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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 12:15

 

 

Nowel, nowel !

Le père Nowel... tout ça, tout ça !!

Bon, si on veut bien parfois laisser croire que le vieux rapporte les cadeaux, en général, nous, on se farcit l'emballage...

 

Novembre :

Trouver le plus bel emballage du monde : pas kitsch, pas trop Noël (hé, hé, on pourra toujours le refiler pour des anniv') et surtout, avec des pois !! Ouais des pois !! Des gros pois, bien ronds comme il faut.

Et comble du luxe : on trouve du bolduc : à carreaux !

(Et oui, on trouve que c'est trop la classe les carreaux et les pois, et non, on n'a peur de rien)

 

Rentrer à la maison victorieuse et fière de sa trouvaille !

Avoir la victoire silencieuse.

Être aussi rusée qu'un sioux, planquer le papier dans un endroit bien tordu où personne n'aura l'idée d'aller le chercher.

 

 

Passer à la suite des événements.

L'emballage ne fait pas tout ! (sauf pour les enfants de moins de 1 an, dans ce cas, on peut considérer que le papier à plus d'importance que le cadeau, c'est dire si le choix du contenant peut-être essentiel !)

Il faut mettre des trucs sous le papier à pois... du genre... cadeaux.

 

 

Début décembre :

Réussir à associer listes des enfants et jour où on ne travaille pas.

Affronter les magasins, bondés et surchauffés avec la musique gnan-gnan à bloc, et les jouets qu'on cherche sont fatalement manquants...

 

Trouver des cadeaux à peu près satisfaisants. Poireauter à la caisse.

 

Douter. Se demander si on n'a pas été un peu juste quand on a choisi le super papier à pois. Ou alors, peut-être a-t-on choisi des cadeaux trop volumineux ???

 

Non, non, non, on ne veut pas penser qu'on pourrait faire à nouveau le tour du magasin pour chercher des cadeaux susceptibles de rentrer dans notre magnifique acquisition à pois.

 

Opter pour la solution pingre : prendre de l'emballage du magasin.

 

Poireauter, poireauter encore et encore et enfin, passer à la caisse.

 

Payer et ne pas oublier de demander du papier cadeau (ouaiiiiiiiis on est trop forte !).

 

- Ah, ben, à Noël, il faut passer au stand emballage tenu par les bénévoles de l'association qui au choix : soigne les vieux chats pourris/finance des puits en Afrique/parraine des enfants roumains...

 

Se diriger vers la queue des emballages

 

Poireauter à nouveau et constater que les petites demoiselles ou les charmantes vieilles dames sont en plein courant d'air, du coup, elles doivent avoir les mains gelées, c'est sûrement pour ça que les paquets sont tout mal faits ! Pauvres petites demoiselles/charmantes vieilles dames.

 

Poireauter toujours. Se dire qu'en fait, les petites demoiselles ou les charmantes vieilles dames, elles en ont leur claque d'emballer des cochoncetés pour des petits gamins hyper gâtés alors que leur parents ne refilent que quelques centimes pour emballer un toboggan... Et que ce n'est pas demain la veille qu'elles pourront financer un refuge pour les vieux chats pourris/le puits en Afrique/l'orphelinat pour les petits roumains. Qu'elles vont devoir se farcir au moins 45 ans d'emballage avant d'y arriver. (Ce qui renvoie les petites demoiselles directement à la case vieille dames (pas sûre qu'on soit toujours charmante après 45 ans d'emballages à entendre des musiques pourries en plein courant d'air dans un magasin bondé). Pour ce qui est des charmantes vieilles dames... ne pas penser à ce que ça donnera dans 45 ans.

 

Poireauter et ne plus en pouvoir de poireauter en tenant ce sac super lourd qui nous scie les phalanges, se dire qu'elles ne vont jamais réussir à emballer cette s....perie de toboggan (mais pourquoi offrir un toboggan à Noël, alors qu'on ne peut même pas jouer dehors ?????). Résister, tenir bon, penser aux vieux chats pourris qui creusent des puits en Afrique pour les enfants roumains.

 

Arrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrgh ! Renoncer !!! Tant pis pour les enfants roumains qui creusent des vieux chats pourris en Afrique.

 

Mais avant de partir, doubler la file (en se faisant jeter des sorts horribles par tous les autres parents devant nous), demander à la dame, si elle peut juste nous filer un bout de papier siglé du magasin, que non, non, on ne veut pas qu'elle emballe nos trucs. Se demander intérieurement si on doit quand même filer des sous pour les chats d'Afrique roumaine ?? Se souvenir qu'en fait on n'a pris que sa carte bleue et qu'on n'a pas de monnaie. (tant pis pour les chats, les puits et les marmots)

 

Sortir du magasin en esquivant les projectiles que les autres parents patients pourraient avoir envie de nous balancer parce qu'on a grillé la queue.

 

Admettre avec modestie qu'on est une warrior, (c'est sûr) !! (mais qu'on rôtira en enfer pour cause de doublement de file et d'esquivage de bonne action envers les puits bourrés de chats et de gosses)

 

 

Rentrer.

 

Planquer les cadeaux dans d'autres endroits improbables,

 

Planquer aussi le morceau de papier moche.

 

 

Le 24 décembre 15h12 :

 

Crotte de bique, se souvenir qu'on a les cadeaux à emballer.

 

Envoyer tout le monde en sieste obligatoire et non-négociable.

 

Comment ça, c'est le milieu de l'aprèm, hé ben, y'a des scientifiques roumains ou bien africains (on en sait plus bien, mais ce qui est sûr, c'est qu'ils étaient fans de chats, surtout les vieux chats tout-pourris), bref, des scientifiques qui ont dit que rien ne valait une sieste de milieu d'aprèm pour les gamins... Comment ça je dis n'importe quoi, tu veux que j'en parle au père Noël (hé, hé, profitons de cette dernière demie journée de chantage au père Noël, jusqu'au bout. Et oui, nous sommes définitivement des vieux rats, mais des vieux rats qui ont un tas énorme de cadeaux à faire rentrer dans quelques tout-petits rouleaux de papier à pois).

 

Se retrouver dans le salon, avec la petite dernière qui ne comprend rien au chantage au père Noël.

Rassembler tous les cadeaux en tâchant d'en oublier aucun.

Après un quart d'heure de traque, retrouver le papier cadeau à pis (ben, il était super bien planqué !!).

 

Ouvrir le premier rouleau... constater qu'il est super fin notre super papier, attraper le premier cadeau, jauger à peu près la taille, couper, emballer (bon, on a vu trop grand, faire 2 fois le tour de la boite de légos. Attraper le scotch pendant que le papier se désenroule, replacer le papier, le maintenir d'une main, de l'autre essayer de couper des morceaux de scotch, tirer trop fort, se retrouver avec un bout de 15 cm de papier collant entre les phalanges. Lâcher la boite de légo, voir le papier se désenrouler. Rester insensible à la petite dernière qui vient de rire à gorge déployée.

 

Être méthodique :

Préparer des petits morceaux de scotch sur le bord de la table.

Réussir à emballer le premier cadeau : résultat médiocre... trop de papier, pas assez de scotch... Repenser aux demoiselles aux vieilles dames et aux chats africains de Roumanie...

Regretter d'avoir renoncer à poireauter.

 

 

15h52 :

 

Se dire qu'on a encore 12 paquets à faire. Ne pas pleurer... penser aux puits roumains plein de chats africains... Ne pas se plaindre... Jauger, couper, scotcher, gérer la petite dernière qui veut attraper un bout d'emballage. Lui céder 30 cm de notre merveilleux papier.

 

 

16h42 :

Constater que ça va être chaud pour les derniers cadeaux... être super économe...

 

 

16h51 :

Tâcher de positionner judicieusement les deux derniers petits jouets dans le tout petit bout de papier. Essayer dans tous les sens. Capituler, emballer un des deux jouets.

Rester avec un jouet non emballé.

Regarder la petite dernière, regarder surtout les 30 cm de papier tout chiffonnés qu'elle entreprend de mâchonner. Lui reprendre des mains. Laisser l'enfant hurler.

Essayer de lisser le papier du mieux qu'on peut, se persuader qu'on n'y verra que feu. Être lucide, tout le monde verra que Père Noël à Tata, il refile des vieux bouts de papier cadeaux.

Rendre le morceau à la petite dernière qui arrête de hurler.

Chercher une solution :

le PQ, ce n'est vraiment pas classe comme emballage.

L'alu, beaucoup plus classe, mais pas top si ça doit être mâchonné par un bébé.

Du journal, ça fait pingre

Regretter d'avoir peint les murs plutôt que les avoir tapissés. On aurait de chouettes chutes à recycler.

Se souvenir du papier moche et même de l'endroit de la planque ! Oh ! Yeah !!!

On est une reine !

Emballer le dernier paquet

 

 

 

Le 25 matin :

Ne pas prendre pour une attaque personnelle le fait que personne ne remarque notre si beau papier qui finit à la poubelle …

 

(Avoir quand même une pensée intérieure pour tous les vieux chats pourris, les enfants roumains, les petites demoiselles, les veilles dames et même, remercier les puits africains)

 

 

Le 26 décembre :

Retrouver le super bolduc à carreaux qu'on avait oublié... pas grave , il servira l'année prochaine !

 

P1000466.JPG

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 23:15

 

Ah ! Noël ! Les illuminations dans les rues et dans les yeux des mignons petits enfants...

 

Janvier :

Promettre que oui, on ira voir les illuminations, la grande roue, les lutins en résine et tout le tralala... l'année prochaine.

 

Penser que les enfants auront un an pour oublier.

 

Décembre :

Constater que non, les enfants n'ont pas oublié...

Tâcher d'être une bonne mère, au moins à Noël, tenir sa promesse et emmener la marmaille en ville.

 

Qui dit illuminations, dit forcément nuit tombée.

Comme les choses sont bien faites, à 17h00, il fait nuit ! Chouette ! Avec un peu de chance, on sera rentrés avant 3 heures du mat'...

 

Équiper la marmaille (eh oui, qui dit Décembre dit moufles, écharpe, bonnets, manteau).

Installer les charmants petits bambins dans la voiture, tâcher de réussir à accrocher tout le monde malgré ces cochoncetés de manteaux, écharpes et autres moufles.

 

Démarrer, braver l'heure de sortie des bureaux.

Passer 3 plombes à trouver une place pour se garer (Décembre, joie des achats de cadeaux en tout genre et en centre ville).

Tenter de rester concentrée sur l'objectif « place » malgré les protestations des gamins qui ont trop chaud/sont trop serrés/étouffent à moitié à cause des manteaux, moufles...

 

Trouver une place, sortir tout le monde de l'auto, se faire voler sa dernière pièce de 2 euros par un horodateur défectueux.

 

Ressembler à une maman cane avec tous ses marmots qui suivent plus ou moins à la queue leu-leu sur les trottoirs bondés.

 

Arriver au pied de la grande roue, sans avoir perdu aucun enfant.

Montrer les affreux anges pourris en résine.

Entendre une autre maman dire à sa fille : Oooooh regarde ma chérie, des phoques.

Chercher les phoques... ne pas trouver les phoques.

Demander à sa fille aînée de chuchoter plutôt que de crier : « Ben, c'est pas des phoques, c'est des pingouins !! » (même si elle a raison).

 

Sentir la pression monter, monter, monter et exploser :

 

Bon, alors, maman, cette année tu nous emmènes sur la grande roue ???

 

Faire semblant d'être sourde.

 

MAMAN !!! Tu nous as dit l'année dernière « Je ne peux pas monter dans la grande roue cette année, parce que j'ai un bébé dans le ventre. Mais l'année prochaine, promis, je monte avec vous »

 

Euh... t'es sûre que j'ai dit ça ??

 

Oui !!! et maintenant, ton bébé, il est sorti !! Alors, comme tu as promis, c'est toi qui monte !!!

 

(c'est fou comme certaines choses sont bien mémorisées par les gamins et sur la durée. Alors que d'autres, n'ont qu'une durée de vie équivalente à une nano seconde dans l'esprit des gamins. En général, dans cette deuxième catégorie, on peut ranger... tout ce qui se range justement).

 

Chercher du réconfort du côté du papa :

Sentir un regard qui dit : Non, non, non, l'année dernière, je m'y suis collé, cette année tu ne vas pas y couper et puis, je ne peux pas t'accompagner, je dois rester avec la petite dernière et l'aînée qui n'aime pas la grande roue et qui préfère manger des marrons (sage enfant)

 

Respirer bien fort (ne pas montrer à cette charmante enfant qu'on a horreur de la grande roue, qu'on flippe grave sa race dans la grande roue, que c'est une vraie torture).

Hésiter à se défiler.

Flancher devant le regard humide de la cadette.

Tenir sa promesse.

Essayer de laisser le benjamin au papa.

Renoncer quand celui-ci pousse des cris de goret qu'on étrangle (c'est le benjamin qui braille, pas le papa).

Il veut venir sur la grande roue.

 

Payer un œil pour 3 places.

Demander au monsieur la durée d'un tour

6 minutes !

Quoi !!! 6 minutes !! Vous vous moquez de moi ???

Ah, ben, tous les tours durent 6 minutes, si vous vous voulez rester plus longtemps, il faut prendre 2 billets par personne.

(non mais, il est déglingo celui-là... 12 minutes de torture ???? Ça va pas la tête !)

 

Essayer de négocier un demi-tour pour la moitié du tarif.

Essuyer un refus.

Essayer de négocier un demi-tour pour le tarif plein.

Essuyer un autre refus

Essayer de négocier un demi-tour pour le double du tarif.

Essuyer un troisième refus.

 

Sentir un certain agacement dans la queue derrière nous...

Entrer dans la file de malades mentaux qui attendent volontairement de grimper dans ce machin super haut.

 

Se dire qu'on vit peut-être ses derniers instants.

Essayer de trouver sympa la musique sirupeuse qui suinte le bon sentiment.

Patienter, patienter, patienter.

 

Avancer, un peu...

Essayer de se laisser doubler.

Pour une fois tomber sur des gens courtois qui insistent pour que vous montiez, vu que c'est votre tour.

Pfffffff ! Qu'est-ce qu'ils ont ceux-là, à être polis !!!

 

Installer la cadette et le benjamin dans la nacelle.

Tenter de monter avec élégance dans ce truc instable.

Renoncer à l'élégance et manquer de se vautrer comme une sombre bouse.

 

 

Sentir la nacelle monter.

 

Oh ! Purée, mais ça bouge dans tous les sens ce machin.

Ça remue... ça tangue... et aaaaaaaah ça monte encore.

 

Entendre à peine le benjamin qui s'enthousiasme en remuant dans tous les sens :

Regarde !! Y'a papa en bas ! Il achètes des marrons !

 

Tenir fermement le benjamin contre soi.

 

Regarder ses pieds, se concentrer sur ses chaussures.

 

Et ça monte encore et encore :

 

Lever symboliquement les yeux quand la cadette s'émerveille :

Oh ! C'est beau les lumières, et puis les gens, ils sont tous petits

(ben, c'est ça le problème, les gens sont tout petits, c'est parce qu'ils sont tout en bas, super, super loin en bas)

 

Et ça s'arrête en haut, tout en haut !

Rôôôôôh ! Maman !!! c'est super, si je tourne le petit volant, là, ça fait tourner la nacelle !!

Nooooooooooooon ! Pas le petit volant... NON !

 

Constater qu'on n'avait pas remarqué qu'il y avait autant de vent en bas.

 

Sentir qu'on redescend.

Se demander si c'est pire quand ça monte ou quand ça descend.

Conclure que les deux sont pires.

 

Arriver enfin en bas... vite, trop vite, beaucoup trop vite. Ne pas s'arrêter.

Remonter aussi sec...

Façon de parler, parce que ce délicieux petit crachin qui transperce les moufles, manteaux et écharpes apporte un charme supplémentaire et humide à ce fabuleux tour de grande roue.

 

Hé ! Y' a papa qui fait coucou ! Coucou papa !! Maman ! Tu fais coucou à papa.

Lâcher rapidement la rambarde et passer la main au dessus de bord et se raccrocher aussi sec.

 

Monter, toujours monter...

Maman ! C'est drôle, on dépasse les plus hautes maisons !

(ben, on n'a pas le même humour)

 

Mais maman, tu me serres trop !

Se rendre compte qu'en réalité, on est en train de s'agripper au benjamin et pas l'inverse.

 

Ne pas dire aux enfants qu'on trouve bizarre ce petit bruit qui fait clac-clac (et non, ce ne sont pas seulement nos mâchoires qui s'entrechoquent)

 

Redescendre pour remonter de plus belle. Pétard à mèche, ils font un double tour ou quoi ???

Sentir que enfin, ça ralentit.

Se détendre pour les derniers 3 mètres.

 

Sortir en manquant à nouveau de gameller comme une mauvaise.

Attraper les gamins.

 

Remercier le papa pour le marron tiédasse qu'il nous tend pour nous réconforter.

 

D'un coup, comprendre qu'on est encore en vie.

Trouver les pingouins en résine trop chouettes.

Et elles sont belles ces guirlandes qui clignotent.

 

Retrouver la voiture. Sans PV... La vie est belle !

Chanter « I wish you a merry christmas » parce que l'aînée l'a appris à l'école.

Raccrocher les gamins.

Se dire que finalement, c'était bien cette sortie.

Constater qu'on sera rentrés à une heure décente.

Conduire en chantant « vive le vent » tellement qu'on est contente d'être en vie.

Dans un accès d'euphorie totale, promettre que oui, l'année prochaine, on recommencera !

 

Damned, on est fait comme des rats !!

 

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 21:38

 

 

Il a été un temps (pas si éloigné, soyons-en persuadée)...

Un temps donc, où les fringues que nous portions pour aller travailler étaient propres et repassées (avec l'arrivée des enfants, nous avons accepté d'avoir des traces de lait sur notre chemisier froissé... ben oui, on n'a pas eu le temps de le repasser)

 

Un temps où, si nous étions fatiguée le matin, c'était parce qu'on avait passé la soirée (la nuit) à danser/boire/refaire le monde/trainer les bars (voire les 4 à la fois)... (avec les enfants, nous avons accepté de nous lever 18 fois dans la nuit pour remettre des tétines perdues, rassurer, moucher, changer des draps...)

 

Un temps où nous étions coiffée, avec autre chose qu'une barrette Hello Kitty...

 

Bref, un temps où nous n'avions pas d'enfants !

Un temps où nous avions un très beau sapin de Noël, stylé, racé, épuré. La classe faite sapin de Noël (si, si, c'est possible).

 

Les boules, nous les avions acheté à la capitale : elles étaient transparentes, légèrement irisée, légères et fines comme des bulles de savon.

 

Une seule guirlande, argentée et délicate

 

Et juste un ruban d'ampoules...

 

On en aurait presque aimé Noël !

 

Et puis, on a eu des gamins.

 

La première année : (1 bébé)

Trouver mignon la pomme de pin peinte maladroitement en argenté, rapportée de la crèche.

L'accepter au milieu des nos bulles de Noël

 

La seconde année : (1 bébé, plus trop bébé)

Commencer à douter en voyant débarquer un truc en plâtre, à la forme non identifiée et surtout rouge (Earck, du rouge dans notre harmonie blanche et argent)

Flancher devant les yeux de cocker mouillés (les yeux, pas le cocker) de l'aînée et installer le machin rouge.

 

La troisième année : (1 enfant petit et un bébé)

Essayer de planquer le machin rouge et voir débarquer une botte en papier mâché de l'école et une seconde pomme de pin de la crèche.

Renoncer à l'harmonie du sapin.

 

La quatrième année (1 enfant et 1 autre enfant, mais plus petit)

Rhôôôôôôô... Ne plus lutter, accrocher de bonne grâce les guirlandes en papier crépon du centre aéré, les pommes de pins, les bottes, les trucs dont on ne saura définitivement jamais ce qu'ils représentent.

Pleurer la perte d'une de ses bulles de Noël tellement délicate, écrabouillée par le talon de la cadette lors du montage du sapin.

 

 

Cinquième année (1 petite fille, plus si petite et 1 autre encore assez petite)

Se dire que cette fois, c'est foutu, on ne maîtrisera plus jamais l'harmonie de ce sapin.

Déléguer au papa quand on a vu débarquer les conchoncetés trouvées dans les œufs kinder du calendrier de l'Avent, des boules en polystyrène à moitié peintes, une lanterne verte et rouge mal collée...

Et dire que notre ruban de lumière vient de rendre l'âme...

Penser qu'on va finir par détester les sapins de Noël (enfin le nôtre en tous cas)

 

Sixième année (1 petite fille qui devient grande, 1 autre encore assez moyenne et 1 nouveau bébé)

Être spectatrice passive et impuissante du massacre au bon goût.

Revoir débarquer chaque année les mochetés plus nombreuses et parallèlement constater la disparition inexorable de nos fabuleuses bulles de Noël de la capitale. Ah ! Qu'il est dur le bruit de la bulle qui se brise en tombant d'une branche parce qu'elle a été (mal) accrochée par un enfant de 3 ans.

Essayer quand même de négocier l'éviction de la boule-puzzle-paysage hivernal... Ne pas être écoutée, ni même entendue dans l'euphorie provoquée par la décoration du sapin.

 

Septième année (1 petite fille, de moins en moins petite chaque jour, 1 seconde petite fille qui grandit elle aussi et 1 bébé qui commence à marcher)

Voir débarquer une crèche symbolique. Vu le niveau de croyance de la famille, être un peu atterrée, même si on doit reconnaître que les santons ne sont pas trop pourris pour des santons.

Ne plus oser regarder le sapin.

Conserver précieusement notre dernière bulle de Noël, comme une réminiscence de jeunesse insouciante (et de bon goût !)

 

Huitième année (1 grande petite fille, 1 moyenne petite fille et 1 petit garçon)

Le sapin ne ressemble plus à rien, le pauvre, il est couvert des pieds à la cime...

Le 15 décembre, retrouver Joseph au volant d'un tracteur, l'âne et le bœuf avec les animaux de la ferme et Marie, étêtée dans un lit playmobil... en revanche sur la paille de la crèche, dans la mangeoire de Jésus, il y a Obelix.

Ne pas retrouver la tête de Marie.

 

Neuvième année (1 aînée, 1 cadette, 1 benjamin et 1 petite dernière).

Constater que le sapin s'est épuré... entre la base et 70 cm de haut, depuis que la petite dernière à attraper le machin rouge inidentifiable... et qui l'est d'autant moins maintenant qu'il a été vigoureusement mâchonné.

Aller chez notre belle-mère et remarquer qu'elle pendouille encore les dessins de ses fils dans son sapin, alors qu'aucun petit tyran de moins d'1m20 ne l'y oblige.

 

 

Alors, comprendre, qu'un jour, on regrettera que les enfants ne nous rapporteront plus de trucs moches à accrocher dans le sapin et que quelque part, on le regrettera... voire même, qu'un jour, quand ils seront allé faire leurs nids dans d'autres arbres, qu'ils se débattront avec leurs propres oisillons pour accrocher des guirlandes en papiers crépon, ben, ce jour là, il se peut qu'on ressorte les cartons de cochoncetés et qu'un beau matin de décembre, on raccroche les pommes de pin argentés, le sapin fait avec la trace de la main et même le machin rouge mâchouillé...

 

Mais ce jour là, on ressortira quand même notre ultime bulle de Noël, si légère !

 

 

(en revanche, la tête de Marie ???????????????????? Ou est la tête de Marie. Oh ! Purée, si ça se trouve, y'à un des gamins qu'a bouffé la tête à la vierge...)

 

P1000423.JPG

Note : hé, je sais qu'on ne dit pas la tête A la vierge... (nan, j'dis ça, c'est pour les commentaires ;-) !)

 

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 22:28

 

 

On a un souvenir ému des calendriers de l'Avent de quand on était petit... ou moins petit (je l'avoue, j'en ai eu jusqu'à ce que mon adolescence soit bien entamée).

 

On en a eu avec des chocolats.

On en a eu avec des images (pfff, l'arnaque !)

On en a eu avec des saloperies en plastiques (des petits machins qui ne servent à rien, en plastique coloré et transparent et ça on adorait !!)

 

Quitter l'adolescence.

Plus tard, devenir parents.

 

Perpétuer la tradition :

 

1ère tentative :

un mâââââgnifique calendrier garni par Môssieur Playmobil soi-même (bon, il est vrai qu'une gamine de même pas 2 ans, le calendrier de l'Avent, euh... comment dire, elle s'en moque royalement. Alors que la maman, elle, a suivi tous les jours, elle s'est extasiée devant les petits anges niais, les petits écureuils débiles...)

Mais c'était quand même moins bien que les trucs en plastique transparents...

 

 

2ème tentative :

Et un jour, c'est LA rencontre : un calendrier de l'Avent-guirlande, avec des couleurs qui claquent, trop la classe et même pas la honte à laisser dans la maison ! Allez, hop, on n'a qu'un enfant et demi, mais on en achète 2.

 

(Quand le benjamin a été assez grand, il a fallu chercher LE même modèle : comment ça, ça ne se fait plus ?? On a cherché, cherché, cherché et puis on a trouvé... un truc qui ressemble. Et dire que l'année prochaine, il faudra réinvestir pour la petite dernière.)

 

 

 

Et les problèmes commencent :

 

Garnir les petites cases

 

Garnir...

 

Garnir...

 

Arrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrgh !!!! Garnir...

Mais quelle tarte on a fait !!! Garnir !!!!

 

 

Question n°1 :

Pourquoi est-ce qu'on a acheté un calendrier à garnir à chaque enfant ???

 

S'imaginer, dans le rata total, un matin d'hiver à 7h00, départageant les gamins pour savoir qui ouvrira la case ce matin là, le tout en tâchant d'enfiler une paire collants à la petite dernière.

Nan, nan, nan...

 

 

Question n°2 :

Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir mettre dans les 72 cases ??? (Cré-vingt Dieu, 72 saloperies à trouver... oui, 72 et non 96, parce que non, la petite dernière n'aura pas de calendrier cette année, c'est décidé !)

 

Courir les magasins à cacailles. (dès le mois d'octobre... parce que maintenant, on est organisée.)

Toujours garder à l'esprit que tout ça va un jour se retrouver dans le salon/dans notre lit/dans la baignoire/dans la cuvette des toilettes/dans la bouche de la petite dernière/dans la machine à laver/sous la tondeuse...

 

 

Question n°3

Comment va-t-on financer les cochoncetés à mettre dans les nombreuses cases ??

 

Heu... Penser à demander une subvention à la commission européenne, ou au FMI... ?? (se dire que ce n'est pas tout à fait la bonne période. Tâcher donc de trouver de la cacaille bon marché et sûrement fabriquée par des petits enfants qui n'auront jamais de calendrier de l'Avent. Bouhouhouhou... Avoir mauvaise conscience.)

Mais pour une fois, s'asseoir sur ses principes.

 

 

Question n°4 :

Faut-il demander aux enfants si cette année, ils préfèrent un calendrier Playmobil ou un calendrier-guirlande-trop la classe-à garnir ???

 

Espérer, rêver... et constater que d'année en année la réponse n'est jamais en faveur de Môssieur Playmobil...

 

 

Question n°5 :

Peut-on raisonnablement faire son vieux rat dans les choix des garnitures ??

 

Penser à joindre l'utile à … l'utile. (se dire intérieurement que si on met des trucs pourris, les gamins nous supplieront, les 2 genoux à terre, pour avoir à nouveau un calendrier tout garni par Môssieur Playmobil.)

Ressortir le vieux rat qui sommeil en soi :

Garnir avec des chaussettes (1 par case... non, pas 1 paire, 1 chaussette !)

Garnir avec une réserve de barrettes.

Penser à garnir avec des biscottes, des jouets déjà à eux, une petite cuillère, un pot de moutarde, un gant de toilette, des mouchoirs en papier, des cailloux, des boites pour chat (y'a d'ailleurs un calendrier de l'avent pour matous...), une râpe à fromage, du fromage, un coupe-ongles, du papier de verre, un mini dictionnaire Français-Chinois, un sachet de thé, une pomme de terre, une boîte d'asperges, des piles usagées, notre dernière contravention, une tongue solitaire, des cure-dents, une agenda de l'année précédente, une feuille de houx, une prise électrique, un vieux rat...Ouais ! On est un vieux rat (parce qu'on trouve super facilement des saloperies qu'on pourrait mettre... plus facilement que les cochoncetés mignonnes....)

 

 

Question n°6 :

Peut-on raisonnablement faire les magasins avec son cœur d'artichaut ???

 

Lutter, éviter, essayer de laisser son cœur d'artichaut à la maison....

Être faible, repartir avec les bras chargés de trucs qu'on a trouvés trop chou-mignons (et qu'on aurait aimé avoir... mais qui coûtent un oeil... mais qu'on aurait quand même avoir...) : petit bracelet avec une pomme rouge/le petit bateau qui avance tout seul/le Saint Nicolas en chocolat de chez Meert (alors qu'un Saint Nicolas Carrouf' aurait été aussi bien)/le petit zosieau vintage/la paire de barrettes trop canon à environ 18000 $ (la pièce)/le DVD de peau d'âne (ben ouais, sans l'emballage, ça rentre bien les cases)/la peluche d'un petit créateur/ le super truc en forme d'œuf qui se dissout dans l'eau et se transforme en dinosaure...

 

Un jour cœur d'artichaut , un jour vieux rat... ça équilibre !

 

 

Question n°7

Pourquoi est-ce que les calendriers de l'Avent ne commencent-ils pas le 15 ou 22 ???

 

Mais ouiiiiiiiiiiiiiii, pourquoi commencer au 1er, c'est d'un conformisme !

(reconnaître que les gamins nous tannent depuis 10 jours avec ça... bon, alors va pour le conformisme)

 

 

Ne plus se poser de questions. Installer toutes la cochoncetés trop chou-mignonnes et parfois un peu pourries aussi devant soi. Et constater qu'on n'en que 69...

Nooooooooooooooooooooon, pas ça.

Avoir l'idée lumineuse de glisser un petit mot d'amour dans l'une des cases (et espérer que les horribles marmots n'aient pas l'air déçus ce jour là. Ou mieux, calculer pour que ce jour là tombe un matin où on n'est pas là... gnark, gnark... retour du vieux rat !)

 

 

Et puis se dire que finalement, on espère que l'année prochaine, ils ne voudront pas du calendrier de Môssieur Playmobil.

 

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 20:26

 

 

Les allumoirs, c'est comme  le beaujolais nouveau et la grippe, ça revient tous les ans, à la même période... et on n'en est pas toujours content.

 

Dans l'absolu, l'idée de se balader un soir d'automne, à la nuit tombée avec un degré d'humidité frôle les 100%, en traînant 4 marmots surexcités, on est moyennement pour...

 

Essayer d'esquiver, mais pas moyen d'y couper.

Reconnaître que tout est contre nous :

 

- à commencer par la municipalité, traîtresse qui fait de la propagande, oui, de la propagande, en distribuant moult tracts, en placardant des appels à la mobilisation.

- le tout est relayé par un réseau hyper organisé d'enfants perfides qui demandent à tout bout de champs et à nos enfants : « Et t'y vas toi aux allumoirs, parce que moi j'y vais et je fais même le concours du plus beau lampion »(aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Non, pas le concours.....)...

 

 

La veille : se retrouver avec les doigts plein de peinture bleue, parce que l'aînée a fait un lampion-terre et qu'il faut bien tenir la boule pendant qu'elle peint...

 

Le jour J :

17h00 : déposer les allumoirs pour le concours.

Être quand même un peu fière du résultat

Regarder d'un air hautain les autres créations

Ranger son air hautain

Être un peu moins fière...

 

Aller chercher les allumoirs « municipaux » distribués gracieusement.

 

17h13 : essayer de faire tenir les 4 lampions avec leur bâton sur la poussette...

 

17h18 : Essayer toujours de faire tenir ces 4 sa.....eries de lampion sur la poussette... finir par comprendre qu'on peut, peut-être les replier (ah ! ah ! Parfois, on se trouve super maligne... certes, un peu lente à la comprenette, mais maligne quand même)

 

17h21 : opération allumoir/poussette réussie ! Yes !

 

17h22 : être catégorique : le stand maquillage, c'est non, il y a une maquilleuse pour 300 gamins et on a espoir de dormir à la maison cette nuit.

 

17h34 : réfléchir à ce qu'on va faire en attendant les résultats du concours... Non, pas le maquillage, on a dit NON !

 

17h35 : décider de repasser par la maison pour faire manger la petite dernière avant le défilé.

 

17h35 et demi : battre le rappel des mouflets éparpillés dans la salle des fêtes bondée

 

17h37 : changer de tactique : croiser l'aînée, lui demander de chercher ses frères et sœurs et de les ramener au point de ralliement fixe.

Décider que la poussette constitue un bon point de ralliement fixe.

 

17h41 : être toujours seule au point de ralliement fixe.

 

17h42 : se décider à laisser la poussette (et la petite dernière) 3min le temps de trouver le reste de la fratrie.

 

17h43 : trouver le manteau du benjamin étalé par terre (on n'aura pas tout perdu).

 

17h45 : croiser la cadette, lui demander de se rendre au point de ralliement fixe :

- Au quoi ???

- A la poussette, quoi !

Pffff ! Aucun sens de stratégie de rassemblement ces gamins !

 

17h47 : croiser le benjamin tout rouge qui court après ???? après ???? après un mystère. L'attraper au vol (le gamin, pas le mystère !)

 

17h48 : retourner au PRF (Point de Ralliement Fixe). Mais où est passé le point de ralliement fixe ??? (petit moment d'angoisse)

 

17h48 et demi, retrouver le PRF, à l'autre bout de la salle, avec la cadette aux commandes et la petite dernière hilare !

 

17h49 : renoncer à expliquer le concept de PRF à la cadette, passer en mode PRM (point de ralliement mobile) à la recherche de l'aînée, qui se trouve présentement être la dernière...à manquer à l'appel. En profiter pour tenir fermement le PRM et les 2 autres gamin qu'on oblige à s'accrocher à au même PRM.

 

Sillonner la salle bondée et surchauffée. Mais où est passée l'aînée ?

 

17h52 : Derrière nous, entendre l'aînée crier :

- Ça y est ! je les ai trouvés ! Je les ai trouvés...

- Euh, quoi donc ???

- Ben, mon frère et ma sœur... ils sont avec toi !!

(ne pas répondre)

 

Quitter la salle sur le champ. Regarder droit devant soi, résister à la tentation de papoter avec les mamans qu'on croise, se souvenir que si on papote les gamins vont s'éparpiller et on ne veut pas recommencer l'opération PRF... ni PRM d'ailleurs.

 

 

18h23 : arriver à la maison (enfin) : constater que la petite dernière dort....le repas, c'est râpé !

 

18h35 : penser à prendre quelques tartines vite tartinées à la Vache qui rit qui constitueront un bon repas d'allumoirs. Hé, hé, en fait, on est hyper organisés !

 

18h36 : Emmitoufler tout le monde, renoncer à trouver une paire de gant digne de ce nom pour l'aînée, qui refuse de mettre un gant vert avec un gant avec une vache grise, pfff! Elle est conformiste, c'te enfant !

 

18h41: se mettre en route.

 

18h42 : faire demi-tour : on a oublié un briquet... ben oui, les allumoirs, va falloir les allumer. (décidément, on est bien ce soir ! On pense à tout !)

 

18h43 : chercher en vain le briquet... se résoudre à partir sans briquet, on trouvera sur place.

 

18h59 : arriver une minute avant le début des résultats !! Trop forts, on est trop forts !

 

19h12 : repartir avec une honorable 4ème place et un lot énorme à glisser sous la poussette en écrasant au passage les réserve de tartines-vache qui rit. Reprendre son air hautain.

 

19h23 : ouvrir tous les lampions, les dispatcher et prendre place dans le cortège.

 

19h23 et demi : ramasser le benjamin qui vient de se vautrer sur son allumoir (ce dernier pouvant être définitivement rangé dans la catégorie des lampions-plat). Lui refiler la boule de la petite dernière, qui d'ailleurs, vient de se réveiller.

 

19h27 : trouver une bonne âme qui veut bien prêter son briquet. Repérer le sens du vent et tout allumer : oh! Yeah ! On est les rois du feu !

 

19h30 : départ du cortège, établir un périmètre de sécurité à ne pas dépasser pour les marmots.

 

19h33 : suivre les marmots et constater qu'ils se rapprochent inexorablement de la fanfare.

 

19h34 : comprendre qu'on va passer tout le défilé avec les souffle de l'hélicon dans les oreilles.

 

19h37 : Belle intervention du papa qui évite que la gamine juste devant ne se transforme en torche humaine à cause de la bougie du benjamin qui ne regarde pas où il va.

 

19h39 : Céder ses propres gants à l'aînée qui a les doigts congelés (regretter de ne pas avoir pris le gant vert et le gant vache).

 

19h45 : RAS... …. … En profiter pour trouver ça joli tous ces lampions allumés...

 

19h46 : Arrêter de s'extasier, éteindre le feu du lampion de la cadette qui vient de s'enflammer (le lampion, pas la gamine, qui elle est plutôt en mode « grandes eaux »).

 

19h57 : consoler le benjamin dont la bougie vient définitivement de mourir.

 

20h14 : fin du défilé. Être lâche, faire appel à l'instinct de chasseur-ceuilleur du père pour la distribution de bonbons. Être ferme, non, on ne rentrera pas à nouveau dans la salle)

 

20h22 : attendre le début du feu d'artifice. Se rendre à l'évidence, la petite dernière a faim... la faire téter (hum, quel bonheur l'allaitement en extérieur quand il fait 8 degrés).

 

20h32 : début du feu d'artifice : Se faire littéralement escalader par le benjamin terrorisé. Avoir l'impression que cet enfant essaie de renter à nouveau dans notre utérus en passant par notre aisselle sous laquelle il est caché avec les mains sur les oreilles.

 

20h43 : fin du feu d'artifice, tâcher de détacher le benjamin.

 

20h56 : retour à la maison, en se caillant les doigts.

 

Se souvenir que c'est quand même joli toutes ces lumières dans la nuit. Et promettre que oui, on y retournera l'année prochaine.

 

(On est parfois de bons parents !)

 

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(bon, j'ai une super photo du lampoin écrabouillé... mais je suis aussi en déplacement et j'ai une connection de M....e, alors je l'ajoute demain à mon retour !!! En plus, il beau ce lampion difforme que je garde depuis... les allumoirs !)

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 23:03

 

 

Ahhh ! L'apéro, ce moment béni des dieux où l'on prend son temps, où on grignote plein de cochonneries trop salées, trop grasses en racontant des histoires elles aussi bien grasses et bien salées... Le tout en buvant avec une modération... modérée.

 

Et l'apéro avec des copains, des potes, on ne fait rien de mieux !

 

Tout se complique quand les sus-nommés copains ont eux aussi des enfants...

 

Plusieurs solutions s'offrent à nous pour tenter de profiter de l'apéro : 

 

 

Solution n°1 :

attendre que les enfants soient endormis pour commencer la soirée des grands :

Du coup : 'apéro à 21h45, le temps de coucher tout le monde, de recoucher tout le monde (parce que forcément, les enfants sont énervés, du coup, ils se sont relevés), et de re-rata-coucher tout le monde...

Repas vers 22h30

Fin de soirée estimée vers 1heure30...

Mais... le lendemain : levé à 6h30 parce que les enfants n'ont définitivement pas le sens de la grasse matinée.

 

Bilan : on est fatigué d'avance, ça plombe l'apéro

 

 

Solution n°2 :

prendre l'apéro en même temps que les enfants : tactique qui permet de réduire considérablement le temps consacré à l'apéritif.

Installation de l'apéro à 20h12

20h13 : Une nuée de gamins comparable aux criquets pélerins se rue sur les cacahuètes, les toasts et même les radis qui piquent (ils sont hyper organisés, une rangée d'enfants se met entre la table et les adultes, empêchant ces derniers de pouvoir attraper ne serait-ce qu'une cacahuète ou même d'apercevoir ce qui est en train de se jouer sur cette table)

20h15 : Dispersion des marmots morfales : les adultes constatent l'étendue des dégâts : ils sont face à une table pleine de d'assiettes vides, de coupelles renversées, de miettes de toast. Il n'y a que le bol de radis qui piquent qui a survécu... quoique, à y regarder de plus près, il y a 3 radis qui ont été manifestement machouillés et reposés dans le bol.

Mais comment font les marmots pour ingurgiter autant de choses en si peu de temps... Si ça se trouve, ils en mettent dans leurs poches... ... ... Oh ! Punaise ! Penser à vérifier les poches avant de faire la prochaine lessive

 

Bilan : l'apéro est vite fini...

 

Solution n°3:

préparer une table d'apéro spéciale enfant avec des biscuits apéro en forme de petits fantômes et des apéricubes... bref, des trucs de gosses.

20h12 : installation simultanée de 2 tables d'apéro le plus éloignée l'une de l'autre que ce sera possible.

20h12 et demi : les enfants attaquent

20h18 : première cacahuète avalée chez les adultes

20h21 : arrivée discrète du premier enfant à la table des grands.

20h23 : tous les petits sont à la table des grands (le premier devait être un émissaire, il a du prévenir tous les autres).

20h25 : on réapprovisionne la table des enfants... en vain, ils squattent les trucs des grands. Reconnaissons qu'ils ont quand même le mérite de reconnaître les bonnes choses, pour preuve, se charmant bambin qui nous postillonne dessus nous dire que le pâté des grands est quand même trop bon (normal, morpion, c'est du foie gras).

 

Bilan : les adultes mangent des apéricubes, des biscuits dégueux en forme de fantômes, ou s'ils ont un peu de chance des petites saucisses molles et froides..

 

Solution n°4 :

arrêter de préparer des trucs à manger pour l'apéro, se contenter de boire.

Au moins, si on garde son verre en main, on peut espérer le boire jusqu'au bout (et non, non, non, cent fois non, il ne faut jamais poser son verre, c'est une règle de base : les enfants sont maladroits, un verre de vin rouge renversé sur le tapis, ce n'est pas classe... s'ils ne sont pas maladroits, certains petits ont un penchant pour l'alcool... (les enfants, surtout petits ont tous les vices), ce qui par ailleurs les rend maladroits... bref, on ne lâche jamais-jamais-jamais-jamais son verre !!)

 

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