recyclage de photo... je vous l'ai déjà servie dans cet article là : écolo un jour...)

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 21:53

 

Le tricot est moi, c’est une longue histoire.

 

Premiers essais mités et miteux vers 9 ans.

La plus belle écharpe ajourée que j’ai pu faire.

Aussi trouée qu’un gruyère, (mais  elle sentait meilleur) et j’en ai été super vachement fière.

 

 

Seconde série frénétique vers 21 ans.

Et tricote que je te tricote.

Tricote que je fricote.

Tricote que je tripote.

Et une écharpe pour Alexandre.

Une autre pour Pierre, une pour Paul, une pour Jacques.

Les écharpes ça tient chaud au cœur.

Mais, une écharpe n’est pas un lasso. Et on attrape pas les garçons avec de la laine… enfin, si, on peut, mais, on enchaine personne avec des brins de laine colorée.

 

Et une écharpe pour moi. Pour me consoler.

Une écharpe, c’est doux. Bien plus doux que Alexandre, Pierre, Paul ou Jacques.

Une écharpe, c’est fidèle. C’est doux.

Ça tient au chaud au cœur.

 

 

Ça m’a repris dès que j’ai su que j’allais être mère.

Enceinte, je tricote.

Pour l’ainée, j’ai fait une brassière orange, une violet profond, une bleue… pas de rose.

J’ai choisi avec soin l’alpaga doux,  les petits boutons jolis, le tweed si beau.

 

Pour la cadette, j’ai fait un petit pull aux mille rayures colorées.

 

Pour le benjamin, j’ai commencé un gilet rouge-rouge. Jamais fini.

Je l’ai gardé. Toujours sur les aiguilles.

 

Et pour la petite dernière… j’ai acheté de la laine.

Et c’est tout.

 

 

Ces derniers temps, y’a un truc que je n’ai absolument pas, c’est le temps justement.

Courir, galoper, ne pas se poser.

 

Et d’un coup, une envie m’est revenue : tricoter. Du simple, du droit, du beau, du doux.

 

Prendre le temps qu’on n’a pas.

Avoir l’impression de voler ce temps.

S’imposer une pause.

Poser ses fesses sur le canapé.

Et tricoter.

Regarder le temps passer, s’écouler tranquillement comme la laine qui file entre nos doigts.

 

On s’y est tous mis.

L’aînée, la cadette et même le papa.

Grosses aiguilles pour que ça monte vite.

 

Et une maille à l’endroit une maille… à l’endroit.

Oui, on ne va pas à reculons chez nous. On avance et les écharpes s’allongent, s’allongent.

 

Contrairement à Pénélope, on ne défait pas la nuit ce qu’on a fait le jour.

Parce que qu’on n’attend personne.

On fait.

 

 

Oh ! c’est sûr, on aurait pu acheter nos snoods tout faits.

Ça aurait coûté moins cher.

Mais le temps, c’est de l’argent. Et justement, on a pris le temps…

Et prendre ce temps là, ça n’a pas de prix.

 

Ça aurait été plus parfait, fait par une machine qui va droit.

Mais, nos tricots on été fait avec amour. Et comme l’amour, il y a quelques hauts et quelques bas. Et comme l’amour, ils sont beaux, vu avec nos yeux. Et comme l’amour, ils réchauffent. Et comme l’Amour, leurs vagues hésitations les rendent uniques.

(oui, tricoter me rend lyrique)


Alors, tricoter, n’est pas juste monter des mailles sur des aiguilles.

Chez nous, c’est bête à dire, mais tricoter c’est le temps, les temps qu’on a réussi à voler au temps qui file plus vite que les mailles…

 

(hé ouais ! Carrément !)

 

Et puis, telle la bonne ménagère fière de son oeuvre, je peux clamer haut et fort : c'est oim que j'lai fait ! Et ouais !

 

Bon, sinon, j’ai fait un snood à la petite dernière et au benjamin.

Ils ont trouvé un jeu vachement drôle : on peut attraper les mailles et tirer à fond, ça fait des super longs fils… c’est marrant. C’est moche et ça pourrit le snood tricoté avec amour par leur reum, mais c’est marrant.

Restons positifs : ils créent des franges aléatoires là où il n’y en avait pas. Ils customisent (ils salopent mon taf, oui !!!!)

 

 

Bon, sinon, je reste assidue sur FB. Avec des photos rigolotes. Bref, venez-y, c'est ici ! (ou pas !)

 

(et bien que ça ne soit un article absolument sans sponsors, je vous dis quand même où j’ai acheté ma laine : chez peace and wool. Je le dis parce que j’aime leur concept, c’est simple, sans chichis, c’est drôle et c’est tendre… tout ce que j’aime !)

 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:04

C’est comme ça.

Les parents donnent la main à leurs enfants.

Et les enfants donnent la main à leurs parents.

 

 

En général, on aime bien sentir leur mimine dans notre grande paluche.

 

 

 

Sauf quand ils ont les doigts plein de terre/de glace/de confiture/de morve/de chocolat (est-ce bien du chocolat, de truc marron ???)

 

 

On leur donne la main pour traverser.

 

Ils nous serrent fort la main quand on va faire un vaccin… enfin, on se serre mutuellement les mains et les coudes quand il y a vaccination générale.

Parfois même, ils ajoutent un petit mot de soutien : tu sais, maman, ça ne fait pas si mal que ça, hein, pas la peine de crier.

Et on ne crie pas. on est courageuse.

 

(Et on fait la même chose quand c’est leur tour)

 

 

 

On sent aussi leur main qui s’attarde un peu dans la nôtre, le jour de la rentrée… encore un peu, juste un peu…

 

 

On se tient par la main quand on va dans des endroits pleins de monde. Pour ne pas se perdre dans la foule. Pour être uniques.

 

 

Et puis, il y a eu ce matin, ce matin plein de vent. J’ai tendu ma main vers le benjamin pour qu’il l’attrape. Peut-être par peur qu’il ne s’envole, arraché au sol par une bourrasque.

 

Il a glissé sa mimine dans ma main.

Et tout de suite, il l’a retirée en rigolant :

Ben nan, hein, c’est une blague !
Je ne te donne plus la main !

Je ne suis plus un bébé.

 

 

Alors, j’ai rangé ma main dans ma poche.

Bien au fond.

Là, où il y a mon mouchoir.

Mais même avec la main au fond de ma poche, au chaud, j’ai eu un peu froid aux doigts.

 

 

Voilà, le benjamin ne me donne plus la main.

Je dois le lâcher.

Il vole de ses propres ailes

Enfin… pas encore tout à fait, mais demain… ou alors juste après demain qui n’est pas bien loin et qui viendra trop vite.

 

Les petits grandissent.

Ils lâchent les mains des parents… qui eux, ne grandissent plus.

On ne grandit plus quand on est déjà une grande personne.
On vieillit.

 

Et puis, un jour, bientôt, c’est à son amoureuse qu’il donnera la main…

Œdipe sera déjà bien loin.

 

 

Demain…

 

 

 

 

(bouhouhouhouhou… mais aussi youhouhouhouhou : c’est bien aussi que les enfants grandissent, hein !)

 

 

Sinon, y’a le Facebook de 4enfants2bras, qui n’est pas pire !

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 20:14

Dimanche matin.

Tôt.

L’aînée se pointe dans la salle de bain : Maman, y’a la directrice qui a mis un mot dans le cahier pour toi.

 

Chouette ! Un petit mot !

J’adore les petits mots.

Peut-être que la directrice veut m’inviter au restaurant… scolaire ?

Ou alors, elle s’est rendu compte que le billet de tombola de la dernière fête d’école qui remportait la super casquette Cochonou était en fait pour nous ???

 

 

Non et non.

  (précision : c'est la directrice de l'école élémentaire qui m'écrit...) 

 

Voici le petit mot de la directrice :

 

Madame, Monsieur,

A plusieurs reprises, vous êtes venus chercher votre enfant au-delà des heures officielles de sortie des élèves. Nous vous rappelons que les sorties des élèves s’effectuent à 11h30 le midi et à 16h30 le soir.

 

Vous êtes tenus de veiller au respect de ces horaires. Dans le cas contraire, votre enfant sera dirigé vers le service de cantine scolaire ou le service d’étude du soir.

 

Pour tout problème lié à votre emploi du temps, je reste disponible pour en discuter.

 

Merci de votre compréhension.

La directrice de l’école.

 

 

 

 

 

Déjà, si je faisais du mauvais esprit, je pourrais dire qu’elle a de la chance que je vienne chercher mes enfants… mais je ne fais pas de mauvais esprit. Juste ça m’énerve un peu, parce que je dois courir tous les soirs entre les 2 écoles… Voici donc ma réponse :

 

 

 

Madame, 

J’ai 4 enfants à récupérer dans 3 endroits différents.

Je suis à l’heure à la sortie de la maternelle.

J’ai beaucoup de qualités, malheureusement, je ne possède pas le don d’ubiquité.

 

J’ai plusieurs fois tenté de faire le chemin inverse : élémentaire en premier. Cependant la ponctualité de mes filles (ou de leurs enseignants) n’est pas non plus d’une grande fiabilité : toutes les fois où j’ai effectué le chemin inverse, les élémentaires sont sortis à 16h35. (certes, c’est encore dans les temps, mais bien trop tard pour mon trajet un peu compliqué)

 

A moins que les horaires d’une des 2 écoles ne soient modifiés (ou que je m’aperçoive que j’ai des super pouvoirs), je suis dans l’incapacité de récupérer mes enfants à l’heure.

 

Je suis donc vraiment désolée pour le désagrément infligé…

 

Je vous propose que mes enfants attendent hors de l’école, devant la grille, que leur gastéropode de mère arrive.

 

(je suis désolée du ton quelque peu sarcastique de ma réponse. Cela fait des années que les parents demandent un aménagement des horaires avec un décalage de 5 minutes. En vain… Je fais donc ce que je peu avec mes humbles qualités)

Cordialement

 

(Le sarcasme peut aussi être pris comme un moyen de sourire un peu)

 

 

 

 

 

Bon, je suis allée m’expliquer avec la directrice, parce que ma réponse n’était pas très sympa… en tous cas, elle était au moins rigolote, contrairement à son mot à elle.

Et je comprends complètement qu'elle trouve gonflant que j'arrive à 16h38...

 

Tiens, je raconterai bientôt comment tenter de récupérer 4 enfants dans 3 endroits différents en moins de 5 minutes… et ne pas y arriver… jamais…

 

 

Voilà, voilà !

 

On peut toujours se marrer sur FB. Où qu’il y a plein de photos marrantes, enfin, je crois !

 

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 20:24

 

Bon je l’ai d’expliqué dernièrement, la cadette pratique cette année, le roller.

Elle m’a  donc entrainé dans sa glissade.

 

 

Samedi matin : cours parents/enfants.

N’être pas monté sur des roller depuis ses 15 ans.

Non, pas depuis 15 ans, depuis MES 15 ans. Ce qui nous fait quasi 25 ans sans avoir chaussé de patins. La dernière fois que j’en ai eu au pieds, ils avaient certes 4 roues, mais sur 2 lignes. Stables, quoi !

 

 

 

Première séance : un peu chancelante, pas très assurée.

Comprendre que le cours parents/enfants est tout relatif étant donné que tous les parents sont au niveau « balèze » avec quelques chiards…

 

Être donc la seule vieille du groupe débutant.

 

Sentir tout le mépris et toute la condescende dans le regard des marmots.

 

Être la dernière choisie au moment de la constitution des équipes du loup glacé.

(et se rappeler comme on détesté être la dernière choisie)…

 

 

Avoir à peine 4 ans.

Se sentir pourrie.

 

 

 

Deuxième séance : assurée ! (j’ai un peu triché, je suis allé à 2 cours adultes dans la semaine, j'ai super progressé pour une vieille pourrie).

Tester de nouvelles choses.

Dans un élan de jouvence : Sauter un petit obstacle sans se ratatiner comme une vieille bouse.

 

Être désignée chef d’équipe.

Être respectée. Encourager ses petits camarades de jeu (tout petits congénères qui ne savent pas sauter d’obstacles… hû hû ! ils sont tout pourris dans mon groupe !)

Avoir 15 ans.

Se sentir invincible.

 

 

 

Troisième séance : confiante, super confiante.

Persévérer, se lancer des défis personnels de ouf.

N’avoir plus rien à prouver aux mioches. Savoir ce qu’on vaut !

Être une méga-winneuse !

S’entrainer, à part du groupe, à rouler en marche arrière (parce que c’est la classe de rouler en marche arrière !)

Voir débarquer un mioche de 8 ans :

 

- Hé bé ! Vous êtes courageuse !

- Arf, ça n’est pas si compliqué, si tu veux, je te montre (modeste et sympa, quoi !)

- Nan, j’veux dire, vous êtes courageuse de faire du roller à votre âge !

 

 

 

 

 

 

(p’tit con, va !)

Avoir son âge.

Avoir presque 40 ans, quoi.

 

 

 

Pour info, y’a plein d’adultes, de vieux, de loques quarantenaires qui font du roller… et sérieux, ils sont vachement plus balèzes que les marmots !

(et puis, je m'en tape, la semaine prochaine, je vais chez les balèzes... parce que l'animateur des fortiches m'a dit que je sais des trucs fortiches. Na !)

 

 

Sinon, hop, hop, hop, avec ma copine Aline, on participe à un petit concours (Paulette for rêveurs), qui nous permettra peut-être de développer notre futur portail pour les parents et futurs parents. On le veut intelligent, drôle et beau (rien que ça !) !

Il s'appelle WeekWeek .

On peut voter une fois par jour, jusqu’au 14/10 : hop, hop, hop !! (et merci !)


Pour s’émouvoir, il y a les chroniques de la prison, de derrière le mur. La dernière est là, chez Marie Poulette (c’est oim aussi)

Et pour rire, y’a le profil FB de 4E2B.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 19:39
 

(Désolée pour le titre… je suis chouïa agacée. D'habitude, j'écris en faisant des efforts de style... mais aujourd'hui, je suis aggacée !!!! Zut !)

 

Nous, on aime regarder les trains qui passent.

Un peu comme les vaches…

 

On regarde les trains passer au passage à niveau.

Et on fait coucou au conducteur et aux passagers.

C’est ce qui doit faire la différence entre les vaches et nous.

 

Parfois, un passager lève le nez de son journal et nous fait signe.

Il arrive même que le conducteur nous salue à coups de klaxon.

 

Là, c’est la classe internationale !

 

(en plus le train passe au bout de la rue à 8h15 précises… ça nous permet de savoir si on est super à la bourre à l’école ou juste à la bourre)

 

On regarde les trains passer depuis quasiment 10 ans.

 

Tous mes enfants sont encore vivants.

Je ne suis pas complètement tarte.

Je ne me colle pas aux barrières… on se met à 1m50

 

 

Et puis lundi matin…

(voilà une histoire qui démarre mal)

On est presque en avance, on arrive avant le train.

On traverse le passage à niveau.

Et on attend.

Les barrières se baissent et le train passe à 2 à l’heure (oui, à cet endroit il passe super lentement, c'est dire si c'est hyper dangereux)

On fait coucou en criant.

 

 

Entendre « hey ! mais faut pas s’approcher des barrières ! »

Compter les enfants.

Tous à 1m50… Distance de sécurité.

Regarder le Monsieur bien pensant, en biais.

Un monsieur gros et gras, assis dans sa camionnette avec ses collègues.

C’est le chef, il conduit.

C’est le chef. Il sait ce qui est vrai et bon pour les autres.

C’est le chef. Et il veut le montrer.

 

Le chef fait le chef : « ben ouais, ma p’tite dame, y’a le souffle du train, ils vont se faire happer, vos enfants ! Faut faire un peu attention ! Vous les mettez en danger ! »

 

(nan, mais sans déconner, de quoi, je me mêle, connard !)

 

Être avec ses enfants. Être polie : Merci monsieur, mais je suis prudente, je suis assez loin et ça fait 10 ans qu’o…

Le chef (pas poli, vu qu’il coupe la parole) : ouais, ben ça c’est ce qu’on dit…

 

N’entendre pas la fin vu que le conducteur du train klaxonne pour nous saluer ! (et même il fait coucou avec sa main en se poilant)

 

Se retourner vers les enfants.

Voir leur air effaré.

 

La camionnette démarre.

 

Entendre l’aînée dire : C’est vrai ce qu’il dit le monsieur, tu nous mets en danger ??

 

Maudire intérieurement le connard de chef.

 

Rassurer l’aînée, expliquer… sentir un doute, léger… mais un doute quand même...

 

 

Merci donc, monsieur le chef-connard, grâce à vous, mes enfants ont les chocottes des trains, ils se mettent maintenant tellement loin de la barrière qu’on ne voit plus les passagers…

 

Grâce à vous, mes enfants pensent que éventuellement peut-être, je peux les mettre en danger.

Merci. Vraiment. C'est très chic, je trouve.

 

 

 

Tout le problème, c'est que le Monsieur-cher-connard est assez nombreux, en fait.

Parfois, le monsieur Connard de Chef est déguisé en petite vieille qui m’explique que j’aurai du choisir des prénoms plus communs pour ma marmaille.

Parfois, c’est une connaissance qui m’explique que je ferai mieux donner des bib, je serai plus tranquille…

Parfois, c’est une maman, qui connaît tellement mieux la vie que moi. Qui me dit ce qui est bien et bon. Que je suis inconsciente de ne pas faire comme elle.

 

 

Alors, aujourd’hui, monsieur le chef-connard, quelque soit votre forme, je vous le dis tout net :

Je suis un peu beaucoup vénère…

 

Donc, à tous les bien-pensants-monsieur chef-connard : je suis responsable. Mes enfants ne sont pas maltraités parce qu’ils sont allés dans une poussette. Je ne fais pas forcément comme vous… Mais, c’est NORMAL : je ne suis pas vous.

Ce qui est bon et juste pour les uns ne l’est pas forcément pour les autres…

 

Alors pitié, pitié, pitié : OCCUPEZ-VOUS DE FESSES… elles sont sûrement plus jolies, plus intelligentes, plus douces que les miennes…

(et si j’ai besoin d’un conseil, ne vous inquiétez, j’ai une bouche pour vous demander un avis éclairé)

 

Et cessez de m’expliquer comment je dois :

porter/nourrir/changer/élever/éduquer/protéger/aimer mes enfants… a priori, je sais comment faire… je ne suis pas une vache, quoi ! (enfin, je crois…)

 

 

(ahhhhhhhhhhh… ben ça fait du bien !)

 

Oh ! si vous n’avez pas lu l’article sur les mamans prisonnières, il est là, sur Marie Poulette. C’est rare que je sois contente de moi… Je crois qu’il est pas mal (ça tient plus au fond qu’à la forme, hein !) Et même, si vous l’aimez, vous pouvez le partager…

 

Tant qu'a se poiler, on le fait aussi sur fesses bouk...

J’aurai bien mis une photo de mes fesses… Mais elles ne regardent que moi… alors, je vous mets un train ! Un arrière-train (warf warf warf... On rigole comme on peut !)

 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 18:43

D'emblée, je dis oui !

Quelle bonne idée de les occuper, de les divertir, de les cultiver, les maintenir en forme, les envoyer voir ailleurs si on y est...

Sauf que, ça en fait des conduites, des re-conduites et des rata-conduites.

Les samedis qui jadis étaient synonymes de glande royale dans le pire des cas et d'apéro à rallonge dans le meilleur des cas sont devenus un grand rallye, une course entre les anniversaires et les cours de cirque.

 

Bref.

 

Et il faut choisir la bonne activité pour le bon enfant.

 

D'abord, y'a l'aînée :

L'aînée : bon, alors, moi cette année, je voudrais faire... du théâtre avec mon copain Raphaël. Et puis, j'aimerais faire aussi de l'athlétisme et du hand. Et puis, aussi du ping-pong avec Germain et Raphaël, du dessin, de l'escrime...

 

La maman : STOP ! D'abord, c'est 2 activités maxi et le hand, c'est à perpet' les oies, le reste, je ne connais pas, alors, c'est décidé, je vote pour le théâtre et le ping-pong et j'adore que Raphaël fasse les mêmes activités que toi...

 

(la maman : hé, hé ! C'est bon, ça, hop, ça sent le partage des conduites à plein nez !)

 

La petite dernière : Moi aussi, veux faire du théâtre et du ping-pong !

 

 

Ensuite, y'a la cadette :

La cadette : cette année, je veux faire du roller.

La maman : Hein ??? du quoi ??? Tu sais que le roller, ça roule ?

La cadette : ben ouais, je sais, j'ai déjà essayé. J'adore !

La maman : (merdum) : euh... et tu ferais ça avec quelle copine ?

La cadette : ben euh... je ne sais pas... je ne pense pas que mes copines vont faire du roller.

La maman : (super merdum) : Bon, ben, on va voir...

 

Trouver un super club de roller, sympa, pas cher, pas la porte à côté, mais sympa... Et avec un cours parent/enfant. Le samedi matin.

 

Se retrouver à être la copine de sa fille.

Se retrouver à 40 balais sur des roulettes (mais, ça, j'en reparlerai)

 

La petite dernière : Moi aussi, veux faire du roller.

 

 

Et puis, y'a... ... ... le benjamin :

Le benjamin : ... ... ... ...

La maman, pleine d'espoir : alors, mon poussin, cette année tu refais de la gym ????

Le benjamin : nan !

La maman : bon, ok, roller ? Ping-pong ? Danse ? Théâtre ? Dessin ? Foot ? Athlétisme ??????

Le benjamin : nan, nan, nan, nan et nan.

La maman, sans plus aucun espoir : alors, tu sais ce que tu veux faire ?

Le benjamin : ouais, je veux chasser les fourmis !

La maman : ... ... ... Bon, ok, si je te fais suer, tu le dis tout suite !

Le benjamin : si y'a pas, pour les fourmis, je veux faire : "regarder les princesses" !

 

La petite dernière : Moi aussi, veux chasser les fourmis !!!!!!

 

 

Donc, je cherche activement un club de chasseur de fourmis sur la métropole Lilloise. Si y'a moyen de s'arranger avec des parents pour les conduites pour les compét, je suis preneuse !

 

 

Sinon, sans rapport aucun, j'ai fait un nouvel article sur les prisons : pourquoi j'y vais : à découvrir sur Marie-Poulette.

 

Hey ! plus que 7 et on est 1500 à admirer le style vestimentaire du benjamin et de la petite dernière (mais pas que) sur le profil FB !

 

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Bon, impossible de mettre cette photo à l'endroit... Tourner votre tête ou votre ordi (je tâche de faire mieux dans la soirée !)

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 09:02

Ma postière n'est pas marrante.

Ma postière n'est pas rigolote.

Ma postière est aimable comme une porte de prison.

 

Je la vois souvent.

 

En général quand j'arrive au guichet, elle m'éructe au nez que si c'est pour un affranchissement, je dois aller à la machine.

Oui, mais, moi, je ne l'aime pas bien la machine.

En même temps, la machine, au moins, elle ne me crie pas dessus.

 

Quand je viens avec un colis, avant même de l'avoir vu, elle me dit qu'il est trop gros, trop loud, trop pas comme il faut...

 

 

Aujourd'hui, il fait tout gris.

Ce matin, j'ai poste.

Il se met à pleuvoir.

J'ai poste.

Mon colis est coincé dans la poussette. Je sais que je vais galérer pour rentrer.

Que je vais faire la queue.

Que je vais me faire crier dessus.

Aujourd'hui, j'ai poste... et c'est pas marrant !

 

La porte est grande ouverte, tenue ouverte par un bloc-porte en forme de petit escargot.

Bon.

J'entre aussi facilement que dans du beurre doux.

Personne.

Persoooooooooooonne. (c'est l'écho dans la poste vide)

 

J'avance vers le guichet avec prudence.

La postière arrive.

Enfin, une pile énorme de courrier arrive dans les bras de la postière.

Elle fait tout tomber....

 

 

(oh pétard, ça va barder... j'ai poste)

 

Elle se redresse, l'air hilare : "Hé, hé ! ils ne tomberont pas plus bas"

 

 

- bonjoooooour !!!! Qu'est-ce que je peux faire pour vous ma petite dame.

(je me retourne pour être sûre que c'est à moi qu'elle s'adresse. Personne)

- Euh... Bonjour...

- Ooooooooh ! vous en avez un beau colis. Mais, il est tout mouillé. Tiens, il pleut ! C'est bien la pluie, ça fait du bien aux petites fleurs...

 

(pétard, qu'est-il arrivé à ma postière ? Un envoûtement ?)

 

- Mais il est léger comme une plume, ce colis ! Vous envoyez de l'air ? Une bulle d'air pour quelqu'un qui en a besoin ???

 

(merdum... on l'a droguée ??)

 

J'ai aussi des lettres. Je les pose sur le guichet.

 

- Tiens, des courriers, c'est bien, ils vont pouvoir rejoindre leurs copains courrier dans la banette... Ils ne se sentiront pas seuls !

 

(crotte de bique ! Elle a subi un lavage de cerveau ???)

 

- Bon, je vais mets des beaux timbres, hein ! ça ne coûte pas plus cher et s'est tellement plus beau. En plus, ça fait plaisir quand on reçoit les lettres. Oui, même pour une facture... C'est plus joli, un paysage, plutôt qu'une vignette ! Oh ! tiens, je l'ai collé à l'envers celui-là ! Allez, c'est pas grave ! C'est marrant, ça fait tourner la tête !

 

(Zut, elle a sombré dans la folie !)

 

 

Et puis, elle me regarde, un sourire jusqu'au oreilles :

- Nan, mais parce que, hier soir, j'ai regardé Dirty Dancing. Bon, je me suis couché plus tard que d'habitude, mais c'est pas grave. C'est beau, dirty dancing, c'est une belle histoire d'amour, ça m'a rappelé quand j'avais 15 ans, je l'aimais ce film... Ahhhhhhhhhhhhh (soupir langoureux)

 

 

Ben, voilà, c'est donc ça ! Ma postière est envoûtée, Droguée à la guimauve. Elle a retrouvé un cerveau tout propre et tout neuf... Un petit grain de folie dans sa vie qui en manque cruellement.

 

En fait, ma postière s'est simplement souvenu qu'elle avait un coeur !

 

Et moi, je suis bien contente de voir que cette dame toute grise peut encore avoir le rose aux joues...

 

Aujourd'hui, j'avais poste... et c'était marrant !

 

 

 

Allez, pour en voir de toutes les couleurs, y'a le profil FB !

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 20:23

 

Être au mois d’Août.

Plein été.

Soleil rayonnant.

Être légère et Vivante.

 

Aller chez le radiologue.

Une écho.
Pour un tout petit rien du tout.

Une petite boule sous la clavicule.

 

(en avoir une dans le dos, savoir que c’est bénin, un lipome… se savoir créative avec le gras. Assumer.)

 

Et puis, voir la tête du radiologue se tourner de droite à gauche et de gauche à droite.

Point de lipome.

Un ganglion.

 

- Hein ??? Pas de lipome ?? Un ganglion ! Mais non !

- Mais si. Vous avez été malade ?

Tourner la tête de droite à gauche et de gauche à droite : Non, pas malade.

- Eu de la fièvre ?

- Non et non.

- Reçu un coup ???

- Non, non et non…

- Vous avez déjà fait une mammographie ????
- Hein ????? Non, bien sûr que non ! Non, mais, ça ne va pas la tête, je suis jeune moi ! Plein mois d’août. C’est l’été chez moi.
- Nan, mais parce que vous arrivez à l’âge fatidique.

 

L’âge fatidique de quoi ? Il est marteau ce radiologue. Je suis à l’âge du mois Août, moi, l’âge où il y a plein soleil… Bon, allez, va pour la fin Août, puisque vous insistez et qu’on est le 27.

Mais en tous cas, pas à l’âge fatidique.

 

- Vous allez avoir 40 ans, c’est bien de commencer les mammo à cet âge là et vu que votre ganglion est proche de votre sein…

 

 

Prendre rendez-vous.

Sortir du cabinet.

Être passée de l’été à la fin de l’automne.

Sentir le poids des années sur ses épaules.

N’être plus seulement vivante. Être mortelle. Le savoir. Le sentir.

 

Se dire qu’on venait pour un p’tit gras…

Penser qu’on devrait être encore l’âge des marmots, pas à celui des mammo…

Comprendre qu’on ne l’a pas vu venir.

Qu’on n’a pas vu le temps passer.

Du tout.

Mais vraiment pas.

Savoir l’âge qu’on a.

Et savoir surtout qu’on a l’âge de ses seins.

 

 

14 jours à attendre.

14 jours à se dire que peut-être c’est dernière fois qu’on fait du patin à roulettes.
14 jours à penser que c’est peut-être la dernière fois qu’on accompagne les enfants à la rentrée des classes.

14 jours à se regarder droit dans les seins. Trouver paradoxal qu’on puisse mourir à cause de ceux-là même qui ont nourri 4 enfants.

14 jours à être vieille.

Mortellement vieille.

 

Essayer de positiver… et ne pas vraiment y arriver. Parce qu’on attend.

Et les jours passent comme des années. Des années qu’on se prend en plein dans la figure.

 

Aller au rendez-vous.

Se sentir tout petite dans la salle d’attente.

Se faire presser les seins entre des plaques froides.

 

- Attendez là sur le siège. On va analyser les clichés. Ne remettez le soutien-gorge… parfois on fait une écho aussi.

 

Se ratatiner sur le siège… compter les secondes.

Entendre : venez, c’est ici pour l’écho.

Se liquéfier. Littéralement. Complètement. Essayer de le cacher et ne pas y arriver vraiment.

Avoir peur. Vraiment peur.

Ne pas tordre le cou pour voir l’écran de l’écho, pour essayer de chercher un petit cœur bat. Dans cette écho là, y’a pas de petit cœur. Même le nôtre s’est arrêté.

 

 

Et enfin, entendre : je vous revois dans 3 ans.

Tout va bien.

 

Adorer ce radiologue.

Aimer énormément ses seins sains.

 

Sortir, légère.

Voir quelques nuages dans le ciel. Savoir que c’est bientôt l’automne.

Et se souvenir, que, l’automne est notre saison préférée… tâcher de bien vivre cette saison.

En attendant, faire des provisions de soleil.

 
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Hé ! c'est dingue, pour la peine, je vous montre mes seins... je ne recule devant rien !
En plus d'aimer mes seins, vous pouvez aimer le profil FB !

(et puis, montrer ses seins, ses nichons, ses nibards, ses loches, c'est important)

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 17:55

Il y a quelques années, à carrouf (c'est une exemple), ils ont eu la bonne idée de faire des places familles.
Elles sont jaune-jaune.

Elles sont larges, pour pouvoir sortir la marmaille sans griffer la voiture du voisin.

Elles sont en face de l'entrée, pour ne pas se cogner de traverser tout le parking avec les braillards.

Elles sont à côté des caddies, comme ça tu voies bien tes mômes qui se battent dans la voiture quand tu ranges ton charriot.

Et elles sont toujours occupées.

 

Que tu fasses tes courses à 8h30, à 12h00 ou à 21h00. Y'a jamais de place.

 

Bon, comme je suis un peu tarte, voire même complètement quiche, je n'essaie de me garer sur les places familles que quand j'ai la marmaille dans la voiture... Sinon, je me mets sur les places grises, ordinaires et je me cogne de traverser le parking, je ne vois pas les saucisses étriper les sardines quand je range le caddie à l'autre bout du monde...

 

Mais, j'ai compris que en fait je n'avais pas du tout compris le concept de la place famille.

Je pensais que c'était réservé aux gens qui étaient avec leur famille, consituée essentiellement d'enfants de moins de 5 ans.

 

Je suis quiche, hien !

 

Alors, j'ai étudié avec attention les voitures garées sur les places jaunes :
Une voiturette conduite par un vieux, accompagné de sa vieille. Ben quoi, ça compte non ? Sa femme, c'est la famille.

Une petite décapotable sportive. Pas de banquette arrière. Conductrice unique, largement ménoposée, siliconnée, liftée... seule dans la voiture, mais au téléphone avec sa soeur. (ben quoi, c'est sa soeur, vous êtes tartes ou quoi, elle a une famille !)

Et le clou : Un mâââââââââââââââââââgnifique camion, conduit par un peintre en bâtiment. Seul. Personne au téléphone.

Ah ! mais oui, mais non, lui, il a une tata, elle s'appelle Simone, elle habite à Sète et il lui écrit à tous les Noël. C'est sa seule famille...

 

Donc, maintenant, j'ai bien compris le concept : les places jaunes, autrement appelées "places familles" sont réservées à toute personne disposant d'une famille, même éloignée...

 

En gros, y'a que les orphelins, non mariés et enfants uniques qui ne peuvent pas se garer sur ces places là ! (même s'ils ont un caniche, parce que les chiens, ça ne compte pas... même s'ils l'appellent "bébé", c'est non).


Ben voilà, il fallait le dire !

 

C'est dingue, ce que je peux être tarte quand même...

 

C'est un peu comme les caisses prioritaires (mais, pour ça, je ferai un autre article !)

 

 

Et si vous voulez, sur la page FB de 4 enfants 2 bras (ou ici), on se fait concours des plus belles photos de "non famille" sur les places famille ????

 

D'ailleurs, vu que je n'ai plus de bébé (bouhouhouhouhouhouhou), je sens que les places familles... bouhouhouhouhouhou !!!!!!!

 

Bon, vous avez pensé à aimer ma nouvelle... allez, soyez chics !!!

 

photos 3838

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Published by 4enfants2bras - dans Coup de main... ou de pied
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