Petites chroniques décalées et politiquement incorrectes sur le quotidien d'une famille de 4 enfants. Parce que les parents sont les superhéros de l'ordinaire.
Il en va des enfants comme des feuilles à l’automne.
Ils/Elles tombent.
Contrairement à la feuille qui tombe gracieusement, l’enfant, lui, se vautre comme une vieille bouse.
La feuille choit sans bruit. C’est normal, elle est décédée. On a rarement vu un mort papoter.
L’enfant, lui, se ratatine en hurlant, en beuglant (avant même de savoir s’il a mal ou pas d’ailleurs).
Quand l’enfant tombe, nous sommes sympa.
Nous n’attendons pas que le cantonnier vienne le ramasser.
Non, on se penche et on ramasse notre enfant hurlant-beuglant-bavant.
Donc, feuilles et enfants sont soumis à la loi de la gravité.
Loi qui fait qu’un corps est attiré par la Terre. (Les genoux de préférence, mais parfois aussi les mains ou plus original, les joues)
Alors que quand les feuilles tombent, on estime que ça n’est pas grave.
Quand c’est un marmot, il faut évaluer le degré de gravité, justement.
Et puis, vient le moment de contempler l’étendue des dégâts.
Tenter de calmer le marmot en minimisant :
Nan, mais ça n’est pas grave, ça va aller…
(Se dire que les enfants sont vraiment des chochottes)
Tourner autour du pot… et de la plaie.
Détester regarder les bobos tout frais avec des petits graviers sous la peau.
Avoir mal rien qu’à l’idée de soulever le pantalon.
Savoir que les bobos portent très mal leurs noms.
Ils peuvent être très laids, en réalité.
Être une vraie chochotte…
Et puis soigner, consoler, être une super guérisseuse, avoir le pouvoir de faire s’envoler les bobos.
Se dire que c’est une chance que les marmots soient tout petits, ça leur permet de tomber de pas trop haut.
Les adultes, eux peuvent tomber de haut… ça surprend, mais ça ne pourrit pas les genoux.
Les enfants tombent de préférence quand ils ont un nouveau pantalon super beau/une photo de classe (qui du coup ne le sera pas… classe).
Les grands, eux tombent des nues (mais pas tout nus, parce que en ce moment, ça caille).
Les enfants tombent, on les console, on les embrasse et ils retombent… on les embrasse…
Mais un jour, ils tomberont amoureux et ils embrasseront quelqu’un d’autre.
(D’ailleurs, c’est étrange parce que, quand on tombe amoureux, on a la tête dans les nuages, on est au 7ème ciel. On est totalement insensible à la loi de la gravité, du coup)
Et quand ils ne seront plus amoureux ???
Ils retomberont sur terre.
On sera là. On les accueillera à bras ouverts.
Pas sûre qu’on arrive à faire le coup du baiser-guéri avec les bobos de cœur.
Allez, hop, on like le profil FB !
(ouais, la cadette a freiné avec sa joue... c'est idiot... Bon, elle va bien, ça dégonfle et la croûte est jolie... comment peut-on dire qu'une croûte est jolie ?????)