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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 16:00

Qui dit été, dit soleil.

Qui dit soleil, dit soif et qui dit soif dit apéro...

 

Nan, mais oh ! ça va bien, oui ! on arrête tout de suite avec l'apéro !!!

On recommence.

 

Qui dit été, dit soleil (et que je ne voie personne soupirer)

Qui dit soleil, dit protection.

 

Ce qu'il y a de bien, c'est qu'en terme de protection solaire, on a plein d'options, un choix de dingue :

 

Le parasol (S'il a une marque d'apéro, c'est encore mieux. C'est tellement classe un bon vieux parasol "Ricard")

Inconvénient : le plus souvent, l'ombre projetée est aussi grande qu'une table de jardin.

Demander aux marmots de rester dans la zone ombragée toute une matinée...

(rêver des genoux !!)

Imaginer plusieurs moyens pour qu'ils restent sous le parasol :

- Les attacher au piquet du parasol.

- Leur faire manger du Kouign Amman avec de l'Aligot accompagné d'un peu de choucroute, le tout arrosé de mayo, histoire qu'ils soient bien lourds et qu'ils arrêtent de se balader.

- Leur fixer les boules de pétanque aux pieds...

 

 

Chercher d'autres solutions :

 

Consigner les enfants dans la maison.

En sachant, qu'ils doivent déjà y rester entre 12 et 16 heures (oh, c'est bête, les pires heures correspondent aux heures de sieste... des parents !), on préfère oublier cette option, d'autant que nous aussi, on veut sortir.

 

 

La combi intégrale (genre comme les tee-shirts anti-UV, qui sont l'équivalent du sous-pulls des années 70 mais en version été... comme si tous les parents qui ont eu à mettre des sous-pulls qui rendent les cheveux électriques tenaient à se venger sur leur progéniture).

Imaginer la tronche des marmots dans la combi intégrale par 30°.

Se marrer...

Se trouver un  peu perverse.

Et puis d'un coup, penser à ce que ces marmots pourraient faire subir à leur propre progéniture si on leur impose le sous-pull intégral en plein mois d'août...

Oublier la combi.

 

 

Se résigner à investir dans la crème solaire.

Allez à la pharmacie (oui, je sais, c'est con, c'est moins cher en supermarché... mais je ne suis pas toujours rationnelle).

Entendre la pharmacienne :

- C'est pour un enfant de quel âge ???

Réciter :

- 9-7-4-1 ans

Voir une lueur de d'intérêt briller dans les yeux de la dame.

- alors, je vous conseille ces 3 tubes-là : celui-là pour les aînées, celui-ci...

Couper la pharmacienne :

- euh, je vais prendre un seul tube pour tout le monde.

Voir la lueur s'éteindre :

- comme vous voudrez, Minérale ou Chimique

- ??? (elle parle de quoi-là, elle veut me filer un verre d'eau ???)

- Minérale ou chimique la protection ?????

Ne pas réfléchir :

- Minérale !! (nan, mais, qu'est-ce qu'elle croit la pharmacienne ? qu'on va tartiner les fesses de nos petits avec un truc chimique, eark ! chimique !)

 

Payer un bras le tout petit tube.

 

Mettre en pratique.

Tartiner l'ensemble de la fratrie.

 Enfin, essayer de tartiner l'ensemble de la fratrie.

Se retrouver avec une pâte blanche et collante, impossible à étaler.

Gérer les gesticulations, les protestations.

Prévenir la marmaille que si elle ne coopère pas, elle va se retrouver illico presto avec une combi anti-uv intégrale.

 

Réussir à enduire tout le monde.

Constater que d'une, le tube est à moitié vide (sans parler du fait que le pchitt à la con vise une fois sur deux à côté des guibolles des gamins) et de deux, on se retrouve avec 4 minots tout blancs.

 

Embarquer notre petite famille Adams personnelle à la plage.

 

Comprendre qu'en fait, protection minérale signifie que comme ça colle, les marmots ont l'ensemble du sable de la plage collé sur les fesses/les bras/les arpions... et le sable, c'est minéral, enfin, je crois...

 

Se demander si on aurait pas mieux fait d'opter pour le chimique (si ça se trouve, y'a du Téflon dedans et hop, ça glisse quand on l'étale, et hop, le sable roule et n'adhère plus...)

 

Avec tout ça, on met des lunettes de soleil pour protéger les yeux (parce que la crème, sur les mirettes, ben ça pique) et un mâââââgnifique chapeau (parce que la crème dans les cheveux, ça fait des paquets)...

 

3 minutes plus tard, marcher sur une paire de lunettes, abandonnée, trouver les 3 autres paires plus loin.

(alors, si y'a des parents qui arrivent à imposer les lunettes de soleil à leurs enfants, je veux bien la recette)

Ranger les lunettes.

 

Se fâcher quand on trouve la casquette du benjamin à nos pieds.

 

Faire un affreux chantage : si les marmots ne mettent pas au moins le chapeau, on leur achète des bob cochonou (ce sera très joli avec le parasol Ricard) et on leur Scotche sur la tête.

 

Non mais !!

 

Allez, ce sont les vacances et on n'a même pas mis de crème sur nos fesses de boucq... : pour les voir, c'est : ici

(on joue toujours pour passer les 400 avant la rentrée... hop, hop, hop !!)

 

 

  P1080351.JPG

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 23:39

 

Malgré cette période pré-électorale, aucune allusion politique à Mélanchon, Laguiller, Hue, Besancenot ou Marx... non, non, pas du tout !

 

Malgré la période de crise déprimante, aucune allusion à notre affection pour la vinasse. Absolument pas !

 

Ce ne sont pas ces rouges là dont il s'agit !!!

 

Voici une chronique d'une intensité flamboyante sur le rouge à genou...

ben ouais, c'est important le mercurochrome et l'éosine.

 

 

Période rouge n°1 : subie

 

 

Nos premiers souvenirs de rouge remontent à nos 6 ans.

Notre père avait enlevé les petites roues de notre vélo.

 

Et au moment où tout roulait : paf, c'est la chute de vélo sur des graviers.

 

Un baiser qui soigne, un souffle magique et du rouge, plein de rouge qui font les courageux, les vrais.

Être persuadée que les super-héros sont tous des tatoués.

En conclure que par conséquent, avec nos genoux rouges, on fait partie de la bande.

On est un super-héros, on a nos marques, nos stigmates.

On est fier d'arborer ce rouge !

 

C'était le temps où le rouge était conditionné dans une petite bouteille avec une pipette compte-goutte.

 

 

 

Période rouge n°2 : subie, toujours

 

Le rouge a disparu de notre vie pendant toute une période. Enfin, le rouge à genoux, hein, parce que les 2 autres rouges sus-nommés ont comblé le vide laissé par le mercurochrome... Un peu comme si un rouge chassait l'autre.

 

 

Revenons donc au rouge à genoux.

 

Le rouge a fait sa réapparition avec l'arrivée de l'aînée (et du coup, on a freiné sur la consommation de rouge en bouteille de 75 cl. On est passé aux dosettes )

 

Suivre les indications de la maternité :

Badigeonner le machin à la fois tout sec et légèrement suintant qui est sensé devenir un joli nombril.

 

Plusieurs fois par jours...

 

Question conditionnement, ça évolue.

Terminée la bouteille avec le compte-goutte.

Arrivée de la dosette en plastoc'.

Plus pratique, il semblerait... il semblerait seulement.

Parce que, en vrai, quand on tournicote le petit truc en plastique pour ouvrir la dosette, au moment où il cède, y'a toujours une fucking goutte de rouge bien indélébile qui vient d'exploser sur le bout de nos doigts.

(bon, on n'a bien pensé à mettre des gants pour ouvrir la dosette, mais avec l'arrivée du bébé, on a vu débarquer des lingettes, du coton, des compresses, du liquide physiologique, des brosses toutes douces, des thermomètre à bain, des couches, des langes... bref, les gants, ce n'est pas possible, pas la place, pas assez de mains...

Et du coup, comprendre qu'on fait désormais partie de la secte des parents de nouveaux nés. Facilement reconnaissable à leurs cernes noirs sous les yeux, leur tache de dégueulis sur l'épaule gauche et à leur bout de doigts rouges.

 

 

Période rouge n°3 totalement subie :

 

Retour de chez le toubib : c'est la varicelle ma bonne dame.

Investir dans gros flacon de rouge.

Consciencieusement, mettre une goutte de rouge sur les vésicules de varicelle.

Renoncer à les compter.

Y'en a partout. Comment une enfant si petite peu avoir autant de boutons.

Y'en a sur les jambes, derrière les genoux, sur les fesses, sur le ventre, sur les joues, le front, dans les cheveux... Arrrrrrgh, pas les cheveux !!!

Hésiter franchement à repeindre complètement la gamine...

Se retrouver avec un dalmatien rouge de 12 mois qui gambade partout.

Remarquer que les gens qu'on croise passent au large.

 

Ben quoi ! C'est la varicelle, pas la lèpre non plus !

 

 

Période rouge n°4 : c'est fou ce qu'on peut subir, en fait !!

 

retirer les petites roues du petit vélo rouge.

Regarder l'aînée essayer, zigzaguer et petit à petit y arriver !

Ouais, elle tient sur un vélo !!! Mais, mais... Houlà, elle tient moins bien là !

Et voir l'aînée se vautrer comme une bouse dans les graviers.

 

Donner un bisou qui guérit.

Tatouer au rouge la terrible blessure.

Passer le souffle magique.

 

Ajouter sa touche personnelle : faire un petit cœur au rouge autour de l'égratignure.

Sentir qu'on est la mère d'un super-héros, un vrai, un tatoué !

(se dire aussi qu'on est un peu magicienne... ça ne mange pas de pain).

 

Se remercier soi-même de n'avoir jamais cédé aux sirènes de la modernité et de n'avoir jamais investit dans le spray de rouge (on la sentait moyen-moyen cette innovation-là !)

 

 

Période rouge n°5 : subie encore et toujours

 

A la naissance de la petite dernière, on apprend que le rouge, c'est terminé. Passé de mode.

 

Parce que les modes et les couleurs en matière de désinfection changent, c'est la même chose que pour les positions de couchage des enfants/la diversification/les tétines/les porte-bébés/les sièges auto/les vaccins/les couches/la matière des biberons/le trotteur/les chaussures...

 

Passer au transparent, indolore, incolore et sans saveur...

 

Se débarrasser de tout ce qui ressemble de près ou de loin à une dosette d'éosine.

 

 

Et puis, un jour, après l'éviction des dernières dosettes de rouge recommandée par le médecin :

voir débarquer le benjamin, hilare et... rouge. Moucheté de rouge... Comprendre que notre éviction n'a pas été totalement efficace.

 

Ne pas crier.

Ne pas paniquer.

Respirer.

Se décider à aller dans la salle de bain.

Re-respirer calmement.

Ouvrir la porte de la salle de bain.

Constater le massacre :

Trouver le corps aussi inanimé que totalement couvert d'éosine de la super poupée de la cadette qui nous a coûté un œil (parce que, en vrai, le père Noël, ben, question investissement pécunier, il est plutôt pingre, on n'a jamais vu la couleur d'un euros de soutien de part du gros bonhomme rouge...). Pressentir que ça va être un drame vu que cette poupée, c'est justement la prunelle des yeux de la cadette...

 

Constater que le mur immaculé... (euh, presque immaculé parce que depuis qu'on a les gamins, il n'y a plus grand chose d'immaculé dans cette maison, murs y compris. Jusqu'à 1m20, ils sont de diverses teintes... mais pas blanc).

Donc, notre mur jadis immaculé, en plus des traces de chocolat (si, si, c'est du chocolat, on en est sûre), de bic, de de trucs dont on a définitivement renoncé à savoir ce dont il s'agissait...

Or donc, donc, donc, ce mur est désormais définitivement couvert de gouttelettes de rouge à genoux.

 

Regretter amèrement que les précédents propriétaires n'aient pas eu le bon goût de couvrir le mur avec de la peinture lavable.

 

 

Voir définitivement rouge.

Décider d'assumer totalement et de repeindre (quand on aura 2 minutes) les murs de notre salle de bain en rouge.

En rouge à genoux.

 

Comment ça, c'est bizarre, du rouge à genoux sur les murs d'une salle de bain ???

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 22:37

Tout le monde l'a dit, il va faire froid.
Jacques Kessler, l'a dit.
Joël Collado aussi.
Et puis même Evelyne Dhélia et Catherine Laborde s'y sont mises.
Ça va cailler, il va geler à pierre fendre, on va se peler les meules, il va faire un froid de canard à ne pas mettre un chien dehors.
Sauf que nous, on n'a pas de chien, ni même de canard.
On a 4 gamins qu'il faut bien extirper du lit, déshabiller, rhabiller et mettre dehors pour les emmener à l'école.

Chercher dans le manuel « comment être parents » qu'on nous a remis à la naissance des enfants, à la page : « froid qui caille ».
Rôôôh, mais oui, qu'on est sotte, y'a pas de manuel, ça n'existe pas !


Suivre son instinct de grand loup des steppes où qu'on se gèle les arpions même en été :

Plan d'attaque contre le vent trop gelé qui se faufile dans le moindre petit trou.

Étape 1 : la préparation

La veille :
Mettre les maillots de corps et les chaussettes des gamins sur le radiateur.
(en fait, on est sympa comme maman)

Décaler l'heure du réveil de 15 min... parce que, on est sympa, mais on est aussi prévoyante... parfois !

Étape 2 : sortir couvert


Le matin du jour très froid de l'hiver qui ne l'est pas tant que ça (froid)
Prévenir les enfants : contre le froid : une seule technique : l'oignon (non, non, non, ça ne consiste pas à  frictionner notre progéniture avec des oignons).
On multiplie les couches de fringues, les épaisseurs.


Alors, collants obligatoires sous le pantalon, chaussettes au dessus. Maillot de corps, tee-shirt, petit pull (dommage que les sous-pulls en acrylique qui font des étincelles dans le noir quand on les enlève n'existent plus... dommage, vraiment !), gros pull au-dessus.
Autoriser les 2 grandes à allumer le petit radiateur soufflant de la salle de bain. Fermer la porte pour que la chaleur ne s'échappe pas.
(ouais, on est vraiment sympa)

Réussir à dé-saper le benjamin en le laissant dans son lit (parce qu'il a dit qu'il avait froid... oh ! Mon p'tit canard avec la chair de poule !).

Galèrer comme une bête pour lui enlever son bas de pij'.
Se dire que pour les collants ça va être compliqué, d'autant que le benjamin vient de comprendre que les petits collants avec des mignonnes fleurettes qui prennent la chaleur sur le radiateur vont finir sur ses petites fesses.
Galèrer vraiment... enfiler des collants à un marmot conciliant ce n'est déjà pas de la tarte, mais sous les couvertures d'un gamin qui se débat en hurlant qu'il ne veut pas mettre des collants de fille, ce n'est pas possible.
Négocier pour une autre paire... moins rose et néanmoins nettement plus à rayures.


Se dire que les 2 grandes mettent un temps fou à se saper, ça doit être les collants, c'est pénible à mettre.
Entrouvrir la porte de la salle de bain. Voir les 2 filles, hilares, à poil devant le radiateur soufflant, à toc.
Couper le radiateur.
(ouais, pas sympa, je sais, mais efficace : 3 minutes montre en main pour l'habillage des filles.
(temps perdu 7 minutes)


Étape 3 : un sac vide ne tient pas debout

Descendre tout le monde pour le petit déj : il faut que ça tienne au corps, que ça réchauffe : allez hop, vin chaud !!! (non, c'est une blague... jamais d'alcool pas avant 9h00 du matin) : lait au chocolat bien chaud pour tout le monde et beurre à la tartine.

Le benjamin pleure parce que son chocolat chaud l'est trop (chaud).
Ajouter un peu de lait froid.

Obliger le benjamin à tout boire.
(temps perdu 3 minutes... houlàlà, le timing va être serré)


Étape 4 : l'enduit

Trouver une crème bien grasse, en enduire le visage et les mains des 4 marmots qui râlent.
(temps perdu : 3m30... arrrrrgh !)


Étape 5: t'es sorti sans tes gants ??

écharpe, bonnet, moufles pour les mouflets.
Pour la petite dernière, on rajoute une super couverture polaire méga épaisse avec des espaces pour mettre les jambes.

La cadette ne trouve pas son cache-nez, elle demande si elle peut prendre le notre :
- oui... euh … noooooon (pas ma super étole en alpaga. Ben ouais, on a Une super écharpe en alpaga rouge trop classe, qui nous a couté un œil, mais qu'on aime tellement qu'on pourrait s'en faire une couverture parce qu'elle est chaude, douce...ben quoi ??? On n'a jamais eu de doudou quand on était petite, on peut bien en avoir un maintenant qu'on est grande. Et puis imaginer notre super étole à l'école, avec tous ces ciseaux qui traînent, ces feutres de toutes les couleurs, ces goûters au chocolat qui coule et qui tache, cette cantine avec ses betteraves... noooooooooooooooooon, elle n'aura pas notre écharpe)
Retourner tout le couloir, perdre un temps incroyable et trouver un magnifique cache-col couleur caca d'oie, mais qui ira très bien quand même.
(c'est normal qu'on le retrouve tout en dessous du tas, l'aînée a du le planquer tellement il est moche)

Entendre les enfants râler parce que avec la crème, ça colle et ils ne peuvent pas enfiler leurs gants.

Rester sourde aux protestations.

Se battre avec le manteau du benjamin, on a dû un peu forcer avec les couches, on n'arrive pas à le fermer... Lui demander d'arrêter de respirer 30 secondes. Fermer le manteau, Victoire !

Mettre tout le monde en rang d'oignon dans le couloir.
Constater qu'on est l'heureuse maman de 4 bibendums, de 4 gros bonshommes Michelin avec des collants à rayures, des écharpes caca d'oie qui ne peuvent pas mettre les bras de long du corps tellement ils sont rembourrés au molleton synthétique.

Finir en imposant des lunettes de soleil, ça caille, mais y'a plein de soleil.

Se demander comment on va les mettre dans l'auto, avec leurs bras à l'horizontal, ça va être un peu compliqué.


Étape 6 : le faux départ

S'apprêter à ouvrir la porte quand on entend le benjamin brailler
Bouhouhouhouhou... je dois faire pipi !!!!!!!!!!
Rôh ! Crotte de bique, trop de chocolat chaud !
Constater qu'on ne peut pas baisser le pantalon sans enlever le manteau.
Enlever nos gants, virer le manteau, envoyer le gamin aux toilettes, en profiter pour essayer de caser les filles dans la voiture.
Bon, ok, la technique de l''oignon n'est pas adaptée à la voiture.
Renoncer à la couverture en polaire avec les pieds pour la petite dernière, les sangles du sièges auto ne sont pas assez longues.


Récupérer le benjamin, remettre le manteau, le fermer pendant qu'il est en apnée.
Le mettre dans son siège auto, élargir les sangles (oh punaise, celui, ou celle qui inventera le siège auto pratique pour accrocher les gamins sera millionnaire et prix Nobel)

(temps perdu 7minutes. Cette fois, on est grave à la bourre)

étape 7 largage des bibendums

Faire un dépose-minute de la petite dernière à la crèche.

Aller à l'école en petite foulées parce que
1 ça réchauffe
2 on est en retard

Réussir à déposer tout le monde à l'heure !

Yeah !!!

Vive les oignons, les bibendums et Joël Collado !!!

(Et comment ça je couv(r)e trop mes gamins ???)
(pour info, je fais des tests d'aménagement, de couleur... la semaine prochaine, je teste les étoiles, parce qu'il paraît que mes ronds, ça pique les yeux... Laissez moi vos avis : pour ou contre les pois ??? En voilà une question quasi philosophique).

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:44

C'est comme ça, un jour les enfants perdent leurs mignonnes petites quenottes blanches... Pour qu'elles soient remplacées par de grosses ratiches qui vont nous coûter une fortune en orthodontie. Parce que, à bien y regarder, c'est largement mieux rangé dans la chambre de l'aînée que dans sa bouche (et dieu sait que sa piaule, c'est le chaos).

En plus, pour la chambre, on peut s'énerver (ce qui ne sert à rien), on peut crier (ce qui ne sert à rien non plus), on peut confisquer (ce qui n'a pas plus d'effet), on pourrait aussi renoncer....

Alors que pour les dents : on ne peut pas s'énerver (ça ne sert à rien), on ne peut pas crier (ça ne sert à rien non plus), on ne peut pas confisquer (ça ne se fait pas), on ne peut pas renoncer... il faut payer, raquer, allonger...

Passons !

J-des lustres auparavant :


La cadette : Maman !!!!! J'ai une dent qui bouge
S'essuyer rapidement les doigts.
Mettre dans l'index dans la bouche de la cadette (en priant qu'elle ne fasse une bonne blague, du genre, je débarrasse d'une phalange avec mes dents).
Tenter de faire bouger la dent... Rien !
Essayer avec celle d'à côté, on ne sait jamais... rien non plus !
Appuyer un peu plus fort et et faire des mouvements d'avant en arrière.
Constater que la dent bouge effectivement, mais uniquement parce que toute la tête de la cadette bouge aussi.


- Alors ??? Elle va bientôt tomber ???
Sourire.
- Pas tout de suite, mon petit chat, un peu de patience.
(les enfants aiment perdre leur dents, ça veut dire qu'ils deviennent grands. Alors que quand on est grand, si on les perd, ça veut dire qu'on est vieux... et faut pas compter sur une repousse)

 

 

J- un tout petit peu moins de lustres auparavant :


Re-belotte : doigt essuyé, chercher la bonne dent, ne pas trouver, appuyer, faire bouger toute la tête de la gamine...
- Alors ???
Re-sourire, un peu navré.
- Pas tout de suite, mon chat, un peu... euh... beaucoup de patience, en fait.

 

 

J-35 jours


Enfin, ça bouge un tout petit peu... enfin !!!
- Alors ????
Sourire en montrant toutes nos dents, tellement on est contente :
- Pas de suite, de suite, mais ça va venir... pas tout de suite !

 

J-15 jours


ça y est !! ça bouge vraiment !!
-  Alors ???
- ça travaille, ça travaille mon minou !

 

 

J-8 jours


Penser à donner une boite d'allumettes vide à la gamine quand elle part pour l'école.

(ben quoi ! On n'a pas eu le temps d'aller acheter une boite à dents. Comment ça, on aurait pu avoir le temps si on avait anticipé. Bon, ben, on n'a pas anticipé, voilà, on est pourrie comme maman-chat... ben oui, parce qu'on est un vieux rat !!!)

 

 

J !!!!! à 14h34

 

- Mamaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Mamaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !!!!  ça y est ma dent est tombée !!!
Regarder la cadette, la bouche pleine de sang qui tend sa petite dent.
Tenter de trouver ça mignon, sans y parvenir (on est vraiment un vieux rat)...
Feindre l'attendrissement, du mieux qu'on peut, tout en demandant à la cadette d'aller se rincer la bouche.
- Mets-là dans ta boite d'allumettes et glisse-là sous ton oreiller. C'est super ma chatoune !

 

 

Le soir, 19h56 :

 

La cadette : Eh, maman, la p'tite souris, elle va faire comme pour ma soeur quand elle a perdu sa première dent ??
La maman : Oui, oui... Euh, qu'est-ce qu'elle avait fait pour la première dent de ta soeur, au fait ??
La cadette : ben, elle lui avait apporté une bricolette et c'était un petit porte-monnaie.


Oh ! Purée, on avait oublié la bricolette de la première dent.


Réflexion, organisation, improvisation. Bon, on ne pas re-faire le coup de la petite souris qui passe le lendemain. On l'a déjà fait le jour où l'aînée a perdu une dent un 31 décembre. Nan, mais, sans dec', ça devrait être interdit de perdre sa dent un soir de Saint Sylvestre... On avait du mettre le double du tarif habituel, glisser un petit mot en imitant l'écriture de la petite souris et faire un chemin en grains de poivre pour faire croire que cette satanée souris avait fait caca... Ben ouais, on est définitivement une vieux rat pourri.

Brancher son cerveau et trouver une idée lumineuse...

Coucher la charmante enfant, la rassurer (c'est un peu con cette histoire de souris, moi, perso, ça me ferait super peur qu'une souris vienne la nuit, se glisser sous mon oreiller pour me chourer mes dents...)

Trouver une idée !!! Trouver une idée ????... Les bonbons, non, ce n'est pas de bon aloi, vu qu'on passe notre temps à dire que les bonbons, ce n'est pas bon pour les dents.. Refourger un vieux machin. Elle va le voir, déjà qu'elle a une boite d'allumettes en guise de boite à dents.
Trouver, dans le fond de la boite à couture, des fils à broder de toutes les couleurs, ça fera l'affaire, d'autant qu'on a promis depuis avant le moment où ses dents ont commencé à bouger qu'on irait en acheter.

 

J 23h32

 

Se coucher.
Être interrogée par le papa : t'as pensé à la petite souris ??
Oh ! Punaise ! La p'tite souris !!!
Se lever, attraper les fils colorés et une pièce de 1 euros. Et crotte, on n'a pas 1 euros. Trouver une pièce de 2 euros.
Aller à tâtons dans la chambre de la cadette.
Éviter avec brio les petites voitures/la girafe qui fait pouic-pouic, la tour de cubes et même la piscine playmobil... on est un vieux rat super malin !!!
Farfouiller sous l'oreiller.
Rien.
Pétard à mèche, qu'est-ce qu'elle a fait de la boite ???
Chercher sur la table de nuit sans reverser le verre d'eau, trouver la boite. L'ouvrir. Sortir la dent. Mettre la pièce et les fils sous l'oreiller.
Tenir la dent comme un trophée.
Mission accomplie.

Quitter la chambre. Se cogner le petit orteil contre le pied du lit (ne pas crier, mais Pµ*§^*N de B*=£$*L de M^*:!µ*E, ça fait mal !!!) renverser la pile de cubes en sautant sur un pied et se rendre compte qu'on vient de lâcher la dent
- Maman ??
- Chhhhhut, mon chaton joli, fait dodo.
- Tu fais quoi ???
Trouver une réponse qui ne se rapporte pas de près ou de loin aux dents ou à la petite souris :
- Euh... euh... je ramasse les cubes (ben quoi, normal après 23h00).
Sortir
Attendre que la gamine se rendorme.
Aller chercher la dent, parce que si la cadette retrouve sa dent le lendemain, elle aura un doute sur l'existence de la petite souris et elle va nous en vouloir toute sa vie de lui avoir pourri son enfance.
Trifouiller à 4 pattes, chercher à tâtons, sous les cubes, dans la piscine playmobil pleine d'eau et retrouver la dent bout de 20 min sous la girafe qui fait pouic-pouic.

Se coucher en se disant que quand même, c'est vrai qu'on est un vieux rat, mais la p'tite souris, qu'est-ce qu'elle fabrique celle-là ? Toujours barrée en vacances, jamais là, trop occupée, en RTT... Et c'est le vieux rat qui se farcit son boulot, sans jamais avoir un merci...

Y'a pas de justice, tiens ! Pan, dans les dents.

 

Hé ! hé!  on peut liker 4enfants2bras sur FB, si on veut !!!!

Un grand merci à Hélène, pour la piscine playmobil.

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 23:25

 

 

Un jour, (pas si éloigné que ça...) on est entré dans une pharmacie, on a acheté un teste de grossesse. Ce jour là, tout à changé.

Tout à changé dans le regard du pharmacien.

 

Le pharmacien nous a tendu le test avec un demi sourire et il a demandé :

La pharmacien : Vous savez comment ça fonctionne ???

L'hypothétique future maman : Euh, à peu près, de toute manière, il doit y avoir une notice...

Le pharmacien : Il faut utiliser le test avec précision.

L'hypothétique future maman : Euh... avec précaution ?

Le pharmacien : non, non, avec précision.

 

Sortir de la pharmacie avec le test bien planqué.

Rentrer à la maison le plus tranquillement possible, se retenir de courir.

Se précipiter aux toilettes.

Essayer d'ouvrir ce fuck-à-brun d'emballage à la con...

Ressortir des toilettes, trouver une paire de ciseaux, ouvrir, lire.

Viser... (oh ! Purée, penser au pharmacien...)

Rater et s'en mettre plein sur les doigts

Se laver les mains... attendre...

Attendre et comprendre : On n'a jamais été aussi ravie de se faire pipi sur les doigts.

 

(il est totalement injuste que ce soit justement la partie de l'humanité qui ne peut pas viser qui soit contrainte de faire pipi sur une minuscule bandelette... Alors que les hommes seraient vachement plus balèzes pour viser cette fichue bandelette... seulement, voilà, les mecs font rarement des test de grossesse, et c'est bien dommage... Passons !)

 

Retourner voir le pharmacien quelques jours plus tard avec :

un traitement anti-nausée

un traitement anti-constipation

un traitement en vitamine B9 et autre magnésium, fer...

Voir le pharmacien sourire.

Prendre ce sourire comme un signe d'attendrissement.

 

Arrivée du premier bébé.

Fréquentation assidue de la pharmacie : crème pour les fesses, truc contre la fièvre, anti-vomitif, machin pour gérer les poussées dentaires, vaccins... pour le bébé.

(pour les heureux géniteurs, la liste s'allongera : Vitamine C pour le tenir choc en période de poussée dentaire, pilules préventives dans les épidémies de gastro/rhume/grippe...)

 

Cette année là, à la nouvelle année, le pharmacien nous a offert un étui pour ranger notre carte vitale (chouette)

 

 

Plus tard, on est allé cherché un second test de grossesse.

Le pharmacien nous a tendu le test avec un sourire complet :

Le pharmacien : Vous savez comment ça fonctionne !

L'hypothétique future maman : ben oui, on sait : de la précision !!

 

Se dire que le pharmacien est content pour nous, c'est pour ça qu'il sourit quand on lui achète des tests de grossesse.

 

 

Retour avec notre super ordonnance de super future maman.

Arrivée du second bébé.

Poursuite de notre fréquentation de plus en plus assidue de la pharmacie.

 

Cette année là, à la nouvelle année, le pharmacien nous a offert un étui pour ranger notre carte vitale et notre carte vitale en même temps (super chouette)

 

 

Bien plus tard, nous sommes allez chercher un troisième test de grossesse :

Le pharmacien nous a tendu le test avec un sourire tellement large qu'on a aperçu ses molaires,il a quand même demandé :

Le pharmacien : Vous, vous savez comment ça fonctionne ! On n'oublie pas ! La précision, la pré-ci-sion !!

 

Se dire que cet hommes doit vraiment aimer les bébés ! C'est mignon, ce Monsieur respectable qui aime les bébés.

 

Constater, quand même, que certaines semaines on voit plus notre pharmacien que nos meilleures copines (euh... constater que les semaines s'étirent en mois)

 

Cette année là, à la nouvelle année, le pharmacien nous a offert un savon à la violette ! (chouette, chouette, chouette !)

 

Il y a un peu plus d'un an, retourner encore à la pharmacie, acheter (encore) un test de grossesse...

Le pharmacien nous a tendu le test avec un sourire jusqu'aux oreilles... et n'a pas eu le temps de parler.

L'hypothétique future maman : pas la peine ! On sait comment ça fonctionne, et non, on a beau s'entraîner tous les 3 ans à viser sur des bandelettes de test de grossesse, on est nulle, on n'est définitivement pas faite pour réussir à faire pipi sur un micro machin !!!!

 

Comprendre enfin que le pharmacien aime qu'on ai plein gosses parce qu'ils se refilent les microbes en chaîne, en ronde même pourrait-on dire. Ce qui par voie de conséquence amène les parents à être soit eux-aussi malades, soit à prendre de mystérieux cocktails vitaminés pour tenir le choc des nuits passées à : bercer/calmer/chanter/soulager/réconforter/essuyer/laver/éponger... et que notre seule famille assure une rente confortable à cet homme... tiens, ses vacances aux Seychelles, c'est nous ! (et même pas une petite carte postale).

 

 

Le pharmacien aime notre famille toute l'année :

il nous aime au printemps (hum ! Les allergies au pollen)

il nous aime en été (ah !! les coups de soleil, les piqûres de moustiques, le mal des transports)

il nous aime en automne (oh !! les poux dans le cheveux)

il nous aime en hiver (hiiiiii ! Les rhumes, les lendemains de fête, les lèvres gercées)

 

Il aime toute notre famille : avec une gastro, un rhume, la varicelle, quand on se décide à tester l'homéopathie, avec une entorse, avec une écharde dans le doigt, avec des bosses, des égratignures, avec des aphtes, mais aussi avec des vers intestinaux, quand on veut essayer la phytothérapie, avec un mal de crâne à se taper la tête contre les murs, avec les dents qui poussent, avec les yeux qui coulent, avec le nez qui goutte, la gorge rouge, une toux terrible, les oreilles en feu, la peau qui gratte, une mycose des orteils héritée du stage premières brasses à la piscine, avec des érythèmes fessiers, avec les intestins qui vont trop vite, mais aussi avec les intestins qui ne vont plus assez vite, avec notre tête de lendemain de la veille, avec des verrues, avec des brûlures, des plaies... quand on vient chercher un test de grossesse.

 

Cette année, on est venu avec une belle ordonnance pour un stérilet.

Le pharmacien n'a pas souri.

 

Pour la nouvelle année, il nous a offert un petit calendrier avec au dos, une publicité contre les hémorroïdes...

 

Mais, il nous aime... enfin, il aime les Seychelles !

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 21:00

Joies de l'automne, les feuilles d'arbres tombent, la pluie tombe aussi...

Les gouttes gouttent sous les nez...

 

En mère prévoyante, accumuler les boîtes de mouchoirs, les placer dans maints endroits stratégiques de la maison, de la voiture, de la poussettes, des poches.

 

 

Passer ses journées à dire :

 

- tu veux bien te moucher mon tamanoir ?

 

Retrouver un véritables nid de mouchoirs, visiblement usagés sous l'oreiller de l'aînée.

 

 

 

- S'il te plait, mon petit éléphant adoré, mouche-toi !

 

Retrouver une colline de 25 mouchoirs ayant servi à moucher derrière le siège auto de la cadette.

 

 

 

- Mouche-toi, ma trompette adorée

 

Retrouver 3 mouchoirs trempés dans une poche de jean qui avait échappé à notre vigilance quand a lancé la lessive...

 

 

 

- Mou-Che toi !!! Espèce de robinet mal fermé !!!!

 

Retrouver le sèche-linge totalement tapissé de morceaux de mouchoirs atomisés dans le sèche-linge, le tout collé dans les moindres replis des moindres chaussettes de la petite dernière.

 

 

- Pitié, MOUCHE-TOI !

 

Retrouver la petite dernière en train de mâchonner un vieux mouchoir qui devait traîner par terre.

 

 

 

- MOU-CHE TOOOOOOOOOOOOOOOOOOI !!!!!!

 

Retrouver un tapis de vieux mouchoir sous le lit du benjamin (avec la chaussette verte à dinosaure qui avait disparu le mois dernier ! Chouette !!... … … se souvenir qu'on avait fini par balancer la chaussette-dino esseulée. Arrrrrrrrgh !)

 

 

 

- MOUCHE TOI OU JE SORS LE MOUCHE BEBE (prier intérieurement que l'enfant va se moucher, parce le mouche-bébé sur un nez bébé, on n'est pas fan, mais alors sur une nez plus grand, l'expérience nous tente moyennement).

 

Retrouver une ribambelle de nez qui coulent, qui gouttent, qui reniflent.

 

Retrouver une langue rose qui essuie les sus-nommées gouttes (mais pourquoi les enfants peuvent parfois avoir la dextérité d'un caméléon attrapant une mouche au vol... ah... non... pas « mouche »... on ne veut plus entendre parler de mouche... euh, alors, un caméléon attrapant... euh... euh... une girafe au vol !)

 

Comment se fait-il qu'on retrouve des mouchoirs dans toute la maison, alors que objectivement, aucun de ces gamins n'a le bon goût de se moucher ??? Encore un mystère à élucider !!!

 

 

(au fait, et sans aucun rapport avec le reste, c'est décidé, cette semaine, je crée un groupe FB « chaussettes »... je sais, ça ne sert à rien ! Eh ben, c'est justement ça qu'est bien !)

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 22:41

 

Matin, heure matinale (forcément !)

Quelques étapes nécessaires et indispensables pour que les marmots aient à peu près l'air de ressembler à quelque chose avant le départ pour l'école :

 

Étape n°1

Débarbouillage à la chaîne : opération disparition des traces de Nutella, de confiture, de Vache qui rit, de camembert ou pire... de Maroilles ou de pâté sur le visage des enfants (oui, les enfants mangent n'importe quoi le matin... tant qu'ils mangent... un sac vide ne tient pas debout comme on dit, alors, on tolère beaucoup d'expériences culinaires au petit déj')

 

Étape n°2

En profiter pour nettoyer les petites menottes... soient 8 mains, et donc 40 doigts.

 

Étape n°3

Vérifier qu'il n'y ait pas de traces des sus-nommés ingrédients sur les fringues... même celles des adultes si l'étape n°2 n'a pas été respectée... une trace de Maroilles sur un pantalon noir n'est jamais très classe.

 

Étape n°4

Faire procéder par les porteurs de cheveux à un premier débroussaillage. (sauf pour la petite dernière qui préfère manger la brosse plutôt que de se la passer dans les cheveux...)

 

Étape n°5

Procéder soi-même à un second coup de brosse sur l'ensemble de la troupe.

 

Étape n°6

Chercher des barrettes... Chercher des barrettes... Chercher des barrettes...

Mais, elles sont où ces fichues barrettes, on en a acheté au moins une vingtaine il y a moins d'un mois...

Renoncer à chercher les barrettes, prendre vite fait des élastiques et accrocher les cheveux des filles comme on peut. (de toute façon, elles vont mettre leur casque de vélo)

 

Étape n°7

Conduire les enfants à l'école. Attendre devant la grille (et ouais, y'a des jours où on arrive à l'heure à une des écoles !)

Se rendre compte qu'il reste une trace de Nutella sur la joie de la cadette, chercher un mouchoir... frotter en vain la joue : le Nutella tout sec, c'est tenace. Hésiter à mettre un peu de salive sur le mouchoir (non, c'est pas bien, ça ne se fait pas), renoncer à humidifier le mouchoir. Frotter à nouveau la joue de l'enfant, à l'aide du mouchoir sec. Dire à la cadette qui crie très fort de se taire :

  • aïe !! Tu me fais mal à la joue.

(regarder les autres parents d'un air gêné, arrêter de frotter, laisser la trace de chocolat)

Avoir l'impression que cette trace de Nutella vous nargue, vous, personnellement. Être bonne avec son enfant, avoir le sentiment qu'on va lui rendre un énorme service en la débarrassant de cette trace qui est vraiment agaçante !)

N'écouter que son courage, mettre un tout petit peu de salive sur le mouchoir le plus discrètement possible. Frotter encore une fois la joue de l'enfant qui se remet à crier :

  • Bearck ! Maman ! Pourquoi tu me frottes avec ta bave ???

(Se rappeler qu'on adore cette enfant !! Ne pas regarder les autres parents... )

 

Etape n°8

Larguer tout le monde, partir bosser.

Le soir, heure tardive, (forcément)...

 

Étape n°9

Enlever son pantalon, le plier et constater avec horreur qu'on a passé la journée avec une trace de Maroilles sur la fesse droite... Renoncer à ressembler à quelque chose pour les 10 prochaines années. Oublier à tout jamais l'idée qu'on pourra un jour être classe. Détester le Maroilles. Dormir.

 

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