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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 09:25

 

Voilà, c’est tout pourri, tout naze, morose, gris, moche.

 

Et nous, pauvres habitants de la zone située au Nord de la Loire, on en a ras-le bol, ras-le bonnet à pompons, ras-la botte en caoutchouc.

 

D’habitude, je me débrouille pour voir le positif des choses, j’arrive à voir la petite lumière qui brille.

 

Mais, là, c’est trop.

On en a gros, comme dit l’autre.

 

 

Voir les mauvaises nouvelles s’empiler par lots de douze.

Voir les nouvelles pourries s’accompagner d’emmerdements petits et gros treize à la douzaine.

N’avoir pas un rayon de soleil pour se réchauffer le cœur.

 

On en a gros sur la patate.

 

 

Entrer en récession nerveuse.

Être gagnée par la ronchonnade aiguë.

N’avoir pas un petit zoziau qui gazouille pour nous remonter le moral.

 

On en a gros dans la tête.

 

 

Râler dès le matin pour une histoire de tee-shirt à manches longues à l’envers.

Entendre les mioches groumer parce qu’on a beurré la tartine du mauvais côté.

Ne pas avoir un petit début de commencement de sourire pour oublier tout ça.

 

On en a gros sur les épaules.

 

 

Avoir tenté de conjurer le sort en rangeant les manteaux d’hiver.

Avoir tenté d’y croire en achetant des sandalettes d'été.

Et puis, avoir froid et regretter son manteau d’hiver. Et voir les sandalettes toutes pourries pour cause de séjour en flaque.

 

On en a gros sur les mitaines.

 

 

Rester bloqué à la maison. Regarder le jardin tout triste.

Répondre aux marmots que s’ils veulent aller jouer dehors, il faut qu’ils enfilent un passe-montagne et des palmes. Que le passe-montagne est rangé et les palmes pas encore sorties… Z’ont qu’à faire un puzzle.

 

On en a gros sur les bourgeons.

 

 

Et puis, ce matin, sortir de la maison.
Voir la pluie.

Entendre le benjamin : Hey ! regarde, y’a la lune dans le ciel !!!

Ronchonner que ce n’est pas possible, qu’il y a des nuages mouillés, que c’est nul, qu’on devrait être en tee-shirt et pas en parka.

Lever la tête et voir derrière les nuages, loin derrière, le soleil. Tellement loin derrière qu’on dirait la lune. Parce que même le soleil en a gros, tellement gros, qu'il s'est barré, il ne nous laisse que la lune.

 

On en a gros sur le cœur.

 

 

Alors, qu’il n’y ait plus de saisons, ça ne serait pas bien grave si on était bloqué en été, même un été indien. Mais là, qu’on nous supprime le printemps et qu’on nous mette l’automne à la place, je dis NON !!!

 

Merdum alors !!! Je veux bien que ce soit la crise, mais quoi ?

Ça coûte trop cher d’allumer un p’tit soleil ?

On n’a plus de quoi faire pousser les bourgeons ?

Plus une subvention pour chanter les petit zoziaux…

 

 

Et l’été ??? Est-ce qu’on aura au moins un bout d’été. Juste 15 jours, histoire d’avoir l’impression que la dépression hivernale se fait la malle… un peu.

 

Parce que là, je le dis tout net :

ON EN A GROS !

 

 

Bon, j’essaie de maintenir le cap avec des trucs un peu marrants sur le facebook… mais, ça n’est pas facile tous les jours…

 

Et puis, je ne suis pas contre un petit mot doux… Je ne prends pas toujours le temps de répondre aux commentaires. Mais, je les lis tous. Ils me font plaisir ! Vraiment !! vraimentvraiment !

Alors, merci à vous !

 

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 21:16

 

 

En voilà une question existentielle…

Une question du dimanche soir.

Une question d’un dimanche de flemme.

 

Avoir des bottes en caoutchouc.

De toutes les couleurs, de toutes les tailles entre le 19 et 35.

Des bottes récupérées, trouvées d’occaz’.

 

Parce que les bottes, il est indispensable d’en avoir, même on ne les met pas tous les 4 doigts non plus.

Du coup, pas besoin d’investir dans des bottes de luxe à 12000 $ pièce.

Donc, la botte se met très occasionnellement.

 

 

Enfin, c’est ce qu’on croit.

 

Avoir sorti les bottes pour que les enfants puissent aller jouer dans le jardin.

(Printemps pourri oblige)

Voir une étincelle dans le regard de la petite dernière.

 

Reconnaître immédiatement cette étincelle… pour l’avoir déjà vue il y a 8 ans dans les yeux de l’aînée, il y a 6 ans dans ceux de la cadette et il y a 2 ans dans ceux du benjamin.

 

Cette étincelle qui rend les bottes magiques.

 

Magiques, oui !

 

Oui… mais alors, non, elles ne vont pas permettre à la petite dernière de cavaler aussi vite que le vent en faisant des pas de 7 lieues… non, ce sont seulement des bottes en caoutchouc rouges.

 

Non, elles ne vont pas lui permettre de se faire reconnaître par le prince charmant. Les bottes sont en caoutchouc… pas en vair, ni même en verre…

 

Le pouvoir magique de la botte tient au fait que d’un coup d’un seul, le pied et la botte ne font plus qu’un.

Comme s’ils étaient collés.

De plus, si on propose d’enlever les bottes pour mettre des chaussons, par exemple, un astucieux système d’alarme se met en marche :

 

-       noooooooooooon !!!!!! Booooooottes !!!!!!!

 

Est-ce que ce phénomène est dû à un effet ventouse qui du coup déclencherait une douleur atroce quand on les enlève ??

 

A priori non.

 

Il semblerait que les bottes aient un effet ensorcelant sur les enfants de 2 ans.

Créant immédiatement un phénomène d’addiction sévère (bien pire que l’héro).

 

L’enfant veut manger avec ses machins en plastoc, il veut jouer sur le tapis avec, il rêve de se laver avec et on se retrouve avec des bottes sur le rebord de la baignoire.

 

 

Il veut dormir avec…

Non !

Si !!! Boooottes !

Non et non !!!!

Si, si, si bottes !!!!!!! BOTTES, BOOOOOOOOOTTES (le tout avec une enfant qui devient aussi rouge que ses fucking bottes à la noix)

 

Finir par négocier.

Être faible.

Laisser les bottes sur le bord du lit.

 

 

Monter vérifier que tout le monde dort.

Trouver les satanées bottes aux pieds de la gamine.

 

 

Pétard ! Elles sont vraiment magiques. Elles se mettent toutes seules aux pieds des gamins pendant leur sommeil.

 

Virer les bottes (sans réveiller l’enfant, ce qui en soi est un exploit)

Les planquer.

 

Parce que la botte a un inconvénient majeur : la mycose.

Au bout de 2 heures, imaginer les mignonnes petites mycoses en train de se développer entre les orteils de la petite dernière…

 

La mycose aime les bottes.

La petite dernière aime les bottes.

La petite dernière aime la mycose ????

 

 

Les remplacer, sur le bord du lit, par des CROCS… Histoire de créer un sas de décompression…

 

 

  (et en vrai, je suis sûre que certaines bottes ont le même effet ensorcelant sur des grandes personnes...)

 

Sinon y’a le profil FB où on peut voir la vidéo de la petite dernière en train d’enfiler son manteau en mode papillon.

 

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 20:15

 

 

Être allée à l’école.

Avoir entendu parlé de mythologie.

(Bon, avoir aussi des enfants qui matent la téloche et qui connaissant les 12 travaux d’Astérix).

 

Avoir internet et Wikipédia.

Allez chercher les 12 travaux en question.

 

Se marrer…

Hercule, c’est un rigolo.

 

Comparer :

 

 

1 Étouffer le lion de Némée à la peau impénétrable, et rapporter sa dépouille


Bon, je n’ai jamais étouffé de lion, ni maintenant, ni y’a longtemps. Même ceux qui ne sentaient pas bon, je leur fous la paix.

En revanche, est-ce que vaincre la préfecture pour faire une carte grise (sans s’énerver alors qu’on doit revenir 2 fois et faire la queue 3 plombes 2 fois (donc, 6 plombes en tous) Et tout ça sans étouffer la vieille bique derrière le guichet qui rugit (comme un lion, quoi) “faudra revenir, il manque une signature” et finir par payer 321,00 euros pour avoir un papier gris et moche comme une vieille dépouille… C’est largement aussi fort, je trouve.


Parce que ça montre un sens de l’auto-contrôle de soi-même digne d’un héros de la mythologie grecque ou même romaine si vous voulez…

 

 

2 Tuer l'hydre de Lerne, dont les têtes tranchées repoussaient sans cesse.


Je crois que ce n’est rien à côté du fait de ramasser, tous les jours, des chaussettes sales qui traînent par terre. (5 paires en moyenne par jour). Parfois, on en trouve qu’une sur deux.

Bref, chaussettes sales et Hydre de l'herne, même combat (sauf que l’Hydre de l’Herne sent peut-être moins mauvais que des chaussettes qui ont vécu une journée complète dans des bottes en caoutchouc).


 

3 Battre à la course la biche de Cérynie aux sabots d'airain et aux bois d'or, créature sacrée d'Artémis :


Alors, là, sérieux, on veut bien être super joueuse… Mais, sans déc’, une fois, qu’il l’a attrapée sa biche de machine, le père Hercule.


Nous, c’est tous les jours de l’année qu’on court après le temps qui file bien plus vite qu’une biche. Tous les matins, on se magne pour s’habiller, avoir Presque l’air coiffée. Réveiller les marmots, les habiller, leur faire ingurgiter un petit déj. Leur mettre un manteaux et galoper jusqu’à l’école.

Ben, ils arrivent à l’heure… souvent. On court aussi vite que le temps qui a aussi des sabots magiques.


Et on le fait sans frimer plus que ça…

 

 

4 Ramener vivant l'énorme sanglier d'Érymanthe.


En réalité, on ne s’approche jamais des sangliers.

Même dans notre assiette on ne court pas après (et puis, une fois dans l’assiette, il est rarement vivant, donc, il ne court plus très vite).

En revanche, on ramène vivants  4 marmots, tous les jours en sortant de l’école?

4 marmots qui courent, crient, racontent leur journée tous en même temps.

Qui se battent pour une fraise tagada…  et qui doivent traverser la rue en regardant à droite et à gauche pour ne pas se faire ratatiner par les frimeurs qui roulent trop vite.


Tous les soirs, hé ouais !

 

5 Nettoyer les écuries d'Augias, qui ne l'avaient jamais été.


Alors là, je me marre !!!

Mais je me marre !!
Qu’Augias ait un gros troupeau dégueu, OK.

Mais Hercule a détourné 2 fleuves et roule ma poule, voilà les écuries nickel.


Nous, depuis 10 ans, combien de couches crado on a pu changer, hein, combien ???

Et je ne parle même pas des périodes de gastro…   

(J’aurais pu aussi comparer avec la chambre de l’aînée ou celle de la cadette, qui sont capable de pourrir leur piaule avec une rapidité dingue et avec un sens du bordel inouï ! (ou inné… je ne sais pas)

 

6 Tuer les oiseaux du lac Stymphale aux plumes d'airain.


Hé ! Hercule, tu connais les poux ???

Charmantes bestioles résistantes à toute forme d’insecticide.

Nan, tu ne connais pas ??? Ben, va jouer ailleurs.

Tu reviendras jouer ici quand tu auras épouillé 4 marmots.

 

7 Dompter le taureau crétois de Minos, que celui-ci n'avait pas voulu rendre à Poséidon.


Bon, un taureau qui a saccagé la Crète, ça en jette pas mal… Nous, on a 4 marmots qui saccagent et ruinent notre salon/cuisine (“on ne joue pas dans la cuisine !”)/salle de bain, qui ressemble bien plus à une sale de bain qu'à autre chose…

Et régulièrement, on se débrouille pour la maison ressemble un peu à quelque chose.


Et ça, c’est tous les jours, pas juste une fois pour frimer.

 

8 Capturer les juments mangeuses d'hommes de Diomède.


Moi, j’ai connu des s@l0p€rie de poney bouffeurs de fesses humaines. Et je n’en fais pas un pataquès. Même que sur la saloperie de poney, y’avait le Benjamin. Et celle qui tirait la saloperie de poney bouffeur de fesses… ben, c’était moi (et mes fesses… enfin ce qu’il en restait)

 

9 Rapporter la ceinture d'Hippolyte, fille d'Arès et reine des Amazones.


Hé, gros ! T’as déjà fait les soldes ???

Non, mais sans rire !

 

10 Vaincre le géant aux trois corps Géryon, et voler son troupeau de bœufs.


Alors, voler, ça n’est pas beau… Alors, moi, je ne vole rien. Jamais.

Et puis de nos jours,  à voler un boeuf (ou un oeuf), on risque de se retrouver avec un bourrin, un canasson, un cheval, quoi !

Donc, moi, je le dis, voler, ce n’est pas beau…


Alors, Hércule, pouet-pouet la galette. Pas de quoi de frimer quand on a chourré un truc.

 


11 Rapporter les pommes d'or du jardin des Hespérides, que gardait Ladon.


Moi aussi je fais les courses. Et entre les petites vieilles qui veulent qu’on leur “attrape la boite de petits pois, là haut, vous serez amiable Madame” (bon, en vrai, on n’attrape rien du tout…  avec notre 1,59m, on n'attrape rien au dessus de la 3ème rangée), les prix qui ne passent pas à la caisse, les lasagnes de boeuf au cheval et les tartes au caca, faire les courses, c'est un vrai exploit.

Malgré tout ça, j’arrive aussi à rapporter des oranges à ma famille (parce que Hércule, pour ta gouverne, les pommes d’or, ce sont des oranges… pfffff, pauv’ pomme, va !)

 

12 Descendre aux Enfers et enchaîner le chien aux trois têtes Cerbère.


Bon, j’avoue que descendre aux enfers, ça claque. C’est fortiche.

L’enfer, je ne préfère pas trop y aller…

En revanche, il m’arrive de descendre à la cave. Le moins souvent possible. Mais, c’est que sont range les bottes et... le pinard.

Et dans la cave, y’a pas de chien-machin (ben non, ça ne se fait pas de laisser un pauvre clébar dans la cave… ), mais dans la cave, y’a des bêtes velues aussi, avec 8 pattes et autant d’yeux et tout ça avec une seule tête.

En plus, elles tendent des toiles dans lesquelles ont peu s'emmêler et mourir étouffés avant de se faire bouffer la cervelle par les oreilles.


Et bien, malgrè ces horrible bestioles, tout come Hercule, parfois aussi je descends à la cave. Enfin, pour une bouteille de Gigondas je suis prête à tout…

 

 

 

Bon, Ok, Hercule, il est un peu balèze.

Mais la très grande différence entre lui et nous, c’est que ces exploits, il ne les a fait qu’une fois.

Alors que nous, parents, héros du quotidien, les 12 travaux, on se les coltine tous les jours… tous les jours.

Et personne n’en parle…

 

Bien injuste tout ça !!

 

Bon, sinon, y'a un super j'oeuf rigolo sur Marie-Poulette, allez, il ne reste plus qu'une semaine.

 

Sinon, le 13ème travail, c'est d'aller cliquer pour ma pomme sur le concours famili.

 

Et puis, sur le Facebook de 4 enfants 2 bras, on est bientôt 700 !!! Allez, il ne tient qu'à vous !

 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 22:30

 

 

Chez nous, c’est comme ça quand on sort en hiver, on met des godasses, des tatanes, des groles, des godillots, des chouz… (ouais, on est des fous)

 

En théorie, quand on est dedans, on met des chaussons.

 

Seulement en théorie et aussi dans mes rêves.

 

Ce n’est pas qu’on trouve les pieds nus sales ou indécents. Non, on a rien contre la nudité des pieds.

 C’est simplement que personnellement moi-même, j’ai toujours froid au pieds.

Oui, ma vie est passionnante et je suis sûre que vous êtes content de le savoir, peut-être même que ça vous fait une belle jambe.

 

Mais comme le dit ma voisine qui est très sensée : "les rhumes, ça s’attrape par les pieds" (Je n’ai jamais compris le rapport entre les pieds et le pif, si ce n’est que coller son nez sur les pieds n’est pas toujours une bonne idée, sauf quand on est enrhumé, peut-être… Bon j'arrête là ma métaphore en pied de nez. Je m’égare, je perds pied… Houlàlà ! Festival du jeux de mot et de la métaphore filée)

 

Bref.

S’apprêter à sortir.

 

Demander à la marmaille de se chausser.

 

Voir les ¾ des effectifs débarquer avec des groles sur les panards.

 

Manque la cadette.

 

Mettre les pieds dans le plat : Crier :

- Mets tes godasses (s’il te plait !)

 

Entendre (en direction de la chambre de la cadette)

- Nan, j’peux pas.

 

Hurler :

- Comment ça tu ne peux pas ???

- Ben, nan, je ne peux pas, je dessine avec mes orteils.

 

Mettre un pied devant l’autre et se pointer dare-dare dans la piaule.

Et voir.

Voir la cadette avec un feutre coincé entre les orteils, en train de faire… de l’art abstrait ?

 

Hésiter entre être navrée ou être émerveillée devant tant de génie.

 

Et puis de dire que la cadette, ben, elle est plus maligne que ses pieds… ou alors, ses pieds ont du génie.

 

Bon, sinon, c’est pas le tout :

- MET TES GODASSES ILLICO, ON S’EN VA DANS 3 MINUTES !!!!!!

 

 

 

Bon, ce n’était qu’un petit mot rapido… (ahhhhhh, les vacances) aussi pour remercier vos 1300 pieds et vos 6500 orteils qui likent le profil FB !

Allez, on peut-être vachement plus nombreux et passer les 700 !!!

Hop, hop, hop, on prend son panard et on like avec ses pieds, son nez, son coude…

 

Et puis, un petit clic sur le concours famili ! Zou !!

 

 

Et su Marie poulette, un petit article pour tous ceux qui ont la chance de recevoir des courriers de leur banque !

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 20:22

Après presque 2 mois de fusion intégrale avec notre progéniture, se rendre à l’évidence que : On n’en peut plus !!!!!!

 

Après presque 2 mois de fusion intégrale avec leurs géniteurs, se rendre à l’évidence : les marmots ne peuvent plus nous voir, ni en peinture, ni en vrai non plus d’ailleurs !

 

Après la fusion, c’est un grand risque de fission que nous encourrons.

 

Constater que depuis au moins une semaine, les marmots tournent en rond, font les 100 pas, tournent et virent.

Mais surtout, ils collent.

Comment peuvent-ils encore avoir envie d’être aussi prêts de nous après 8 semaines de maternage proximal renforcé et prolongé ??

 

Rebaptiser sa fratrie : Superglu, Sécotine, Scotch et Patafix.

 

Envoyer bouler les marmots, tellement collants qu’on a l’impression qu’ils veulent à nouveau nous rentrer à l’intérieur de nous (tout en rappelant que toute sortie est définitive).

 

Constater que la marmaille a des ressources insoupçonnées en terme d’idiotie à faire :

 

Saouler ses parents dès le matin, c’est très sain…

Écrire sur les murs (pffff, classique !)

Laver la terrasse avec un DVD (mais oui ! Pourquoi n’y avait-on pas pensé avant ???)

Voler le balai à chiottes pour dormir avec (ahhh ! un nouveau concept de doudou)

Jouer au handball dans la maison avec des boules de pétanque (Ben quoi ? il pleut)

Se prendre le chou avec ses frères et sœurs, parce qu’il faut bien s’occuper.

 

 

Saouler ses parents le midi aussi…

Étaler le dentifrice dans baignoire (sûrement très efficace pour préserver l’émail de notre baignoire en plastique)

Faire une pile humaine avec la petite dernière tout en-dessous (dans l’autre sens, ce n’est guère mieux d’ailleurs)

S’échanger quelques beignes avec ses frères et sœurs, parce que ça vivifie.

 

 

Saouler ses parents l’après-midi, c’est mimi…

S’étaler un vieux bout de chocolat trouvé on sait où sur la tronche, dans les cheveux, mais aussi sur les murs, les fringues (est-on sûre qu’il s’agit de chocolat ?)

Dessiner au feutre à tissu sur ses fringues toutes neuves. (la customisation, c’est sympa et très tendance)

Mettre un chewing-gum dans les cheveux longs de sa sœur. (D’ailleurs, en mettre deux, c’est mieux)

Se prendre la tête avec ses frères et sœurs, parce que c’est très sain.

 

 

Saouler ses parents le soir, désespoir…

Refuser toute forme de nourriture végétale d’un coup d’un seul (et vomir, juste pour montrer que vraiment, on ne peut pas manger de petits pois)

En revanche, bouffer de la terre, par pleine pelletés.

Dire « nan » dire soir au matin et du matin au soir (Parce qu’il ne faut pas être dans le consensus ni dans la compromission).

S'engrainer avec ses frères et sœurs,  parce qu’il ne faut pas perdre la main.

 

 

Saouler ses parents la nuit… c’est possible aussi.

Refuser d’aller se coucher (ça ne sert à rien, de dormir)

Sauter sur son lit, tomber, se faire mal, hurler (hé, il faudrait pas que les parents s’endorment non plus, ni qu’ils passent une soirée peinards)

Venir se taper l’incrust’ dans le lit des parents parce qu’on est hyper angoissé par la rentrée (et dormir avec les orteils dans le nez de son père)

Asticoter ses frères et sœurs, parce qu’il faut garder le rythme avant la rentrée.

 

 

Et hurler, chouiner, râler, grogner, crier, enrager, ne plus patienter, trépigner, gueuler, chahuter, SAOULER toute la journée et toute la nuit aussi.

Épuiser ses parents.

 

 

Être des parents. Être aussi un être humain (qui a besoin de 3 heures de calme)

Rêver de se faire une petite soirée resto, en amoureux, histoire de décompresser.

Réserver le resto.

Se souvenir que la baby-sitter est partie en vacances… décompresser après 2 mois d’animation de centre aéré.

Décommander le resto.

Se dire qu’il ne reste plus que 36 heures à tenir… Arrrrrrrrrrrggggghhhhh !!!!!

(Hélène !!!! Reviens !!!!!!)

 

(se demander un instant, si on ne pourrait pas appeler la DDASS… juste pour avoir la paix, 24 heures en avance…)

 

 

 

Demeure une question : n’est-il pas possible qu’une chouette instit ait envie d’écourter ses vacances ?

 

Se projeter dans la peau d’un enseignant.

Imaginer la fin de ses vacances, aussi pourries que les nôtres par une marmaille aussi collante qu’insupportable.

Se rendre compte qu’il ou elle va reprendre le boulot et être débarrassé(e) de ses enfants… pour en récupérer 30, même pas à elle (ou lui) et sur lesquels on n’a pas le droit de crier trop fort et tout ça en tâchant de leur apprendre à lire/compter/écrire correctement/diviser/multiplier/conjuguer/nager/courir/vivre ensemble/avoir des repère historiques et géographiques…

 

Comprendre qu’aucun instit n’ait eu envie de reprendre une semaine plus tôt.

 

Sinon, à défaut de liker la rentrée qui tarde, on peut liker le profil Face de Bouc’, pour ne pas louper les super lancements en chansons des articles ! : Ooooooooooh Yeah !

 

A priori et contre toute attente, il semblerait qu’on puisse encore voter : ici !

 

Twitter :@marioncailleret

 

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(oui, oui, le petit truc noir, sur le côté, c'est de la terre... enfin du terreau, enrichi au fumier... miam !)

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 09:14

 

Vacances, 07h12.

Être réveillée.

Pas par un enfant qui braille.

Pas par un amoureux qui ronfle.

Pas par un réveil qui sonne.

 

Non, par une mouche.

 

Une minuscule microscopique mouche qui vient voler dans le creux de notre oreille.

 

Insupportable mouche qu'on chasse et qui revient, encore, encore et encore.

 

Horrible mouche !!!!

 

Tromper l'ennemie et se planquer la tête sous les draps.(et avoir les pieds qui dépassent)

 

La mouche le sait.

Sentir ses immondes petites pattes de saleté de mouche nous piétiner les mollets.

Remuer les jambes.

Entendre à nouveau le vrombissement de la fuckin' mouche contre notre oreille droite.

Se dire qu'on doit avoir affaire à une MTI (mouche de taille inhabituelle), puisque qu'on l'entend, même avec la tronche sous les draps.

 

Organiser la riposte.

S'asseoir dans le lit.

Attraper le journal de la veille et guetter...

Guetter en faisant de grands gestes.

La mouche a disparu.

Être super fière de notre super pouvoir. Ha, ha ! Appelez-moi Vert, Baygon vert ! (ou rouge, je suis sûre que je suis aussi forte avec les fourmis, et puis je ne sais plus si c'est le vert ou le rouge qui zigouille les les insectes qui font BZZZZZZZ et que même si ça se trouve, le baygon, il était jaune...).

 

Se rallonger, fermer les yeux... 3 secondes...

Sa**pe, la mouche. Elle s'était planquée.

Se redresser.

Comprendre que le papa en a ras-le-bol de nous sentir remuer, souffler, pester.

Prendre une grande décision.

Se lever.

 

Se retrouver dans le salon vide avec une tapette à mouche dans une main et le journal de la veille dans l'autre.

Attendre, attendre encore.

Histoire de tromper l'ennui dû à la traque de la mouche, prendre un bouquin (un super pavé de 1045 pages qu'on traine depuis début Juillet).

Le lire.

 

Se rendre compte qu'on est le salon, en train de lire sans être interrompue, par le benjamin qui veut qu'on joue avec lui ou par l'aînée qui a perdu sa godasse droite ou par la petite dernière qui cire « cacaaaaaaaaaaaaaa » ou encore par la cadette qui a retrouvé la tatane de sa sœur qui nous la balance dans la tronche (non, non, elle a pas fait exprès, elle visait sa sœur... charmante enfant)

 

Avancer un peu dans son super roman, sans l'ombre d'une mouche à l'horizon (Co***ses de mouches, elles se sont toutes planqué dans la piaule).

 

Sentir qu'on mangerait bien un morceau.

Se préparer un super petit-déj-peinard.

S'installer sur la terrasse où qu'il y a juste un petit rayon de soleil (et pas de mouches !)

Savourer...

Se dire que même, si on voulait, on pourrait mettre la radio et entendre le journal de 8 heures...

Mais, on ne veut pas.

 

Finir son petit-déj'... penser à remercier la mouche.

 

Se prendre une godasse en pleine poire.

Tiens, le enfants sont réveillés.

 

(bon, quand même la mouche, tu n'es pas obligée de me réveiller demain matin... je veux bien être réveillée plus tard... même par une godasse)

Et c'est bien la première fois que je poste à 9h00... du matin !

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Bon, sinon avec mon wifi pourri et ma 3G mitée, je suis super à la bourre pour répondre aux commentaires (je les ai tous lus et je vous remercie tous et toutes... je récupère une connexion digne de ce nom la semaine prochaine... enfin, j'espère !!!)

 

Reste toujours le profil FB, à liker, faire liker à ses copines, ses amants, ses matantes, ses mémés et même à son chien si on veut... hé, hé, on en est à 350... allez, on vise les 400 pour la rentrée !!! : C'est là !

 

Et puis, même si c'est les vacances, tout le monde est em****dé par les mouches, alors, on peut partager, non ?

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 21:27

Nos petits on les a vus petits, tout-petits et même plus petits que ça.

Des micro-haricots de quelques centimètres avec à peine des orteils.

Et petit à petit le haricot a bourgeonné et ses petons, on les a bien sentis.

On a adoré sentir les petits coups de pied.

 

Jusqu'au jour où, le haricot à pattes nous à retourné la rate par un grand coup de panards.

Un futur karatéka, peut-être, ou alors un footballeur de génie.

En tous cas on aurait été super reconnaissante qu'on ne prenne pas notre utérus pour un tatami et qu'on évite de faire des reprises de volley avec notre vessie.

 

Et puis, un beau jour, le haricot a vu le sien, de jour, on l'a vu tout entier de la tête aux pieds.

 

Moûûûûûû ! Qu'ils sont beaux ses petits petons. Jolis mignons, avec des orteils et tout et tout...

 

Les petits arpions si petits, on les a vite planqués dans un pyjama à pieds lui aussi.

 

Et le printemps est arrivé, on a enlevé les pyjamas et on a essayé d'enfiler des jolies chaussettes sur les minis ripatons mignons...

Mais pétard, c'est super compliqué d'enfiler ces maudites chaussettes. Les bébés savent faire des trucs magiques avec leurs orteils, sans doute exprès pour tester nos réflexes et notre dextérité.

 

Réussir à enfiler les chaussettes en moins de 5 min. Les 2 chaussettes !

Poser le bébé sur son tapis de jeux.

Compter jusqu'à 20 et constater que, oh ! Magie, les chaussettes sont passées d'une extrémité à l'autre et que maintenant, elles sont joyeusement mâchouillées.

 

Remettre les chaussettes, parce que

- d'une, on est obstinée et on se dit que ce n'est pas un petit truc de 5 kg qui va décider s'il doit porter des chaussettes ou pas et qu'il aura toute son adolescence pour nous faire suer avec les choix de sa garde robe.

- de deux, on pense que si le môme a les pieds à l'air il va choper un rhume (ça s'attrape par les pieds dit notre voisine qui a le sens pratique mais pas de diplôme de médecin)/une bronchite/un otite/une méningite/le choléra (mais non, on ne dramatise pas)

- de trois, crotte de bique, c'est notre devoir de mère de veiller à ce que notre gamin ne mange que des choses saines et la chaussette n'est pas répertoriée dans le carnet de santé à la rubrique « l'alimentation de votre bébé ».

 

Re-galèrer avec ces cochoncetés de chaussettes qu'on finit par ne plus trouver si jolies que ça.

Filer moult doudous qui font scritch-scritch, hochets qui font gling-gling, girafes qui font pouic-pouic histoire de faire diversion.

 

Compter jusqu'à... 3.

Se dire que Sisyphe n'est qu'un tout petit joueur avec son caillou et sa montagne, à côté de nous et de notre mission chaussettes.

 

 

Continuer à chaque bain à poupouiller les petits pieds, s'amuser à les léchouiller, à les mordiller, à souffler dessus...

(Se dire qu'en vrai, y'a qu'aux bébés qu'on lèche les pieds... vraiment .Y réfléchir... euh oui, on ne lèche pas les pieds pour de vrai à ce  a qui on devrait parfois... pousser jusqu'à regarder sur internet à « lécher les pieds ». Constater que c'est un truc de fétichiste ou de pervers (si internet le dit, c'est que c'est vrai)... Sauf quand on léchouille les pieds de son bébé pour le faire marrer... Ou alors, assumer qu'on est une fétichiste des pieds de nos tout-petits.)

 

Et puis un jour, investir dans des chaussons trop, trop mignons parce que le bébé a compris qu'avec ses petits bras potelés et ses petites jambes, ben, il pouvait vadrouiller dans toute la maison et en profiter pour vider la terre des pots de fleurs, pourrir le lecteur DVD avec des morceaux de gâteau, terroriser le chat... et virer ses chaussons trop mignons... et se débrouiller pour en perdre un sous le canapé et le second dans le bac à dînette.

 

 

Faire son deuil des chaussons trop mignons et assumer que notre marmot est un va-nu-pieds. (ce qui lui permet d'ailleurs de sucer son pouce de pied et là, on dit, respect, pour la souplesse).

 

 

Dépenser une fortune dans des chaussettes en taille 16-18 qui seront perdues au gré de nos déplacements.

 

Se demander si les bébés ne sont pas en fait atteints d'un syndrome de type petit Poucet et qu'ils sèment leurs socquettes pour retrouver leur chemin au cas où on tenterait de les laisser moisir tout seuls au rayon charcuterie du supermarché...

 

Être totalement parano et se dire qu'en fait, les fabricants de chaussettes sont des pervers calculateurs et qu'ils conçoivent exprès des chaussettes à la fois super désagréables à porter pour les marmots (avec genre des trucs qui grattent) avec une matière qui glisse à fond pour qu'il n'y ait aucun espoir qu'on les conserve plus de 15 jours (y'a peut-être même une substance qui désintègre les chaussettes au contact de la lessive)...

 

Et puis un jour, ce tout-petit, cet ancien haricot qui nous a tatané* le foie, celui-là même qui est devenu ce bébé bouffeur de chaussettes et planqueur de chaussons, ce charmant petit se lève sur ses 2 petites quilles tremblotantes et à cet instant précis, on comprend à quel point il est à la fois vraiment tout petit et déjà plus tellement.

Mesurer que notre bébé ne l'est plus tant que ça et que c'est irréversible : il grandit.

 

Et voilà le premier pas, suivi du second et on trouve ça tellement... tellement... tellement beau, grand, fort... un tout petit pas de minuscule humain et c'est la vie qui est en marche.

 

Être à la fois fière et déjà presque nostalgique du 4 pattes, du bébé qui tient assis, du tout-petit allongé sur son tapis d'éveil, de cette crevette rose qu'on nous a posée sur le ventre un an auparavant et même de ces coups de pieds dans notre intestin grêle.

 

Être sortie de notre rêverie par notre fille qui avance vers nous les bras tendus et aimer ça follement, les bébés qui grandissent.

 

 

Se décider à investir dans sa première de chaussures.

Trouver ça trop mignon, ces petites sandalettes à fleurettes en taille 19, Hû ! C'est vraiment, vraiment tout petit...

 

Se souvenir d'un coup d'un seul qu'on a gardé toutes les premières paires de chaussures de nos enfants.

 

Se demander si, dans le fond, on ne serait pas un peu perverse ou alors juste fétichiste ???

 

*tataner : donner de grands coups de tatanes.

 

Et on oublie pas de liker le profil FB 4 enfants et 2 bras... presque 300, houplà ! là !

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 22:27

 

Après plus de deux semaines de pause, j'ai les doigts qui démangent... qui démangent tellement qu'à la première accalmie, je tapote frénétiquement sur mon clavier... Et je suis bien contente !!

 

Comme chacun sait, nous n'avons que deux bras (ce qui est bien dommage quoique fort pratique pour enfiler un gilet par exemple).

En revanche, chacune denos main qui pendouille au bout des sus-nommés bras possède un ensemble assez harmonieux de 5 doigts chacune. Ce qui nous fait un mâââgnifique pactole de 28 phalanges.

 

Ça peut paraître énorme, mais si additionne l'ensemble des phalanges de nos charmants marmots, on atteint : 112... vertigineux...

 

112 phalanges qui bougent comme des dizaines de petites tarentules à l'affût de moindre andouillerie à commettre.

 

 

Tout est une question de proportion :

Les petits enfants ont des petits doigts fins, très fins.

 

Et sans en faire des tonnes, je peux affirmer que mes gamins sont super doués en matière de motricité fine.

 

Ce qui n'est pas avantage quand on a des doigts d'adultes (même si ceux-ci ne sont pas spécialement boudinés)...

 

Parce que les doigts d'adultes, ce n'est pas très pratique pour :

 

Retirer avec délicatesse les gravillons/grains de maïs/perles microscopiques que la cadette a eu un jour le bon le goût de se fourrer dans le pif.

 

Défaire les triples nœuds des lacets que l'ainée avait affirmé avoir fait elle-même (et on avait bien voulu la croire...) et qui ont visiblement séjourné dans une mare de boue.

 

Monter cette cochonceté de surprise pourrie trouvée dans un œuf tout aussi pourri... ben oui, forcément, pour faire tenir un avion à réaction qui est sensé pouvoir voler (c'est marqué sur le dessin tout roulé et sur lequel en théorie, il y a des explications limpides qui permettent à l'adulte d'assembler toutes les pièces de la carlingue volante), dans une coquille d'œuf, dont la taille avoisine les 3 cm de hauteur, il faut que cet avion soit vraiment, vraiment tout petit...

(en plus, c'est un peu con de mettre la coquille de l'œuf à l'intérieur. Même le plus attardé des marmot sait que la coquille d'un œuf est à l'extérieur... )

Passons, or donc, on met des heures (enfin des minutes) à essayer d'enclencher la roue dentelée dans le mécanisme, tout en entendant le gamin soupirer parce qu'on ne va pas assez vite... sans parler du conjoint/copain de passage/grand-père/tonton qui répète 25 fois :

tu veux un coup de main ???

(parce que non, on ne veut pas un coup de main, on va y arriver toute seule comme une grande avec nos gros doigts, c'est une question d'honneur !! Et puis d'abord qui a eu la bonne idée d'acheter des chocolats pourris aux enfants ???? Comment ça, c'est nous ??? Ah, ouais, c'est vrai, c'est nous....

 

Retirer ce fucking râteau playmobil inséré dans le lecteur de DVD. Mais qui a eu cette idée totalement idiote de mettre un râteau playmobil dans le lecteur de DVD ?? (et non, « le chat » n'est pas une réponse plausible)

 

Coller droit les tout petits autocollants sur les non moins toutes petites boites de conserves de la microscopique épicerie playmobil.

 

Attraper les poux et autres lentes (et oui, on sait qu'il existe des peignes qui font ça très bien).

 

Enlever la terrible écharde qui transperce au moins de part en part la main de la cadette et que c'est tellement douloureux que ça saigne tellement que c'est sûr, elle va mourir, ici, sur le champ... enfin dans le square, ce qui est déjà assez héroïque.

(parce que non, on ne se ballade pas avec notre pince à épiler 24 heures sur 24, pas plus qu'on ne transporte notre batteur à oeufs/cric/fer à souder/table à repasser dans notre sac à main... comment ça, ça n'a aucun rapport ??)

 

Décoller les autocollants des boites de conserve playmobil que le benjamin a décidé de déplacer pour en couvrir le cahier de liaison de la cadette.

 

Rattraper la minuscule de dent de lait que cette crétine de petite souris à fait tomber pile poil entre deux lattes du parquet.

 

Enlever le chewing-gum collé dans les cheveux de l'aînée sans devoir couper la moitié de sa tignasse.

 

Retirer la barrette que le benjamin a glissé dans l'espace destiné à recevoir les jetons de caddie du chariot de supermarché...

Euh, faire mentalement 2 colonnes avec les plus et les moins et conclure que passer 12 minutes à s'acharner sur un caddie devant des passants qui vont sûrement croire qu'on essaie crocheter l'emplacement des jetons dans le but de récupérer (voler ?) une malheureuse pièce d'1 euros pendant que les gamins braillent dans la voiture en ouvrant un paquet de céréales... non, non, non, aucune barrette au monde n'en vaut la chandelle.

Prendre une grande décision : abandonner lâchement la barrette dans le caddie.

 

 

Une question demeure :

Mais pourquoi, oui pourquoi, a-t-on des doigts d'adultes quand on a des enfants et du coup plein de micro machins à retirer des endroits les plus improbables ????

 

Peut-être parce qu'avec nos doigts d'adultes on peut ouvrir un bocal de cornichons à la seule force de notre poignet. (et dire que personne ne nous applaudit jamais quand on réussit cet incroyable exploit. En même temps, ceci explique sûrement cela. Si on se tue le poignet pour quelques cornichons, c'est sûrement parce qu'on avait personne sous la main pour accomplir ce geste magnifique à notre place)

 

 

 

Peut-être aussi parce que, la main tout entière de nos enfants peut encore tenir complètement dans notre grande main plein de doigts... et que rien que pour ça, c'est quand même vachement bien d'avoir de grandes paluches !

 

 

Et dire qu'avec tout ça, on es bien loin de se tourner les pouces.

 

 

Bon, sinon, il y a toujours le profil FB « 4 enfants et 2 bras » qu'on peut liker à la folie et faire liker à ses copains/tata/mon oncle/cousines...

Et puis, vous savez quoi ?? On en est presque à 200 !!!

 

E si ça vous fait marrer, n'hésitez pas à partager !!!

Allez, je ne vous dis pas à demain, mais à plus tard (je reprends avec ardeur !!), avec certainement un autre article d'investigation...

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 22:31

(ou comment essayer de faire marrer quand même avec un sujet super pas drôle).



Notre école maternelle, on l'aime bien. Ce n'est pas vraiment L'école maternelle parce que c'est un peu Notre école.



On l'a aimée quand : l'aînée, la cadette et le benjamin sont entrés chacun à leur tour en toute petite section :

Parce que la rentrée arrive en septembre et que irrémédiablement septembre arrive après juillet et août. C'est bien, juillet et août, c'est les vacances...
(Arrrrrgh ! Tu parles de vacances, se lever à l'aube parce que les mômes sont réveillés, mettre des plombes à partir à la plage/visiter la belle église romane/se balader en forêt/tester le petit resto d'à côté, pour repartir une demi-heure après être arrivés, parce que les gamins ont trop chaud sur la plage/ne sont  pas sensibles au charme la belle église romane/se font piquer par les moustiques dans la forêt/détestent le petit resto d'à côté. Rester tout l'aprèm à se morfondre dans la location à occuper les enfants qui ont décidés que hurler serait l'activité de la journée pour finalement se coucher avec les poules... ben ouais, les vacances, ça continue le lendemain !)
Donc septembre a le bon goût d'arriver après les vacances et on va enfin pouvoir travailler/se reposer/avoir un peu de temps pour nous.

Et puis quand septembre arrive vraiment et qu'on voit son tout-petit passer la porte de la classe pour la première fois, sans même nous faire un bisou... pleurer... un peu... discrètement.




On l'a aimée quand on a bien habillé les enfants pour la photo de classe, parce que quelque part, on aime les photos de classe...

Et quand on a vu, 3 minutes avant le départ, que l'aînée a pourri sa super tunique blanche avec de la confiture et qu'on été obligée de lui enfiler un tee-shirt tout naze (parce que c'est tout ce qu'on a trouvé dans la précipitation). Et que du coup, à enfiler et à désenfiler le pulls, les super tuniques et les tee-shirts tout nazes, ben, les tresses qu'on avait mis des plombes à faire sont toutes défaites, et ça ne s'arrange pas quand la charmante enfant décide d'enfiler une cagoule. Parce que forcément, les photos de classe ont toujours lieu en hiver... et du coup, on n'a pas une photo avec nos gamins bien coiffés, bien habillés...

Et pleurer de rage, parce que nos super efforts sont anéantis par l'inventeur de la cagoule (et aussi un peu par Bonne Maman et sa confiture de fraises qui tâche).



On l'a aimée quand on s'est rendu compte que le benjamin qui ne fait aucun effort pour mettre ses chaussettes/manger avec sa cuillère/s'attacher tout seul dans son siège auto/enfiler son manteau...est capable de nommer les formes géométriques, de faire des bonshommes patates, de reconnaître son prénom... à l'école.
Et se dire qu'il ne nous reste plus qu'à pleurer pour qu'il fasse les mêmes efforts à la maison.



On l'a aimée quand on a su que l'aînée participait à la chorale en grande section.
Et pleurer d'agacement l'année complète, parce que « mon petit oiseau », c'est tenace comme air, très tenace... Arrrrrgh ! Non ! Pas mon petit oiseau !!!!!



On l'a aimée quand pour la première fois, l'aînée nous a raconté sa première histoire de toto en se marrant comme une baleine.
Et pleurer... de rire. Naaaaan, on ne trouve plus ça drôle les histoires de toto qui fait pipi dans la bouteille de vin de son père. Mais de voir l'aînée rire, ben, ça nous fait rire aussi !



On l'a aimée quand la cadette nous expliqué que son dessin (un très joli truc psychédélique avec des spirales et des tourbillons dans tous les sens) représentait son père en train de conduire la voiture en mangeant un sandwich avec des baskets.
Et pleurer parce que cette gamine doit gober des trucs dont on ne soupçonne même pas l'existence et qui font voir des trucs incroyables. (faudrait qu'on lui demande ce que c'est, parce que ça a l'air rigolo quand même).



On l'a aimée aussi quand pour la première fois le benjamin nous a dit qu'il était amoureux...
De Lison, de Clara, de Méline, mais aussi de Marceau, de Martin et de sa maîtresse.
Et pleurer, parce que normalement, c'est de nous, sa mère dont il doit être amoureux.



On l'a aimée le matin de la fête des mères quand chacun leur tour, nos tout petits (parce que même s'ils grandissent, ils sont toujours nos tout-petits) sont venus nous voir en récitant maladroitement leur poème de la maman fleur, en tortillant le bas de leur veste de pyjama.
Et pleurer d'émotion, parce qu'on sait qu'ils ont fait l'effort d'apprendre leur poésie avec la maitresse, qu'ils ont eu peur de se tromper en nous la disant... parce que... c'est important. (et qu'ils sont fiers de voir qu'on est fière d'eux)



On l'a aimée à la fête d'école, quand il a fallu monter les stands, beurrer les sandwichs et quand on a vu arriver nos marmots avec leurs costumes en papier crépon. Qu'on les a vu danser maladroitement, se tromper de côté, réussir à former une super ronde et repartir dans le bon sens. Enfin, les voir se plier en deux pour saluer très sérieusement.
Et pleurer, parce que les danses de fête d'école, ça nous a toujours émus (autant que les clowns et les majorettes nous font peur... y'a des trucs comme ça)



On l'a aimée quand on a demandé tous les jours à la cadette ce qu'elle avait fait à l'école et qu'elle nous à répondu invariablement: -ben rien !
Alors, à la fin d'année on a prévu un petit sac pour récupérer ses affaires. Et quand on a reçu son cahier d'activité d'une épaisseur incroyable pour un simple cahier accompagné d'une pochette bourrée d'au moins 70 dessins, de feuilles de graphisme avec des lignes droites, verticales, horizontales, des quadrillages, du jaune, du bleu, du vert, sans compter les modelages, les masques d'animaux, les plantations, les photos... on a compris que la cadette et nous, on n'a pas la même notion de "rien".
Et on a tellement galèré sur le chemin de retour de l'école,avec le petit sac tout pourri qu'on avait prévu pour ranger le « rien » qu'elle avait fait dans l'année. Petit sac pourri qui nous a coûté 2 phalanges... Alors, on a pleuré (parce que ça fait super mal 18 kg de feuilles à porter dans un petit sac tout pourri...)



On l'a aimée quand on nous annoncé qu'une classe allait fermer malgré les 27 enfants par classes, que les tout-petits ne seraient plus accueillis, que certainement les classes allaient être surchargées.
On a aimé sentir les parents, les enseignants ensemble...
Et pleurer en imaginant bien que la maîtresse ne pourra jamais expliquer correctement à 35 gamins que le rond est un rond, que le vert c'est vert que les les lignes verticales se font à la verticale, que le premier couplet de la chanson c'est « mon petit oiseau a pris sa volée (bis), a pris sa, à la volette (bis) a pris sa volée » (arrrrgh... noooon pas mon petit oiseau, ben voilà, c'est malin, on est reparties pour 15 jours de petit oiseau). Qu'elle ne pourra jamais obtenir une ronde qui ressemble a quelque chose pour la danse de fin d'année (et de toutes façons,avec la sélection naturelle si on met 35 gamins de 4 ans sur un podium, y'a des chances qu'ils soient moins nombreux l'année suivante). Qu'elle ne pourra pas non plus apprendre « la maman fleur » à tous ces gamins en même temps...

Et pleurer, pleurer vraiment en se demandant quel genre de société peut décider de détruire sciemment son système éducatif, comment on peut choisir de ne pas proposer une éducation de bonne qualité aux enfants, aux citoyens... Pleurer...


Bon, ben voilà, je crois que je n'ai pas complètement rempli ma mission de faire un truc rigolo ... parce que tout ça, ben ça ne me fait pas marrer.
(et puis au train où vont les choses, c'est la p'tite dernière que je vais avoir sur mes 2 petits bras pendant un bon moment)

Plus sérieusement, il y a la pétition en ligne qu'on peut signer (même si vos enfants ne vont pas dans cette école, même si vous n'avez pas d'enfants... parce que ce n'est pas Notre école qu'on défend, c'est simplement L'école et ça urge, parce que la décision est prise en fin de semaine... alors, faites passer !)

 

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=P2012N20744

 

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 20:58

 

Retour de vacances, encore et toujours... après 574 lessives, il faut plier les fringues (oui, on a renoncé à repasser...), les répartir dans les bacs respectifs des enfants.

 

Songer à monter les sus-nommés bacs et ranger le tout dans les armoires en 30 secondes...

 

Oh ! Purée, se souvenir que non, ce n'est pas une bonne idée de croire que l'on peut monter une pile de linge en 30 secondes...

 

On risquerait de retrouver la petite dernière en train de vider une boite de cassoulet, le benjamin dans une tentative de reconstitution des grottes de Lascaux sur les murs du salon, la cadette pourraient tenter de faire une partie de badaboum avec les verres à vin (non, pas les verres à vin, ce n'est pas agréable de boire un Gigondas de chez Jaboulet dans un gobelet en plastique vert) et l'aînée en train de vendre sa soeur à la criée sur le trottoir.

 

Renoncer à monter le linge tant que les enfants sont en autonomie dans le salon.

 

Croiser la cadette qui affiche un regard de cocker dépressif :

- j'm'ennuie...

(comment cette enfant peut s'ennuyer : on doit avoir une demi-tonne de jouets, 15 poupées, 273 bonhommes playmobils (avec les accessoires), une dînette, 18 puzzles, une armoire pleine de jeux de société, 8 ramettes de 500 feuilles d'avance, des gommettes, des feutres de toutes les couleurs, des circuits de trains, des vélos, des patins à roulettes, des trottinettes (comment ça, il pleut ?), des bouquins pour tous les âges, sur tous les thèmes, des CD divers et variés et même si elle insiste un peu, on a des DVD)

 

Profiter de la situation pour employer cette enfant désoeuvrée (6 ans, c'est un bon âge) :

 

- si tu veux, tu peux remonter ton bac de linge et le ranger dans ton armoire

Son regard s'illumine comme si on lui avait proposé un bonbec :

- ouaiiiiiiis

 

Lui donner le bac.

Arrivée de l'aînée et du benjamin qui, forcément, du coup, s'ennuient aussi.

Filer son bac à l'aînée

Ne pas filer son bac au benjamin (on a le sens de l'humour, mais faut pas trop pousser quand même).

Proposer au benjamin une autre activité épanouissante : vider le lave-vaisselle (au moins, il est sous contrôle, et on sélectionne les trucs à ranger)

 

Les filles redescendent avec les bacs vides (Yes !)

 

2 jours plus tard :

Ouvrir l'armoire de la cadette.

Hurler.

Constater que les fringues qui étaient pliées et en piles thématiques ne le sont plus.

Que les tee-shirt se retrouvent avec les pantalons, les pantalons sont avec les culottes, les culottes dans les chaussettes, les chaussettes dans les tee-shirt, les maillots de corps avec..., avec... où sont passés les maillots de corps ??? (sûrement dans la planque secrète des chaussettes célibataires).

 

3 conclusions :

  • Ne serait-il pas une bonne idée de créer un site de rencontre pour chaussettes esseulées... y'aurait du monde !

  • - Renoncer à aller voir dans la chambre de l'aînée...

  • - Se réjouir : en fait la cadette à réussi à résoudre la quadrature du cercle : elle peut transformer une pile bien droite en une boule bien ronde... elle est balèze !

 

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