Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 21:40

Une plage, du sable, du soleil, un léger vent... et un p'tit creux (ou une grosse envie) à combler.

 

L'aînée

Maman, maman, euh... j'ai pas pris mon goûter

(se douter de quelque chose)

La cadette

Maman, euh... j'ai super chaud

(commencer à comprendre, parce que à Bray-Dunes, même quand il fait super beau, la température excède rarement les 18 degrés)

Le benjamin :

Maman, euh... je t'aime !

(saisir définitivement en voyant la gamine de la serviette d'à côté avec un super kim cône vert pétard et rose fluo)

La petite dernière :

Mamamamamamamamama...

 

Bon, ok, se sentir investie de la mission G. L. A. C. E. (Grand Léchage Au Chocolat Et... tout ce qu'on veut comme parfum, oui, oui, même Vanille des îles (qui a sûrement été élaborée dans un laboratoire), Pistache de Pétaouchnok, Caramel au beurre aussi breton que moi je suis danseuse étoile, Violette (vraiment super violette), Spéculoos, Chicorée, Crème brûlée (mais comment il peut-être possible d'imaginer une glace-crème brûlée... et pourquoi pas une glace fondue savoyarde, tant qu'on y est, ou Lilas, Rhododendron voire même Camembert, Gigot de 7 heures ou Crevette, Frites-Moules... Bref, tous les parfums sont envisageables...)

 

Rassembler la marmaille capable de marcher (du coup, hop, là, j't'embrouille mine de rien et je n'embarque que 3 marmots).

 

Comparer les différents camions de glaces disponibles sur la digue avec le plus grand des sérieux.

 

Arrêter de comparer quand on saisit que l'aînée veut le super cône au chocolat avec un coulis de framboise qui coule au milieu qu'on ne trouve qu'au premier camion, que la deuxième veut la glace rose avec les bonbons humides et de toutes les couleurs qu'on peut manger quand on a fini la glace et qu'on ne trouve qu'au deuxième camion, quand au benjamin, il veut une glace, un point c'est tout.

 

Prendre une décision (c'est ça aussi, conduire une mission, c'est prendre des décisions et les assumer !)

On ira au 3ème camion qui fait des glaces soit en boules, soit un tortillon mou et déjà préfondu.

 

Profiter de la queue pour que chacun choisisse.

 

L'aînée : 2 boules, une vanille et une fraise avec un cornet biscuit.

La cadette : 2 boules cornet gaufrette avec pistache et café

Le benjamin : ???????????

Bon, vu le nombre de personnes devant nous qui veulent aussi une glace, il a bien le temps de se décider...

 

(dans notre grande magnanimité, on prendra une glace 2 boules Rhum-raisin et vanille pour le papa qui se coltine la petite dernière qui braille sur la serviette, parce que bien que n'étant pas marchante, ben, elle serait bien venue quand même... )

 

 

Enfin, nous touchons la Saint Graal du Cornetto, c'est notre tour !!

Récapituler mentalement la commande :

 

Bonjour, alors, on voudrait

une glace Vanille-Fraise cornet gaufrette

une glace Chocolat-Café cornet biscuit

 

entendre hurler : Mais noooooooooooon, c'est pas çaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!

(se sentir vraiment pourrie comme maman)

 

- Ben, commandez vous même, débrouillez-vous !(pffff...)

 

Laisser la cadette et l'aînée se dépatouiller avec la vendeuse.

Pendant ce temps, tâcher de comprendre ce que veut le benjamin.

 

Se dire qu'on se fait un peu arnaquer par sa progéniture quand on voit passer une glace « vanille-fraise-nougat-cornet biscuit » et une glace « pistache-café-truc bizarre, un peu violet-cornet gaufrette »

 

Maudire notre sens de la mémoire des boules de glace.

 

Entendre la vendeuse dire :

- Et toi, mon bonhomme, tu veux quoi ???

- Ben... euh... de la glace !!

- Ok, mais quoi ???

- De la GLACE !!!!!!!!

 

Reprendre les choses en main :

- Mon poussin, tu veux une glace à quoi ???

- A LA GLACE !!!!!

 

Trancher dans le vif :

- Chocolat ??

- Non !!! JE VEUX DE LA GLACE !!

(se demander ce qu'on a fait (ou pas fait) pour mériter ça)

 

Comprendre que la vendeuse commence à s'impatienter, sans parler des dizaines d'amateurs de glaces derrière nous.

 

- Bon, mettez une glace en tortillon à la vanille, ça ira bien comme ça !

 

Payer

embarquer la marmaille.

Avoir un éclair avant de s'extirper de la file.

Repasser devant tout le monde.

Faire un regard de cocker névrosé...

- Euh... j'ai oublié : Et une glace cornet biscuit rhum-raisin-vanille, s'il vous plait Madame.

- D'abord, c'est Mademoiselle et vous devez refaire la queue, parce que je suis en train de servir quelqu'un d'autre.

 

(détester cette vendeuse de glace et comprendre qu'elle soit « Mademoiselle »)

Réfléchir plus vite que l'éclair, demander au Monsieur qui est entrain de commander une glace au Nutella, s'il peut, contre financement, commander une glace Rhum-raisin-vanille cornet biscuit en plus. Faire notre plus beau sourire !

Donner les sous au Monsieur.

Sortir de la file avant que la vendeuse nous balance sa cuillère à boule...

 

Attendre que le Monsieur sorte de la file.

 

Constater que l'aînée gère sa glace à peu près correctement, si ce n'est ses cheveux qui volent dans le mélange vanille-fraise et qui du coup repeignent le haut de son tee-shirt en rose clair.

 

Chez la cadette, la boule un peu violette coule allègrement en suivant les doigts, le poignet, le coude pour goutter avec entrain sur les sandalettes toutes neuves. (oui, je sais, c'est crétin d'aller à la mer avec des sandalettes neuves mais c'est aussi crétin de faire du vélo avec des sandalettes neuves, d'aller à l'école avec des sandalettes neuves voire même de marcher avec des sandalettes neuves... n'est-ce pas en fait assez crétin d'acheter des sandalettes neuves... en même temps, l'avantage des sandalettes neuves c'est qu'elles ne le restent en général pas très longtemps...neuves, du coup ça règle le problème de la mer, de la glace, de vélo et même d'école. Passons )

 

Le temps de cette digression hautement intellectuelle a permis au benjamin d'avoir d'entamer sa glace par le bout pointu du cornet sans qu'on ait eu le temps d'intervenir...

 

(Va falloir que le benjamin fasse un stage « commando-glace », c'est un novice, tout à apprendre...)

 

Gestion du cornet troué du fond qui coule du haut et de bas en même temps... en réalité, totale non-gestion... laisser couler, sur le menton, sur les joues, sur le short, le tee-shirt, les sandalettes -ex neuves.

 

Mais pourquoi tu n'as pas commencé par la glace ????

Ben, parce que c'est froid !

Oui, bon, en même temps, c'est le concept de la glace.

 

(Va falloir que le benjamin fasse un stage urgemment)

 

- Mais, maman, ça coule !!!

Expliquer au benjamin que ça fait toujours parti du concept de la glace, ça se mange quand il fait chaud (parce qu'on doute que les inuits mangent des glaces...) et quand il fait chaud, il y a une réaction chimique qui fait fondre la glace qui du coup n'est plus froide.... du coup, on a le choix entre aimer le froid ou aimer être recouvert d'ex-glace)

 

Voir, enfin, 2 bras velus émerger, portant 8 cornets dont un rhum-raisin-vanille-cornet... gaufrette (pas grave, remercier quand même le monsieur)

 

Regagner le sable, atteindre le papa et la petite dernière qui n'a pas cessé de hurler.

Tendre sa glace au papa (qui la regarde en biais vu qu'il a la gaufrette en horreur, renoncer à expliquer...)

Filer un gâteau à la petite dernière qui a bien compris l'enjeu de la mission-glace

Ignorer le regard dédaigneux de la petite dernière qui a vraiment le sentiment qu'on se moque d'elle.

 

Comprendre qu'elle veut de la glace !!!!!

Demander à la cantonade, si quelqu'un veut bien laisser la petite dernière lécher sa glace.

N'entendre que le vent pour toute réponse...Réitérer la demande et voir le papa tendre sa glace.

Constater que la petite dernière, ben, le rhum-raisin, elle aime carrément ça .

(oh ! Pétard ! Est-ce qu'ils mettent du vrai rhum, dans la glace rhum-raisin ???? Se rassurer en se disant que vu que ce n'est déjà pas sûr qu'ils mettent de la vraie glace dans la glace, ça ne devrait pas poser trop de problèmes...)

 

Sentir qu'on reçoit un truc humide sur le bras droit...

Constater que le benjamin s'est mis, à la fois face au vent et contre nous et que du coup, toute la glace fondue volète joyeusement jusqu'à notre bras.

S'éloigner de 5 pas du benjamin.

 

Entendre un hurlement lugubre...

Voir la cadette arriver, couverte de sable, tenant une glace qu'on peut qualifier de glace au sable...

Consoler/essuyer... Filer un sous à la gamine pour qu'elle se racheter une glace (1 boule !!!!)

 

Regarder sa famille :

Voir un papa moyen ravi de partager sa glace avec la petite dernière, hilare et couverte de rhum-raisin-vanille, l'aînée, les cheveux emmêlés dans le cornet, la cadette, les sandalettes, le short... couvert d'un mélange violet-sable et le benjamin qui n'est plus qu'une flaque de vanille....

 

Se demander si on aime vraiment les glaces...

 

Et se souvenir que oui... en tous cas, les glaces on aimait ça, plus ça coulait, meilleur c'était !! (et les meilleures de chez meilleures, c'était quand même celles qui venaient du camion de glaces qui passait dans notre rue en faisant « gling gling gling » sur un air joyeusement niais... même si c'était exactement les mêmes skis vanille avec un simple enrobage chocolat qu'on avait dans le congélo de la maison... ben, celles du camion, c'était vraiment les meilleures... parce que c'était pas souvent...)

 

 

Sinon, les glaces, on aime bien ça...

Celles à la vanille, celles au caramel au beurre salé, celle à la pistache... mais pas celles à la fraise (ben ouais, quand on a 8 ans, qu'on mange avec délectation une boule fraise bien rose et qu'un adulte charmant vous explique que si la glace est rose, ce n'est pas grâce à la fraise, non, non, non ça, c'est comme de croire que le père noël existe... si la glace est rose, c'est à cause d'un colorant (bon, passe encore), obtenu grâce à des cochenilles écrasées. A 8 ans, on ne sait pas ce que c'est que des cochenilles (à 38 non plus d'ailleurs, parce que depuis, on a développé une certaine aversion pour les glace à la fraise, mais aussi pour les cochenilles)

 

Se demander quand même, avec le recul, si cet adulte pervers qui m'a dégoûté à vie de la glace à la fraise, si cet adulte a déjà mangé un ski à la vanille acheté au camion de glace qui fait gling-gling en passant dans sa rue... sûrement que non...

 

 

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Par 4enfants2bras - Publié dans : Qu'est-ce qu'on mange ?
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 21:58

 

 

(ouf ! Il était bien long ce titre !!)

 

Alors, voilà, comme beaucoup, on aurait adoré avoir de beaux meubles de famille, en bois massif, patinés par les années et qui ont une histoire à raconter... mais il faut l'avouer, déjà nos parents (et même nos grands-parents) ont des meubles qui viennent du sus-nommé designer suédois, et une chose est certaine, les commodes, tables à langer et autres lits superposés, n'ont aucun, mais alors vraiment aucun espoir d'être légué à nos enfants... ou alors, uniquement dans leur état originel : en kit (mais, en kit définitif)...

 

Toujours est-il que, quoiqu'il soit évident que nous soyons le cœur de cible du désigner suédois, nous sommes aussi fortiche, nous avons tout compris à leurs basses manœuvres pour nous faire acheter plein de trucs dont on a pas besoin...

 

Ruse n°1 pour déjouer les pièges du designer suédois : la liste !!!

  • un lit superposé pour la cadette et le benjamin

  • un matelas pour chacun (parce que, ouais, on est sympa !)

  • une passoire en plastique (parce que la jolie en fer a fini par rouiller)

  • et c'est tout ! Point Barre.

 

 

Et nous voilà parti, un soir après l'école (ben ouais, ça fait partie de la ruse... tout le monde va chez le designer suédois le samedi... donc, comme nous, on est super malin, on y va en semaine !)

Du coup, on ira vite et on va rentrer tôt (si, si, on y croit !!)

Hop ! Tout le monde dans le camion jaune.

 

(j'en vois d'aucun qui se demandent : est-ce une bonne idée d'emmener ses enfants dans un magasin de design suédois quand on en 4 ?? Ben disons, qu'on n'a pas toujours le choix et le benjamin et la cadette, eux voulaient l'avoir... le choix !)

 

Arrivée chez le designer suédois.

 

Ruse n°2 : ne pas prendre de caddie, ni même de sac jaune si pratique à remplir de trucs dont on a pas besoin (hé, hé... on maîtrise toutes les ficelles !!!!!)

 

Arrivée en haut de l'escalator :

Oh ! Mon Dieu, le designer suédois connaît notre addiction  pour les pois !!! Ne pas regarder les vases à pois rouges, non, ne pas les regarder, filer droit devant nous (ouais !!! on est une wineuse !!!)

Entendre cependant une petite voix dire : Oh ! Regarde ! Des vases à pois, exactement comme tu aimes (tâcher de faire taire cette petite voix)... mais la petite voix insiste et nous met le vase dans les mains (bon, faut dire que la petite voix en question a 9 ans et que c'est notre fille aînée qui connaît notre addiction pour les pois...)

Et la voix de reprendre : 6 euros, c'est pas cher !!!

(oh ! Pétard, ré-sis-ter !!!!)

Sourire... c'est gentil ma chérie, c'est vrai qu'il est beau, pas cher... mais a-t-on réellement besoin d'un vase (yes !)

 

Donner pour mission à notre troupe de rester groupée !

Le magasin de design suédois est un vrai labyrinthe (même que c'est fait exprès pour qu'on soit désorienté, qu'on perdre nos repères, qu'on faiblisse en passant 8 fois devant le vase à pois rouge... Il paraît que y'a des gens qui n'ont jamais trouvé la sortie et qui vivent ici...)

Donc, un seul mot d'ordre : groupir !!!

 

Allez, hop, hop, hop, tous en ligne, on avance et on ne zieute pas autour de soi...

 

Pour aller au rayon lit, il faut passer par le rayon enfant.

Et voilà, notre ligne groupir toute pourrie. Les enfants s'éparpillent comme une nuée étourneaux...

Le benjamin s'installe dans le fauteuil qui se ferme et qui tourne, la cadette, le fait tourner et on entend le benjamin hurler de rire !

 

GROUPIR !!!!

Reformation de la ligne (oh... une maison en forme en chapiteau trop beau... non, non, non, ne pas aller voir le prix ! Groupir !!)

 

Arriver au rayon lits superposés.

Regarder/comparer/se décider d'un commun accord avec les futurs occupants du lit pour un modèle en bois clair, pas trop cher et pas trop mal non plus.

Retourner l'étiquette : crotte de bique, sur fond rouge, c'est écrit noir sur blanc : contacter un vendeur.

Trouver tout de suite un jeune homme avec une belle chemise jaune (comme les sacs si pratiques !) : Oh yeah ! On est super vernie !!!

ah ! Non, Madame, moi, je m'occupe du rayon cuisine, je ne faisais que passer..

 

Rôh, zut de crotte !

Faire deux équipes : une qui cherche le vendeur préposé au lit superposés, l'autre qui reste à la borne « je peux vous renseigner »

….

…. … … … … (pétard !!!!!! il est où leur vendeur !!!!!)...

N'y aurait-il pas une planque dans le magasin où les vendeurs se cachent, ou alors, c'est un jeu... cache-cache-vendeur... ou alors... ou alors !!! Arrrrrgh ! Non, pervers de magasin de design suédois, tu caches tes vendeurs pour qu'on passe et repasse devant les vases à pois rouge !!!

 

Le voir enfin arriver...

suivi d'une respectueuse vieille dame..

Comprendre qu'on va encore devoir poireauter, parce que la vieille dame a aussi des renseignements à demander (et vu que c'est elle qui a trouvé le vendeur, elle a priorité)

 

Et elle met des plombes la p'tite vieille et que je te demande si tu l'as en rouge et que je te demande si tu l'as en vert...

Non mais, elle a pas bientôt fini la vieille !!!! On s'en tape de la couleur, nous on veut du bois !!!!

 

Constater que la marmaille n'est plus du tout groupir... Résister à l'envie de chercher la marmaille (doivent être au rayon enfant... ou avec leur papa... ne pas lâcher la place, ne pas lâcher la place !!!!)

 

Enfin, la vieille bique s'en va !

 

Expliquer au vendeur qu'on veut ce modèle-là, en bois !

Lequel ??? (salopard de vendeur... il sait que c'est imprononçable le suédois !!)

Montrer le lit de notre index !

Ahh ! Le Smoarlsyurng !!

Euh.. oui, c'est ça !!

On ne le fait plus.

Quoi ???????? Pas possible !!!

Sentir un gouffre s'ouvrir sous nos pieds... que faire... ne pas lâcher le vendeur...

Et vous l'avez en rouge ???

Non

Et vous l'avez en vert ???

Non

(sentir la queue s'allonger derrière nous...)

Bon, pas grave, vous avez quoi en lit superposé.

Ben, on n'a plus que Jurgblostguf...

Très bien !!! parfait !! Il est en bois ???

Non, en fer laqué...

Ha ! Et vous l'avez en rouge ??

Non

Et vous l'avez en vert ??

Non, ça n'existe qu'en blanc.

Ben, c'est parfait ! On adore le blanc !!

 

Repartir avec LA feuille à donner en caisse...

(donc, tout est à retirer après la caisse, sauf les sommiers : allée 19, place 13)

 

Croiser le papa (qui a des draps, des housses de couette dans les bras... ben ouais, un matelas, c'est bien... mais une couette et des draps, c'est pas mal non plus... Bon OK !)

Oh ! M**** les matelas !!! Regarder la queue devant le vendeur...

 

S'approcher, entendre : et vous l'avez en rouge ??? (hésiter à pleurer)

 

Voir le papa revenir l'air hilare : c'est en libre service, allée 12 place 28.

 

Récupérer la marmaille... trouver l'aînée et la cadette... mais pas le benjamin... (et pourtant, on a ouvert le fauteuil qui tourne avec la petite capote qui se referme... on a d'ailleurs fiché une trouille incroyable à une petite fille qui s'était cachée là... désolée, petite...)

L'appeler... l'appeler... sentir que notre sang quitte notre corps.
Se raisonner, ne pas paniquer... courir à l'accueil :

Expliquer...

Entendre la dame dire « la maman du petit... »

Trouver le temps long, long...

Voir le papa arriver avec le benjamin, un sourire jusqu'aux oreilles : il était caché dans le lit superposé.

 

Se sentir mieux ! Revivre ! Remonter l'escalator, attraper le vase à pois rouge au passage (pfff... on a eu peur... faut bien se réconforter...)

 

Quitter l'étage à labyrinthe... descendre au sous-sol à labyrinthe.

 

Ne toujours pas prendre les sacs jaunes, ni les caddies qui crient famine (en espérant, qu'on remplisse leurs ventres affamés).

 

Chercher une passoire en plastique, trouver des verres rigolos (tiens, on en a cassé plein ces derniers temps, et c'est pas cher).

 

Chercher une passoire en plastique, trouver des pinces en plastique pour fermer les paquets de céréales (c'est super pratique ça, et c'est pas cher !!!)

 

Chercher une passoire en plastique et trouver des torchons (rôh, les nôtres sont tout moches... et ils ne sont pas chers)

 

Chercher une passoire en plastique et trouver : des couettes pour les lits/des draps pour notre lit à nous/un filet malin pour ranger plein de trucs/un abat-jour en papier de riz/une tente en forme de cirque (ben, tiens, ils l'ont mise aussi au sous-sol... ils ont bien compris qu'on craquerait !!)...

 

Chercher une passoire en plastique et trouver un caddie !!!!!!!!!!!! (et même un sac jaune super grand)

 

Chercher une passoire en plastique et se souvenir qu'on avait dit qu'on aurait acheté une petite commode pour mettre les fringues de la petite dernière... hop, hop, remonter, trouver les références vite fait (si, si, c'est possible) : Allée 21 place 12 pour les tablettes intérieur, allée 34, place 2 pour les portes et allée 5, place 6 pour le caisson (sans rire, pouvaient pas tout mettre au même endroit ???)

 

Continuer à cherche la passoire en plastique et trouver plein d'autres trucs... pas chers.

 

Se diriger vers les allées 21, 34, 5... voir les piles de cartons super lourds s'accumuler sur le caddie.

 

Se retrouver face aux caisses : mais quoi !!!!!! Tout le monde aurait-il eu la même super idée que nous en venant en semaine ??? Les queues sont tellement longues qu'on a l'impression qu'elles se croisent, tournent sur elles-mêmes...

 

Poireauter un temps infini en berçant la petite dernière/interdisant au benjamin de monter sur le tas de cartons/obligeant l'aînée et la cadette à rester dans un périmètre raisonnable.

 

Arriver à la caisse, tout déballer (et acheter notre 12ème sac bleu... ça nous fera une belle collection), avoir l'impression de n'avoir pas bien compris le montant annoncé par la caissière :

Tout, ça vous êtes sûre ???

Ben, ouais, tout ça...

 

Poireauter encore et toujours pour récupérer le reste des cartons.

Comprendre que, bien que notre camion jaune soit assez grand... ça va être chaud pour tout caser.

 

Caser comme on peut tous les cartons (en faisant super gaffe à notre super vase à pois rouge)

Expliquer à la cadette (qui est obligée d'être tout en biais, coincée par ce qu'on pense être les montants du lit) qu'on n'habite pas loin et qu'elle sera super contente d'avoir son super lit...

 

Rentrer.

Expédier le repas et expédier aussi les marmots au lit, vite fait, bien fait.

 

Se servir un verre de vin pour se donner du baume au cœur pour l'ouverture des cartons.

 

Oh ! Pétard ! On va devoir visser toutes les lattes de 2 sommiers et il y en a une tripotée, de lattes (avaler le verre de vin d'un trait).

 

Deux ateliers : un montage de lit, l'autre montage de commode et le salon disparaît sous les cartons et autres feuilles de montage.

 

Regarder rapidement le guide montage. Tâcher d'être méthodique : repérer les pièces.

Comprendre à peu près de quoi il s'agit. Comparer les pièces et de dessin et se dire que quand, le mec qui fait les dessins, ben il est pas super balèze, parce que ça ne ressemble pas bien...

 

Ne pas comprendre la différence entre les vis E1 et E2 et pourtant, il doit y avoir une différence. Réfléchir... si ça se trouve c'est dans le sens de vissage ???

Laisser tomber la question des vis, on avisera !

S'attaquer aux lattes.

 

Galèrer  parce que les trous ne sont pas en face...

 

Gérer les effets du vin avalé trop vite.

Renoncer aux lattes, trop casse-pieds

Ouvrir le carton du cadre du lit. Le refermer aussi sec.

 

Prendre un 2ème verre de vin.

Attendre qu'il fasse son effet.

Constater que maintenant, on comprend super bien le suédois.

Voir l'air dubitatif du papa...

Saisir qu'on a rien saisi : les lattes sont toutes à l'envers (ben oui, fallait mettre le côté rainuré vers le haut... enfin ! C'est évident).

Renoncer à faire tenir le morceau A avec le morceau B tout en vissant le morceau C.

Maudire le designer suédois et ces modes d'emploi qu'on y comprend rien et qu'il nous faudrait réellement 2 bras de plus pour tout faire tenir ensemble... un cerveau doté du sens pratique ne serait pas un luxe non plus (ou alors, juste un cerveau qui aurait la même logique que les suédois... parce que, en fait, le vin, raisonnablement, ce n'était pas une si bonne idée que ça !)

 

Renoncer tout court... se dire que demain sera un autre jour (et que de toutes manières, c'était très sot d'essayer d'assembler le lit superposé dans le salon, parce qu'il semble évident qu'il ne passera pas les portes...)

Monter uniquement la super tente-chapiteau des enfants et y parvenir (ouais !! c'est bon pour l'ego... qui se contente de peu !)

Laisser le salon dans un état proche Hiroshima après la bombe A...

Se coucher et rêver de vases à pois.

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Par 4enfants2bras - Publié dans : Décoration d'intérieur
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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 22:06

 

 

Flash-back d'il y a un an... tout pile !!

 

D'abord, c'est vrai qu'on avait promis... c'est que, enceinte de 8 mois, on avait dit :

- Mais oui, je vais vous emmener à piscine... bientôt...

 

Ensuite, c'est vrai qu'on a accouché d'une crevette bien rose... alors la promesse a attendu.

 

Dans le même temps, les grands se sont impatientés.

 

Constater que c'est dingue comme en 3 secondes, les enfants peuvent oublier qu'on leur a demandé de ramasser leurs fringues qui traînent dans la salle de bain alors qu'ils peuvent retenir très, très, très (vraiment très) longtemps qu'on a promis qu'on irait à la piscine/chez Margot/manger une glace/au ciné/manger des frites...

 

Bon, une promesse ça se tient, question de principe/d'honneur.

 

Alors, on s'y colle.

Allez hop, aujourd'hui c'est pistoche !

 

Dans un premier temps, trouver un maillot dans lequel on rentre (un mois après l'accouchement, on y croit à fond !!).

Être honnête, le seul dans lequel on rentre, c'est le maillot de grossesse.

Être super positive (faut se faire du bien) : hé bé, ça nous donnera une occasion de le rentabiliser... un peu...

 

Prendre un sac, mettre 4 serviettes, le nécessairere de récurage (shampoing, gel douche, brosse, crème...), les 3 maillots des enfants et le notre maillot de grossesse (bouhouhouhouhou), les brassards... euh... tout ça dans un sac, ça ne rentre pas.

Changer d'option : prendre 4 petits sacs et obliger chaque gamin à porter son bardas (avec maillot, serviette et matériel de plongée (lunettes) ou de flottabilité)

 

Allez, zou, on y va ! (en guise de zou, on rassemble la troupe, on vérifie une ultime fois que tous les maillots sont dans les sacs...)...

Zou + 12 minutes, on embarque !

 

Débarquer la troupe devant la pistoche, les 3 grands à pied et la toute petite dernière dans son cosy.

 

Passage en caisse : hé, c'est cool... hum, cool n'est peut-être de bon aloi quand on rentre dans une piscine, disons que c'est chouette, parce qu'on est 5 et qu'on ne paie que 1 entrée et demi... Ouais ! On adore avoir l'impression de faire une super affaire !!!!

 

Répartir la marmaille dans des cabines (parce que même en rentrant notre ventre, on ne tient pas à 1 maman, 3 marmots et un bébé avec son cosy dans une seule cabine).

 

Mettre les 2 grandes dans une cabine attenante à la notre (hé, hé, on est maligne, quand on veut !).

Répartir le reste de de la marmaille... avec nous même. (bon même à 1 marmot, 1 maman qui n'en plus de rentrer le ventre et 1 bébé dans son cosy, ben, une cabine de piscine, ça semble d'un coup vraiment, vraiment riquiqui).

 

Installer le benjamin en équilibre sur le mini banc de la cabine (que personne ne peut s'asseoir dessus et qu'on vient de comprendre à quoi ça sert... à installer à marmot pour rentrer plus nombreux dans une cabine).

 

Déshabiller le benjamin tout en entendant les filles râler, débattre pour savoir à qui est le maillot bleu (bon, OK, c'est notre faute, on a commis l'énorme erreur d'acheter 2 maillots identiques mais pas à la même taille...).

Demander à l'aînée de passer un maillot sous la cloison.

Poireauter...

Bon alors, ce maillot ???

Ben, je te le tends depuis au moins 10 minutes

Bon, d'abord, 10 minutes, ça n'est pas possible, il y a 10 minutes, on était encore dans la voiture et puis, tu le tends du mauvais côté...

 

Voir le maillot apparaître, chercher l'étiquette... oh ! Pétard à mèche, on ne voit plus la taille.

Tendre le maillot à bout de bras pour estimer la taille. (tout en retenant le benjamin avec notre pied droit pour ne pas qu'il se ratatine sur la petite dernière... constater qu'on a encore le sens de l'équilibre).

 

Entendre la cadette dire : ça y est ! Je suis prête !!

Dire à l'aînée d'enfiler le maillot restant (tout en le glissant sous la bonne paroi)

Déshabiller/mailloter le benjamin.

Entendre la toute petite dernière chouiner.

Comprendre qu'elle crève de chaud (ben oui, il fait au moins 35 degrés... on le sent vu que nous, on a toujours notre gros pull et qu'on a vient de réaliser des prouesses acrobatiques digne de cirque du soleil.

 

Sortir le benjamin de la cabine, le confier à ses soeurs.

Mettre la toute petite dernière en body.

Enfiler notre maillot le plus rapidement possible. (même en rentrant le ventre au risque de frôler l'asphyxie, se rendre à l'évidence, ce maillot de grossesse nous va super bien... arrrrrrgh ! Monde cruel !)

 

Réussir enfin à sortir de la cabine.

Éviter de pouffer en voyant que les 2 grandes ont interverti leur maillot et surtout ne rien dire (oui, on est perverse, mais rien qu'à l'idée qu'elles doivent se changer et prendre 3 plombes à intervertir leur maillot, on  préfère les voir comme ça... une avec le maillot qui baille et l'autre avec les fesses... qui baillent).

Choisir 2 casiers, engouffrer le moins mal possible toutes les fringues + trucs inutiles au bord de la piscine.

Tout ressortir parce qu'on a mis notre sac avec le porte-monnaie dans le fond. On est gourdasse parfois (parfois seulement, hein !)

Trouver le sac, le porte-monnaie et notre unique pièce de 1 euro...

Crotte de bique !

Hésiter un instant à aller faire de la monnaie à la caisse... mais un instant seulement... L'idée de se retrouver en maillot de grossesse dans le hall ne nous séduit que fort peu.

Bourrer à mort un unique casier, filer à la douche.

 

Réaliser qu'on n'avait pas anticipé les douches avec le cosy et la toute petite dernière dedans.

Laisser le bébé devant les douches, mettre la marmaille sous l'eau en restant sourde aux protestations diverses type : c'est chaud/c'est froid/c'est mouillé...

Prendre la douche la plus rapide du monde.

 

Aller rechercher le bébé, embarquer tout le monde près des bassins.

 

Mettre le cosy au bord, mais pas trop. A la distance juste pour être à porté d'oeil sans être à portée d'eau.

 

Distribuer les lunettes aux grandes et les brassards au benjamin.

Oh ! Purée de pois, les brassards !!! Dans le casier, les brassards...

 

Expliquer au benjamin que les flotteurs... ben, faut oublier et prendre conscience qu'on va gaufrer le benjamin pendant toute la séance.

 

Mettre les filles à l'eau.

 

Bilan flottabilité de l'aînée : pas top... Comprendre qu'on aurait pas du attendre si longtemps avant de tenir notre promesse... dire que cette enfant a pris des dizaines de leçon de natation... et qu'elle nage très bien... sous l'eau... bloup, bloup, bloup

 

Bilan flottabilité de la cadette : être franche, honnête, lucide et objective : la gamine a un potentiel flottabilité équivalent à celui d'une brique... entrevoir le bras que va ça va encore nous coûter en leçon de natation. Il est évident que quand la petite dernière saura enfin nager, le maître-nageur pourra nous inviter dans la résidence secondaire aux Seychelles, résidence payée uniquement grâce aux leçons données à notre progéniture...

 

Bilan flottabilité du benjamin : euh... disons que la comparaison avec une moule peut sembler assez juste. Une petite moule qui s'agrippe à son rocher maternel avec ses petits ongles pointus (chouette, on va avoir le dos zèbré, peut-être l'occasion de lancer une tendance).

Regretter, regretter amèrement d'avoir oublié les brassards dans le casier.

 

Après 8 minutes de non flottaison, la petite moule a pris une jolie teinte bleue. Négocier âprement une sortie de l'eau avec la moule bleue qui claque des dents.

 

Sortir de l'eau en emmenant notre petite moule avec nous. L'envelopper dans 3 serviettes,

L'installer à côté de la toute petite qui roupille dans son cosy (charmante enfant)

 

Aller rejoindre l'aînée et la cadette qui sont manifestement en train de boire toute la piscine.

 

Barboter 10 minutes avec les grandes et être sortie de l'eau par les hurlements du benjamin (qui se moulissise sur le bord de la piscine) et de la petite dernière, qui manifestement n'est plus endormie.

 

Comprendre que le benjamin est en train de crier sur les baigneurs parce qu'ils mettent de l'eau partout (non, mais, il est gonflé celui-là ! Et dire que c'est ce même gamin qui est incapable de prendre un bain, s'en en mettre les trois/quart sur le carrelage de la salle de bain).

 

 

Sortir la marmaille de l'eau. Se rediriger vers les douches et constater que, au vue de l'encombrement, il y aura vraisemblablement, un cours d'aquagym fort fréquenté dans 3 minutes...

Regarder toutes les bonnes dames qui vont faire du bien à leur corps. Se visualiser mentalement avec notre marmaille plus ou moins bleue, notre cosy au bout d'un bras et les sacs plein de serviettes humides, de shampoing qui ne piquent pas les yeux, de lunettes (mais définitivement pas de brassards) et notre maillot de grossesse.

Assassiner mentalement et par anticipation la première qui dira « oh ! Vous attendez un petit cinquième »

 

Et puis, voir les dames qui nous regardent et qui disent :

- Ben, vous en avez du courage d'aller à la piscine avec tous ces enfants, moi, j'en n'ai que 2 et je ne les emmène jamais en même temps (et constater que les 12 autres dames opinent du chef).

 

Se sentir alors super balèze... superman, à côté, c'est de la gnognotte... d'ailleurs, on ne va pas à la piscine avec des collants et une cape (et puis nous, on sait que le slip, ça se met sous le collant et pas l'inverse... et en plus, superman, il peut aller se rhabiller, parce que c'est bien beau de savoir voler, mais est-ce qu'il est capable de nager avec un gamin-moule agrippé dans le dos, hein ?? Ben, non et si ça trouve, superman, il emmène jamais ses marmots à la piscine municipale)

 

Remettre les mômes sous la seule douche dispo. Faire l'aller-retour petite dernière dans le couloir/enfants mousseux sous la douche.

A entendre les hurlements de la cadette et confirmer que le shampoing qui ne pique pas les yeux, pique en fait carrément les yeux.

 

Tâcher de rincer approximativement tout le monde.

Renoncer à nous savonner et même à nous rincer parce que la petite dernière hurle (c'est sûr, on va crever, dévorée par une mycose géante qui est sûrement en train de pénétrer notre corps par les zébrures de notre dos).

 

Retourner aux cabines, repartir les enfants transis de froid.

Ouvrir le casier, se prendre l'ensemble du contenu sur les pieds (et retrouver les brassards, chouette !). Ramasser les fringues et constater que notre tee-shirt trempe généreusement dans une flaque, re-chouette !

Tâcher de donner à chaque enfant les culottes/maillots de corps/chaussette... qui leur correspondent.

 

Recomposer les équipes-cabine comme à l'aller.

Sécher le benjamin toujours aussi bleu. Lui demander de faire l'effort d'enfiler au moins son slip et son maillot de corps... pendant qu'on tente d'essorer notre tee-shirt...

Le voir se bagarrer avec le sus-nommé maillot de corps et l'entendre hurler (bon, en même temps, vue la taille de la cabine, on doit être à 28 cm de la bouche de cet enfant) :

- maman !!!!!!!!! Mon maillot de corps, il ne veut pas que je rentre ma tête !

 

Renoncer à essorer notre tee-shirt.

Goutter un peu sur la petite dernière dans son cosy.

En finir avec le benjamin.

Entendre : Maman, je peux te voir toute nue !!!

S'arrêter net.

D'une, on n'est pas encore toute nue, de deux, on ne voit pas la tête hilare de la cadette passer sous la paroi de cabine... Oh ! Punaise, elle s'est gouré de côté.

Et entendre l'aînée pouffer et chuchoter (elle est charmante cette enfant) :

- Psssssst, c'est pas le bon côté.

Prier pour que la dame de l'autre cabine ne se soit aperçu de rien.

 

Refiler le benjamin habillé à ses sœurs, dans le couloir.

Rempapilloter la petite dernière.

La virer aussi dans le couloir et dans son cosy aussi.

Chercher une serviette non mouillée et oublier... parce qu'on eu le temps de sécher.

S'habiller le plus vite possible.

Sortir de la cabine avec le tee-shirt mouillé, les cheveux mouillés aussi.

 

Sortir de la piscine.

Embarquer toute l'équipe dans la voiture.

Entendre l'aînée dire :

C'était supeeeeeer !!! On y retourne quand ?????

 

Ne rien dire... ne surtout pas promettre, mais se dire mentalement que oui, on y retournera !

(mais seulement quand on rentrera à nouveau dans notre maillot !!!!)

 

P1050923.JPG

Par 4enfants2bras - Publié dans : Record battuuuuuuuuuu !
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 23:09

 

 

C'est comme ça, on n'y peut rien, on aime cette chanson de Maxime Leforestier. Du plus loin qu'on s'en souvienne, on l'a toujours aimé, comme la nostalgie de quelque chose qu'on n'a même pas vécu...

 

Et puis, y'a eu un coup de fil... Une voix qu'on connaît bien et qu'on n'a pas entendu depuis trop longtemps.

 

La veille, 21h03

- Hé ! Salut ! On est sur le pont de Normandie, on arrive demain, vous êtes dispo le soir ???

Ne même pas réfléchir, répondre :

- bien sûr !

Yeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeees, nos vieux potes qui habitent à perpet' et qu'on ne voit jamais-jamais-jamais !!!!

 

La veille, 21h06

Réfléchir...

Bon, le lendemain, on a une réunion le matin, les gamins ont respectivement gymnastique/cirque/sieste/anniv' d'un pote au bowling et le frigo est aussi plein qu'un supermarché polonais dans les années 80.

 

La veille, 21h12 :

Organiser, planifier... euh... renoncer à planifier, se contenter de se dire que l'essentiel c'est de se voir et de partager un bon moment à défaut d'un bon repas.

Et puis, se souvenir que du temps où on était presque encore des adolescents, un vieux saucisson, un bout de pain et une bière et c'était le bonheur.

Se surprendre à chantonner :

« On se retrouve ensemble
Après des années de route
Et on vient s'asseoir
Autour du repas
Tout le monde est là
A cinq heures du soir »

 

Et se dire que c'est tout à fait ça !!!

On vit dans une maison presque bleue, adossée au trottoir (et c'est déjà pas mal).

 

 

Le lendemain qui est aussi fatalement le jour même : 19h53

Sauver les apparences

Griller du pain acheté vite fait en revenant de la réunion et qui est, selon toute vraisemblance de la veille.

Faire une tentative de réanimation d'une botte de carottes.

Renoncer à la résurrection des radis.

Envoyer l'aînée et la cadette soudoyer la voisine pour lui emprunter un peu de beurre.

Retailler le morceau de mimolette pour lui donner un aspect presque présentable.

Mettre au frais les canettes de bière qu'on a amoureusement acheté à la supérette du coin. Parce que les canettes de bière, c'est bon pour la nostalgie !

Trancher le saucisson sec qu'on avait dans le frigo (yes !)

Exhumer du fond du placard une terrine de sandre à la coriandre achetée, en vacances, 3 ans auparavant et qui, oh miracle ! est encore consommable jusqu'à la fin du mois.

Enfiler des fringues pas trop pourries.

Se mettre un coup de peigne.

Briefer les gamins : Vous dites bonsoir, vous restez 5 minutes et vous MON-TEZ ! (parce que non, les enfants ne font pas partie de notre soirée nostalgie... d'ailleurs dans la maison bleue, y'a des cheveux long, de la guitare, on se roule dans l'herbe, mais il n'y pas de marmots)

Par prudence, mettre les mioches en pyjama (malgré les protestations de l'aînée qui hurle que à son âge, c'est trop la honte d'être en pyjama quand des invités arrivent).

 

Le jour même, 20h17, attendre les invités

 

Le jour même, 20h36, attendre les invités et gérer les gamins qui ont décidé de hurler/de se taper/faire une pyramide humaine/lancer des billes dans l'escalier/nous aider à mettre la table avec de la dînette... (se dire que pour le « à 5 heures du soir, tout le monde est là », ben, c'est râpé... en même temps, on sait que nos vieux copains sont aussi affublés d'une charmante marmaille et que charmante marmaille et potes dès 5 heures du soir, c'est moyennement compatible...

 

Le jour même, 20h43 :prévenir les marmots que s'ils ne s'assoient pas tout de suite immédiatement sur le canapé en silence, on monte les coucher dans la minute. Et oui, on veut voir aussi les fesses de petite dernière sur le canapé, y' pas de raison.

 

Le jour même, 20h44 : on sonne !

(parce que dans notre maison pas tout à fait bleue, on ne frappe pas, naaaaaan, on sonne (parce que avec les enfants qui braillent, si on frappe, ben, on entend pas et puis, la clef, on ne l'a pas jetée, parce que sinon, pour rentrer, ben, c'est un peu compliqué...)

 

Ouvrir, s'embrasser, être super content de se revoir, enfin !

Se dire qu'on n'a pas changé (bénir le fait que l'ampoule de l'entrée soit cramée et prier pour que les enfants n'aient pas allumé le plafonnier moche du salon).

Faire entrer les potes.

Demander aux gamins de se lever pour dire bonjour.

Faire semblant de ne pas entendre l'aînée soupirer et marmonner « faudrait savoir ce que tu veux ».

 

21h12 : coucher toute la marmaille qui proteste, proteste, proteste...

Rester ferme ! C'est Notre maison presque bleue, on fait ce qu'on veut, non mais !!!

 

21h14 : redescendre et s'apprêter à profiter de notre soirée « nostalgie de la maison bleue adossée à la colline ».

Laisser le choix aux invités entre une bonne vieille bière à la canette et un vin plus que correct.

Comprendre qu'on va pouvoir remettre toutes nos canettes dans leur pack...

 

21h26 : remonter voir les gamins qui font le foin et être suffisamment persuasive pour ne plus avoir à remonter (d'ailleurs, on est sûre que la maison bleue, c'est un plein pied et que personne ne monte le samedi soir pour demander aux marmots de dormir !!!!!)

 

21h43 : se souvenir en bonne compagnie et en buvant du vin

 

Raconter nos plus belles soirées (et dire qu'on pouvait se coucher à 4 heures du matin en ayant bu au moins une douzaine de bières et ressembler à quelque chose le lendemain, constater que maintenant en se levant à 4 heures pour bercer la petite dernière/moucher le benjamin, rassurer la cadette ou soigner l'ainée, ben, on ne ressemble à rien le lendemain, même si on a rien bu d'autre que de l'eau qui pique, parce que les bulles, c'est festif)

 

Parler des concerts qu'on allait voir, au moins 3 fois par mois (euh... chercher le dernier concert qu'on a vu... euh... euh... la chorale de l'école, ça compte ??)

 

Rire en se remémorant les nuits où à 3 heures y'en avait un qui lançait « et si on allait à la mer » et prendre la voiture, aller à la mer, sortir de la voiture et constater que la plage de Dunkerque à 4 heures du matin, ben, non seulement ça caille, mais en plus, dans le noir, ben, en fait, on ne voit pas la mer et remonter dans la voiture et repartir aussi sec. (et dire que maintenant, pour la moindre expédition à la mer, on s'y prend 6 jours à l'avance, le temps de retrouver les bottes dans les bonnes pointures, les K-way, les maillots de bain au cas où il ferait beau, anticiper les sandwichs, l'eau, le liquide physiologique pour le sable dans les yeux, les serviettes, les couches, le parasol, le pare-vent, les seaux, les pelles, les moules, les gâteau pour la route...)

 

 

00h23 : continuer à se souvenir et sortir les canettes (yes !), parce qu'on a bu tout le vin

 

Se souvenir des vacances où les outils les plus essentiels étaient quand même l'ouvre bouteille (encore que, pour les canettes, on en a connu qui les décapsulaient avec les dents... ) et l'ouvre-boite, parce que manger du cassoulet froid, à même la boite, ben, ça ne nous perturbait pas plus que ça (se demander ce qui a pu se passer pour qu'on change au point de prendre notre oreiller personnel qui va bien pour dormir dès qu'on part en déplacement, sans compter que repérer les endroits où on est susceptible de ne pas trop mal manger, nous semble être le minimum vital)

 

Parler des soirées où on chantait : « Nageant dans le brouillard, Enlacés roulant dans l'herbe, On écoutera Tom à la guitare, Phil à la kena jusqu'à la nuit noire » (euh, c'est quoi une kena ??). (dire qu'il est hors de question qu'il y en ait un qui sorte une guitare ou qui même l'idée de chanter un peu fort, parce que ça risquerait de réveiller les gamins et que de chanter des berceuses, là maintenant, on n'en a pas envie, parce que on ne sait même pas si ça existe des berceuses à la kena et que là, y'a personne qui s'appelle Phil dans le coin)

 

Et continuer à parler du temps d'avant, «  D'un qui reviendra dans un an ou deux, Puisqu'il est heureux on s'endormira » et rire, s'émouvoir du temps qui a passé, aimer se sentir encore presque que comme une grande ado vers 2h35..., l'effet cessant immédiatement vers 2h57 quand la petite dernière se met à brailler et que les copains ont décidé de rentrer avec leur charmante marmaille, parce que le lendemain, ben, on ne pourra pas dormir... et voir la maison bleue disparaître dans les limbes de nos souvenirs... jusqu'à la prochaine fois où on se verra.

 

 

Aller se coucher en pensant au temps où on avait tous des cheveux longs, comme dans la chanson de la maison bleue qui est : « Peuplée de cheveux longs, De grands lits et de musique, Peuplée de lumière, Et peuplée de fous, Elle sera dernière, A rester debout. »

(Pour ce qui est des grands lits, le seul grand, c'est le nôtre, mais il nous arrive d'être assez nombreux dedans, quand le benjamin fait un cauchemar en même temps que dernière sort une canine... Concernant la musique, on se contente de la berceuse de Brahms, de la boite à musique, pour la lumière, on a un super champignon, très beau qui veille sur le sommeil de charmants petits quand ils sont dans leur lit, pour les fous, on estime qu'on est servi, en revanche, pour ce qui est des cheveux, constater que le dernier de nos copains a coupé les siens il y 6 mois et prendre conscience qu'en fait, on n'a plus vraiment l'âge d'être dans la maison bleue, ou alors, c'est peut-être qu'on n'a pas encore l'âge... en tous cas, la maison bleue, ce n'est pas compatible avec les marmots)

 

Le lendemain de la veille, 06h45, se lever... contre notre volonté.

Regretter d'avoir couché les enfants tôt, si on les avait laisser traîner, peut-être qu'ils se seraient réveillés plus tard... peut-être... (et ne définitivement pas comprendre pourquoi en semaine, on est obligé de secouer les gamins pour qu'ils se réveillent, alors que le week-end, ils sont frais et dispo avant 07h00...)

Constater que près de la poubelle, il y a plus de bouteilles de bière que de jus d'orange...

 

 

06h56 :

L'aînée : Hé, hé, maman, maman, tu m'écoutes ???

La maman qui avait oublié les ravages de l'alcool et l'effet d'écho que ça produit le lendemain : Mmmmm, je t'écoute.

L'aînée : tu sais ce que c'est un potager ????

La maman : ?????????????????????????????????????????????????????????????

L'aînée, qui se bidonne : ben, c'est un vieux copain !!!!

La maman : ????????????????? (comprendre le subtile jeu de mots, faire semblant de trouver ça hilarant)

(et pleurer sur les ruines de notre maison bleue : bouhouhouhou !!! songer à interdire les carambars et leur blagues nazes dans notre maison vraiment pas tout à fait bleue)

 

(je vous garde le descriptif de lendemain de la veille pour la prochaine fois... je ne vais vous déprimer pour commencer la semaine en vous racontant comme ça a été dur de survivre à ce dimanche avec un mal de crâne intersidéral et des enfants qui ressortent la caisse à instruments de musique... ahhhhhhhhhhhhhhhh, non, pas le tambour et put**** c'est quoi une Kera ?????)

 

(et une spéciale bise à Mano, Isa et Sofia (la charmante marmaille) et un bécot à Manu !)

(je mets une photo demain... je ne trouve plus le super dessin de maison bleue que les filles ont fait cet aprèm... du coup, je vous mets Maxime...)

 

 


 

 

Par 4enfants2bras - Publié dans : C'est la fête !
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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 22:31

 

Nos enfants, on les aime... mais, y'a des fois où on les aime plus en photo qu'en vrai.

 

(ben quoi, quand on a passé un journée pourrie avec que des trucs pénibles, comme renverser son thé sur le document de 25 pages qu'on vient juste d'imprimer sur du papier trop beau et dont il ne nous reste plus que 7 feuilles, marcher dans une crotte de chien juste avant de monter dans la voiture, aller à la piscine entre midi et deux et se rendre compte, une fois qu'on est déshabillée, dans la cabine, qu'on a oublié son maillot sur l'étendoir dans notre salle de bain)... Une journée pourrie, quoi !... Alors, quand on récupère nos marmots déchaînes et grognons et qui ont aussi passé une sale journée, qui n'ont pas envie de : Faire leurs devoirs/se laver/arrêter de hurler/ vous lâcher 2 minutes/manger des brocolis, ni des pâtes non plus/aller dormir...

Ben, oui, ces soirs-là, nos charmants enfants, on les préfère en photo.

 

Faut dire que des photos de nos lardons, on en a au moins 4 boites à chaussures (en 17-23-26 et 31) en attente de tri et de collage dans un album...

 

Remonter quelques années en arrière :

La naissance de l'aînée : découverte du numérique

L'aînée + 2 minutes et hop, photo du bébé dégueu posé sur notre ventre

L'aînée + 3 minutes : photo du bébé avec un petit chapeau fabriqué par la sage-femme avec un morceau de tissu noué au bout

L'aînée + 3 minutes 22 : photo du bébé avec les yeux ouverts...

L'aînée + 22 heures : photo du bébé à 3 heures du matin, parce qu'elle vient d'arrêter de hurler, et ça s'immortalise.

...

L'aînée + 24 heures et 12 minutes : 1 jour !! Ouais, ça vaut bien une petite photo.

 

Et le pauvre marmot est non stop sous les flashes, ceux de l'appareil de ses parents, ceux des grands-parents, des tontons, des tatas, des copains, du photographe officiel de la maternité...

 

Et toutes ces photos sont classées, par date, par jour même. Rangées dans la boite des premières chaussures de l'aînée.

Les meilleures sont amoureusement collées dans un très bel album hors de prix, elles sont rangées par dates et même par thème.

On a l'aînée avec des pyjamas de toutes les couleurs.

On l'a avec des bonnets sur la tête, parce qu'on trouvait ça rigolo.

L'aînée avec des fleurs du jardin, parce qu'on trouvé ça joli.

L'aînée avec son papa, dans ses bras, sur les genoux, sur les épaules, la tête en haut, la tête en bas.

L'aînée qui dort dans son siège auto avec un casque de vélo, parce qu'elle n'avait pas voulu l'enlever.

L'aînée qui rit, parce qu'on aime ça.

L'aînée qui pleure, parce qu'on est assez sadique pour faire des photo d'une môme qui braille. (ou alors on est maso)

L'aînée à 4 pattes, parce qu'on est fière.

L'aînée qui mange avec sa cuillère toute seule, parce qu'on attendait ça avec impatience.

L'aînée avec son doudou, parce que c'est trop choubidou.

L'aînée, l'aînée, l'aînée, l'aînée.

 

Au moins 400 photos de la première année de l'aînée. (sans compter celles qu'on n'a pas prises nous même)

 

 

Et puis la cadette est née :

La cadette + 10 minutes : 1ère photo, cette fois, on a attendu que tous les morceaux n'appartenant pas réellement au bébé aient été enlevés.

La cadette + 15 minutes : avec son papa et sa maman... photo prise par la gentille sage-femme, qui a même pensé à dire au papa d'enlever son calot en papier.

 

La cadette + 4 heures : avec sa sœur aînée. Nos 2 filles !

Photographier la cadette avec autant de plaisir que l'aînée, mais avec une fréquence moins frénétique.

 

Et ces photos sont rangées par...mois. Rangées dans une boîte à chaussures..

Les meilleures, on les a amoureusement collées dans un album..

A peu près 200 photos de la cadette la première année.

 

 

Et le benjamin est arrivé :

Le benjamin + 1 heure, avec le papa (ben quoi, c'est pas facile de faire des photos en même temps qu'on nous recoud une césarienne)..

Le benjamin + 1h30, avec le papa toujours.

Le benjamin + 3 heures : avec ses 2 sœurs, et on est fière de notre fratrie.

 

Photographier le benjamin à chaque fois qu'on y pense et qu'on a une main libre pour attraper l'appareil. Ne louper aucun des moment clef.

 

Et ces photos sont rangées dans une boite à chaussures... enfin dans une demi boite à chaussure.

Se dire qu'on a réussi à capter la quintessence de la vie de cet enfant.

Et dans le bel album, on n'a collé que... le premier mois.

(mais on compte bien s'y coller à nouveau)

 

 

 

Et la petite dernière est arrivée !

La petite dernière + 30 secondes : on a repris nos anciens réflexes et on a investi dans un nouvel appareil (pas vraiment reflex, mais presque...)

La petite dernière avec ses frères et sœurs, être impressionnée par notre fratrie.

Tenter de ne rien louper de la première année de la petite dernière.

Constater qu'il y a plein de photos où on voit, au premier plan, le nez de l'aînée, le bras de la cadette, le pif du benjamin et derrière, la petite dernière...

 

Et ces photos sont rangées dans une boite à chaussures virtuelle sur notre ordinateur.

Et finir par investir dans un bel album... qu'on remplira bien un jour !

 

 

 

 

Et trouver une ancienne boite à chaussures en 42, en farfouillant dans une maison qui n'est plus la nôtre.

L'ouvrir et trouver, une série de photos, même pas classées, ni par année, ni par thème ou par taille.

 

Se revoir en communiante, on nous aurait bien donné le bon dieu sans confession.

 

Se voir bébé avec les cheveux dressés sur la tête et comprendre toutes mésaventures capillaires que nous avons avec la petite dernière.

 

Voir des photos de la famille, posées, au fil des années devant le même cerisier qui grandit, qui grandit... comme la famille (qui grandit moins vite que cerisier, heureusement !).

 

Se marrer en voyant notre sous-pull orange avec notre pantalon patte d'eph' marron, trop la classe ! (et dire que nos enfants nous en diront un jour : mais pourquoi tu nous mettais des fringues à pois/rayures/carreaux ???)

 

Trouver des photos en noir et blanc d'enfants tout nus, allongés sur le ventre sur une fourrure d'agneau.

Des photos de bébés qu'on ne connaît pas mais qui pourraient bien être notre bébé (question capillarité fournie, une marque de fabrique de la famille), alors qu'on doit être l'arrière-petite-fille de ce bébé joufflu.

 

Voir des photos avec des gens sérieux, bien habillés.

Parce qu'il y a eu un temps où on ne pouvait pas mitrailler dans tous les sens. Un temps, où un photo, ça coûtait un œil, alors, il fallait que ça ait un sens.

 

 

Et puis retrouver des souvenirs joyeux, de fêtes, de célébrations, d'anniversaires, des mariages, de cousins de tontons et de cerisier aussi.

 

 

Se dire qu'un jour, on finira les albums... oui, oui, on y croit.

Qu'on les offrira à nos chers petits devenus grands et que ce jour-là, ils n'en auront peut-être rien à faire, qu'il mettront l'album dans un coin (parce que fourrer un album dans une boite à godasses, même des bottes, ben, c'est pas évident !) et qu'un jour, un autre petit, qu'on ne connaîtra peut-être pas ouvrira l'album et comprendra pourquoi il avait une telle touffe de cheveux à la naissance.

 

 

(et constater quand même que la petite dernière à tout à fait la même tête que la cadette au même âge... elle met aussi les mêmes fringues, qu'elle a récupéré de ses sœurs aînées... hésiter un instant à faire un album pour les 2... Mais nooooooooooon ! On lui fera son album à la petite dernière...)

 

P1050586

 

Et si on veut partager, ben, y'a pas à hésiter, on partage !

Si on veut "liker", il y a le profil FB "4 enfants et 2 bras"

Et si on aime le choc des photos, on peut toujours mettre le poids des mots dans les commentaires !

Allez, hop, hop, hop , Cheeeeeeeeeeeeeeeeese !

Par 4enfants2bras - Publié dans : Décoration d'intérieur
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Est-ce une bonne idée de créer un blog quand on a 4 enfants ??

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