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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 20:32

Heyyyyyyyy !! Vous savez quoi ??? Je ne vais plus publier ici.
Ben oui, forcément, ça ne va plus avoir beaucoup de sens...

 

Du coup, je suis maintenant là : http://onnapas4bras.eklablog.com/ (visiblement, y'a un système où qu'on peut s'inscrire pour suivre les publications)

 

On ne change rien... on évolue, c'est tout !

 

Nouvelle page FB aussi : https://www.facebook.com/onnapas4bras?ref_type=bookmark

 

Je vous attends... Avec impatience !

 

Marion... qui n'a pas 4 bras, mais plein de marmots !

Published by 4enfants2bras
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 22:01

 

Faire un projet de naissance, ça a tout son sens quand on accouche par voie basse.

On demande à ne pas être perfusée.

On demande à avoir ou pas la péri.

On demande à pouvoir accoucher sur le côté, accroupie…

On demande, on demande, parce que, de plus en plus, on peut avoir le choix.

On a le choix parce qu’on peut être maitre de la naissance.

 

Oui, mais, quand on accouche par césa, on n’est maître de rien.

On ne peut pas décider d’accoucher sans péri ou rachi.

On ne peut pas décider d’être assise, debout ou accroupie.

 

On ne décide pas, parce qu’on n’accouche pas. On nous accouche.

 

 

Cependant, j’ai quelques désirs que je voudrais voir reconnus comme des droits à avoir une césa respectueuse. La plus respectueuse possible.

 

 

Parce qu’une césarienne, c’est un acte médical.

Je ne vais pas mettre ce bébé au monde.

Je vais avoir une nouvelle fois l’impression que cette naissance est ratée.

Que je ne fais pas mon boulot de maman.

 

J’ai beau avoir conscience que ça n’est pas par facilité, que je n’ai pas le choix, que c’est mieux comme ça.

Avec la césa, tout est aseptisé. Il faut rester calme, ne pas déranger.

Eviter de parler.

Ne pas bouger, ne pas déranger. Être docile.

 

La première chose que je demande est certes simple, mais essentielle, je souhaite qu’on s’adresse à moi en utilisant la deuxième personne. Je veux aussi qu’on me parle comme à une adulte que je suis.

Je n’aime pas du tout quand on me parle à la troisième du singulier.

Non, Elle n’aime pas ça, la petite dame. Non, Maman, n’aime pas qu’on lui parle comme si elle était une débile profonde.

Sachez aussi que j’aimerai qu’on évite de parler de moi comme d’un bout de viande graisseuse. Je vais être dans la même pièce que vous. La rachi anesthésie le bas de mon corps. Or mes oreilles et mon cerveau se trouvent plutôt sur la partie supérieure.

Être nue, allongée sur une table avec une dizaine de personnes autour de moi est suffisamment désagréable comme ça.

S’il est aussi possible de me dire simplement « bonjour » et que les personnes présentes me disent simplement qui elles sont (je ne veux pas de CV détaillé, ni de revue de bataillon, mais simplement, « bonjour, je l’infirmier anesthésiste » me suffira).

 

J’apprécierai aussi énormément, qu’on ne me hurle pas dessus la rachi ne se pose pas comme dans une motte de beurre (bien qu’ayant une masse graisseuse intéressante, j’ai aussi quelques muscles, quelques peu tendus par l’intervention). Je ne suis pas facile à piquer. Pas par mauvaise volonté… Alors, si on peut éviter de me crier dessus, j’avoue que ça aiderait à la détente.

 

Si on peut m’éviter l’humiliation de m’attacher les bras, comme pour une injection létale, ça me serait aussi agréable. (Parce que oui, c’est la première image qui vient à l’esprit et associer la naissance de mon bébé à celle d’une condamnée à mort n’est pas très séduisante).

 

Si cela est possible, je souhaite que le papa puisse rentrer au moment où cela sera possible médicalement

 

 

Et enfin, et s’il n’y a qu’une chose qu’on l’on doit m’accorder, c’est celle-là : si cela est médicalement possible, je refuse d’aller en salle de réveil. Cet espèce de salle où on attend avec les amputés, les futurs réparés du cœur, les sans amygdales et sans appendice.

 

Je me sentirai comme amputée du bébé, pas encore réparée du cœur, sans nourrisson.

 

Comme je vais être à nouveau volée de la mise au monde de mon enfant, je ne veux pas qu’on me vole ce premier contact avec ce bébé. Je souhaite très profondément pouvoir avoir mon bébé sur moi. Le papa à mes côtés. Je désire que cette rencontre ait lieu.

Je suis consciente des aléas médicaux et je saurais les entendre.

En revanche, je ne pourrais pas entendre : « ah non madame, il n’y a pas de salle de naissance libre ».

Dit-on à une femme accouchant par voie basse que « non, Madame, il n’y a pas de salle de naissance libre, on va vous prendre votre bébé et vous allez patienter en salle de réveil, au sous-sol » ?

 

C’est peut-être un peu violent formulé comme ça, mais c’est très violent pour moi d’être séparée de mon bébé, simplement parce que je n’ai pas la chance d’accoucher par voie basse.

 

Je suis certainement un peu rude et exigeante mais je revendique ce peau à peau de 2 heures comme un droit à d’être une mère comme les autres.

 

C’est sûr, j’aurai toute la vie pour tenir mon nouveau-né contre moi, mais il n’aura qu’une fois l’occasion de sentir sa mère juste après sa naissance.

Je n’aurai qu’une occasion de sentir que cette naissance en est une, au sens propre du terme et que ça ne devrait pas être un luxe que d’avoir ces deux heures de rencontre.

Deux heures pour sentir, pour compter les doigts de pieds, pour souhaiter la bienvenue.

 

Je sais que c’est votre boulot, que vous ne pouvez pas satisfaire les désirs de tout le monde, des bébés, vous en voyez naitre tous les jours, mais il s’agit la naissance de mon bébé. Il ne naitra qu’une fois.

 

Le jour choisi, je peux attendre qu’une salle se libère. Le temps, c’est bien la seule que j’aurai ce jour là. Une heure plus tôt ou une heure plus tard. Huit heures à attendre sur une chaise dans un couloir, je peux le vivre très bien. Etre séparée de mon tout-petit pour un problème de contingence matérielle, je le vivrai très mal.

 

Je formule donc ces demandes comme des droits.

Le droit, pour moi, d’avoir un accouchement le plus respectueux possible.

Le droit, pour mon bébé,  d’avoir une naissance la plus normale possible.

 

Je formule ces demandes, parce que je sais qu’il est possible de les mettre en œuvre.

Je formule ces demandes, parce que c’est mon 5ème accouchement et que, effectivement, j’ai déjà été séparée de mon bébé, que effectivement, on m’a parlé comme à une débile profonde, on m’a déjà hurlé dessus parce que la péri ne rentrait pas du premier coup…

 

 

RESUME :

Si vous avez la flemme de lire tout ce bla-bla sentimental, je vous la fais en 6 lignes, efficaces :

-       Ne me parlez pas comme à une débile profonde.

-       Ne m’attachez pas les bras

-       Ne me hurlez pas dessus s’il y a une difficulté, je fais mon possible pour être souple et coopérative.

-       Laisser le papa rentrer en salle de césa.

-       Ne me faites pas transiter par la salle de réveil s’il n’y a pas de nécessité médicale.

-       Permettez-moi d’avoir les 2 premières heures en peau à peau avec mon nouveau-né, s’il n’y a aucune contre-indication médicale.

 

 

Voici donc le projet de naissance que je vais mettre dans mon dossier.

Je le présente jeudi prochain au médecin… Je vous raconterai !

 

Sinon, je suis sur FB !

 

(petite parenthèse : je réalise, pour Ce Bébé, une couverture aux 100 voeux. J'ai besoin de vous : il me faut 100 morceaux de tissu de 10cmx10cm (plutôt du coton, plutôt dans les couleurs gris, vert, bleu, jaune) et 100 voeux : en gros, on écrit le voeux sur un bout de papier, sur une carte et on l'envoie avec le bout de tissu. Si on met plusieurs bouts de tissu, il faut plusieurs voeux.
Si vous voulez participer : soit un petit Mp via FB, soit un petit mail : marion.cailleret@orange.fr
Mille mercis !)

 

P1010075.JPG

(non, ça n'est pas "Secret", c'est la petite dernière, il y a 3 ans. En peau à peau en salle de césa)

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 20:44

Le choix d’un prénom, c’est toute une histoire.

Ca soulève des débats.

Même chez les gens que ça ne regarde pas… (Vous pouvez aller lire mon article de l’année dernière. Je l’aime bien, cet article).

Mais cette fois, c’est le prénom de Ce Bébé.

 

 

 

Au début, était le Verbe.

Non. Au début étaient les graines.

Non, non, au début, était l’amour, l’envie… Au début, étaient plein de choses, pleins de sentiments et d’émotions… Mais pas le Verbe.

 

Et petit à petit, tandis que le petit devenait moins petit, on a commencé à chercher.

Comme pour l’aînée, comme la cadette, comme pour le benjamin, comme pour la petite dernière…

On a fait des listes.

Chacun la sienne.

Rien en commun.

 

Comme le papa a donné ses chromosomes.

Comme j’ai donné les miens.

Tous différents. Pas deux pareils.

Tout ça, pour en faire un. Un Unique.Ce Bébé.

Un peu du papa, un peu de la maman.

 

Alors, on a laissé les choses reposer. Tranquillement.

On a laissé le temps faire son travail de temps.

 

Cette fois, on a attendu peut-être un peu plus longtemps que pour les autres.

Parce qu’on avait un peu peur, peut-être.

Parce qu’on avait des inquiétudes, un peu plus que pour les autres.

 

On a attendu que les listes se croisent. Se complètent. S’étoffent. Se croisent. Se rencontrent.

 

Et il y a eu Ce Prénom, pour Ce Bébé.

Le soir de la troisième écho.

 

Une évidence. Le Prénom de Ce Bébé.

Ce prénom, c’est… Secret ! (héhé, vous ne croyiez quand même pas que j’allais le dire, comme ça)

 

Et toute la journée du lendemain, j’ai chuchoté :

L’aînée

La cadette

Le benjamin

La petite dernière

Et

Secret.

 

J’ai trouvé ça sublime. Evident. Comme si ça avait toujours été.

(bon, c’est vachement plus joli avec les vrais prénoms)

 

Et puis, j’ai dit à voix haute :

L’aînée

La cadette

Le benjamin

La petite dernière

Et

Secret.

 

Tout était bien. En ordre.

Tout était là.

 

J’ai touché mon ventre, j’ai senti un petit pied. Le pied de Secret.

Il est là, pour de vrai.

Mon Secret.

 

Et le papa ?

Il a fait la même chose, toute la journée.

Répéter les prénoms.

Rentrer le soir, me caresser le ventre et chuchoter tout bas « salut Secret »

 

Secret est secret.

Juste pour le papa et moi.

Un peu du papa et un peu moi.

Beaucoup de Ce Bébé.

 

Un nouveau commencement.

A ce commencement est Le Prénom.

 

 

(on sait bien que ce prénom sera très loin de faire l’unanimité… en s’en contre-cogne. C’est Ce Prénom !)

 

Sinon, je vous remercie de tous vos commentaires et petits mots sur l’article de la césa.

Je les ai tous lus et relus.

Je suis très émue de voir que nous sommes toutes mères, de toutes les manières.

Pour répondre très rapidement (je suis une nouvelle fois débordée… je devrais être en congé mat depuis hier, mais j’ai encore un paquet de boulot. + une surprise qui prend du temps, sur Marie Poulette, vous verrez ça en Juillet).

 

Donc, pour répondre rapidement :

Effectivement, j’ai donné la vie par césarienne, mais c’est juste que la césa me laisse un goût de naissance volée. Et effectivement donc, j’ai le sentiment, que ça n’est pas moi qui donne la vie. Que c’est celui qui m’accouche qui donne la vie tant cela m’échappe. C’est très perso comme ressenti.

 

Sinon, je n’ai pas ma date d’accouchement. C’est en cours de négociation avec les médecins. On parle de 3 semaines avant le terme (le 24 août)… 3 semaines, c’est énorme pour moi, pour les autres, j’ai accouché après terme.

A suivre, donc.

 

 

Dernière chose : Pour Ce Bébé qui a un Ce Prénom, je compte faire une couverture aux 100 vœux. C’est une tradition chinoise :

Il faut 100 morceaux de tissus, associés à 100 vœux pour ce bébé.

 

Pour cette couverture, j’ai besoin de vous !

De vos vœux, de vos bouts de tissus.

 

Il faudrait : plutôt du coton ou du velours ou autre, mais pas de matière extensible, en fait.

Il faudrait que ça fasse 10cm x 10cm.

Si ça peut-être dans les couleurs suivantes : bleu, gris, vert, jaune, blanc, ça serait top.

Avec des motifs, unis, coupés dans une ancienne chemise ou juste une chute… c’est libre !

Pour le vœu, c’est libre aussi. Sur un bout de papier, sur une carte... Je vais tous les relier ensemble.

On peut envoyer plusieurs coupons, mais il faut plusieurs vœux dans ce cas : 1 vœu par coupon.

 

 

Si vous voulez participer, y’a soit les MP via FB.

Soit mon mail, que je vous donne mon adresse postale.

marion.cailleret@orange.fr

D’avance, je vous remercie !

 

Pour me suivre sur FB, c’est là !

Pour aller voir les photos de l’anniv du benjamin, c’est ici !

 

IMG 2130(oui,  c'est la même photo que l'article sur les prénoms. Oui ! Je fais du recyclage. C'est écolo et rapide !! C'est le faire-part de la cadette)


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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 20:12

En voilà une question bien crétine… Mais elle se pose.

 

Il y a une infinité de manière d’accoucher, parce qu’il y a une infinité de femmes et de situations.

 

Il y a celle qui accouche douillettement, chez elle, tranquillement, avec sa sage-femme et son mari. Tout comme elle en avait envie.

Il y a celle qui accouche à 130 à l’heure sur l’heure sur l’autoroute. Pas exactement comme elle en avait envie.

Il y a celle qui accouche en salle d’accouchement avec la péridurale, une sage-femme, son obstétricien. Parce qu’elle en avait envie.

Il y a celle à qui on ouvre le ventre, à qui on retire son bébé. Celle qui se retrouve en salle de réveil. Toute seule. Pas du tout, du tout comme elle en avait envie.

 

 

Envie. En vie.

 

Et puis, il y a celle qui brandit son placenta comme un étendard. Celle qui t’annonce que non, non, non, elle n’a pas eu de péridurale, elle. Qu’elle a merveilleusement géré la naissance, elle. Avant même de te donner le prénom du nouveau bébé…

Celle dont on ne sait pas ou plus si on doit la féliciter d’être une si merveilleuse mère ou si on doit la féliciter pour la naissance de ce tout nouveau bébé tout beau.

 

Je suis super contente pour mes copines qui ont pu accoucher comme elles en rêvaient. Ce sont mes copines, elles sont chouettes. C’était leur accouchement. Pas celui de leur voisine. Jamais elles viendront dire que je suis une mère pourrie parce que j’ai eu des péri. Non, elles respectent. Et je respecte leurs choix et je suis heureuse de leur joie. Vraiment. (c'est essentiel de savoir être heureuse des bonheurs des autres).

 

Et puis, il y a celle qui t’explique à quel point elle est jugée pour son choix d’accoucher à la maison. Qui te fait croire qu’elle respecte ton choix d’accoucher à la maternité et qui l’instant d’après, dit que, la maternité, c’est là où va le troupeau. Là où accouchent les moutons. (je viens de le lire dans un article de blog. Je n'invente rien).

 

 

Merci Madame. J’ai adoré ton article. Je suis donc un mouton (je savais que j’étais une vache, vu que j’ai allaité… Si on mélange une vache et mouton, on obtient quoi ? Une Vaton ? Un vaton, ça n’existe pas. Ou alors, dans l’autre sens : une Mouche ! Je suis une mouche ! Oui, mais, une mouche, ça pond des œufs, pas des bébés. Une mouche, ça n’allaite pas son bébé… Bref, je suis donc un truc, un peu pourri… Incapable de donner la vie. Parce que c’est bien de ça dont il s’agit.

 

 

Il y a donc un nouveau concours de wonder mamans sur la blogo : quand tu accouches avec la péri, tu n’es pas maîtresse de la naissance de ton bébé. (j’ai même lu que la péri était un poison qui rendait les enfants hyper actifs). Certainement que tu ne sais pas comment être une bonne mère (en général, tu rentres directement dans la catégorie : mère violente) : j'ai perdu d'avance. Même pas, je joue.

 

Alors, mes petites dames, ce qui est hyper violent, c’est de subir vos sarcasmes et vos jugements.

 

Ce qui est hyper violent, c’est l’image que vous donnez des mamans.

 

 

Ce qui est hyper violent pour moi, c’est de savoir, que, pour la 3ème fois, je vais accoucher par césarienne.

Que pour la 3ème fois, je vais être dans un bloc opératoire, qu’on ne va pas tellement se marrer. Qu’on va me faire une piqûre très désagréable dans le dos (parce que oui, je suis contre le fait de subir une césarienne à vif).

Que pour la 3ème fois, on va m’attacher les bras, que je vais être installée exactement comme pour les exécutions aux Etats-Unis… Que je vais avoir cette image à ce moment-là.

Que pour la 3ème fois, mon rythme cardiaque va chuter brutalement suite à l’injection d’anesthésiant, que j’aurais envie de vomir et je n’arriverais même pas à le dire. Que l’infirmier anesthésiste verra les bips, qu’il m’injectera un autre truc et que je referai surface.

Qu’on va m’ouvrir le ventre et que dans lampe du blog, au-dessus de la table, je verrai les gestes du chirurgien en train de prendre le scalpel et d’inciser ma peau, de pousser mon gras, d’inciser le péritoine et d’inciser l’utérus.

Que je vais essayer de regarder ailleurs que cette lampe au-dessus de ma tête. Que je me concentrerai sur les bip de mon cœur plutôt que sur ce passe dans mon corps.

Que je me concentrerai tellement qu’il se peut que je n’entende pas mon bébé pleurer.

Que je me concentrerai tellement que je n’entendrais pas le papa entrer.

Avec un peu de chance, je pourrais embrasser mon tout-petit.

Mais je ne pourrais pas compter ses doigts de pieds, comme toutes les mamans font.

Que mon bébé sera dans le bras de quelqu’un d’autre. Qui s’en occupera très bien.

 

Que en remontant en chambre, quand l’effet de l’anesthésie se dissipera, j’aurai mal. Un mal de chien.

Mal à cette cicatrice de 15 cm. Mal à mon accouchement.

 

Que je vais galérer plusieurs jours pour tenir mon tout-petit contre moi.

Que l’obstétricien passera, qu’il dira « c’est une belle cicatrice, ça », content du travail bien fait.

Et que jamais, jamais, je n’arriverai à trouver que cette cicatrice est belle.

 

 

Que tout ça, c’est pour mon bien. Pour le bien de mon bébé.

Qu’on va me rebattre les oreilles que ce qui compte c’est d’avoir un beau bébé quand je dirai que, non, ça n’est pas la naissance dont je rêvais.

 

Alors, mes con-sœurs blogueuses, je suis bien consciente que vous pouvez être super fières de vous d’avoir été si courageuses, si fortes, que vous êtes de tellement merveilleuses mères que vous avez réussi à accoucher bien mieux que les autres… Je suis réellement bien contente pour vous.

Je vous envie un peu aussi…

Mais surtout, surtout pitié, pour certaines, arrêtez de dire que les autres mères, qui font ce qu’elles peuvent, sont des moutons ou qu’elles sont faibles !

 

Je suis une donc une mouche… et je vous emmerde (oups… pardon, mais, là, pour le coup, ça me fait du bien)

 

Et la première qui me dit avec un ton sarcastique que c’est quand même plus facile/confortable ou autre truc désagréable, d’accoucher par césarienne, je lui fait bouffer mon placenta, même pas cuisiné, même pas mariné.

 

 

Une dernière chose. Pour ma première césa, j’ai croisé un pédiatre formidable. Qui a pris le temps de s’asseoir dans la chambre et d’écouter toutes mes plaintes.

 

Il m’a dit une chose que j’ai retenue : il faut être une super mère, il faut être super forte pour accepter de se faire ouvrir le ventre pour sauver quelqu’un.

 

 

Je suis donc une Super Mouche, Super Forte !!!! (et j’ai un peu les boules quand même)

 

 

Sinon, en vrai, j’accouche dans une merveilleuse maternité, où je sais que j’aurai la plus belle des césa, une césa humaine. Que certainement, j’aurai mon bébé sur moi et que je pourrais compter ses orteils… Mais, c’est loin d’être le cas de toutes les césa.

 

Je vais faire un projet de naissance.

Parce que même si ça n’est pas moi qui donne la vie à mon bébé, j’ai quand même des envies.

 

Sinon, je suis sur FB. Et la plupart du temps, on s'y marre !

 

Et puis, si vous voulez en prendre plein les mirettes, y’a l’anniv tout en couleur de la cadette, sur Marie Poulette et le week-endrier que j’ai cousu pour la petite dernière… (D’ici 2 mois, je pense d’ailleurs que je basculerai ce blog sur Marie Poulette… 4 enfants 2 bras n’aura plus de sens !)

 

 

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C'est beau, comme compte-rendu de naissance. Plein de poèsie...

 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 19:36

Non, ça n’est pas une histoire qui m’est arrivée.

Non, elle n’est pas arrivée à une de mes filles.

J’habite tout au Nord, elle s’est passée tout au Sud.

 

Mais, oui, cette histoire s’est passée, elle est arrivée pour de vrai.

 

 

Être presque en été.

Avoir chaud.

Avoir une petite fille. 6 ans.

Lui enfiler un tee-shirt. A manches courtes.

Lui enfiler un short. A jambes courtes.

 

Un tee-shirt du genre tee-shirt… un tee-shirt ordinaire.

Un short, du genre short… un short ordinaire.

 

Emmener la gamine à l’école.

Ecole du genre ordinaire.

 

 

Récupérer la môme le soir. Et entendre la directrice appeler : « madame, madaaaaaaame !! »

Comprendre que c’est à nous qu’elle s’adresse.

Revenir sur ses pas.

Et entendre « C’est une école correcte, il faut habiller ses enfants de manière correcte »

 

Rester bouche bée. Comprendre que le problème vient du short. Trop court, trop short, quoi.

 

 

Demeurent plusieurs questions :

Comment se fait-il qu’on puisse trouver qu’une petite fille de 6 ans, en short ait une tenue provoquante ?

Comment avons pu nous en arriver-là ?

Pourquoi est-ce qu’un gars en short est correct et pas une petite fille ?

 

 

 

Et puis se souvenir toutes les fois où on a lu/entendu que si telle femme s’est fait violer, c’est qu’elle l’avait un peu cherché. Elle portait une jupe.

 

Se demander réellement qui est pervers : la maman qui autorise sa fille de 6 ans à aller à l’école en short un jour de presque été ou la directrice qui trouve qu’une petite fille en short, c’est réellement indécent ???

 

Mes filles mettent des shorts. pour faire du sport. Pour sortir. Pour aller à l’école. Et même pour faire du sport à l'école.

Mon fils met des shorts. Pour faire du sport. Pour sortir. Pour aller à l’école. Et même pour faire du sport à l'école.

 

Je mettrais des shorts… si je faisais une bonne dizaine de kilos de moins (question personnelle, je ME trouve moche en short). Je mets des jupes. Parce que ça me plait. Pas pour aguicher.

 

 

Sinon, je suis sur FB où on peut constater que le benjamin met des chaussettes avec ses sandalettes. Et ça pour le coup, je ne suis pas sûre que ça soit très décent !

 

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 20:01

On mange assez peu de viande.

Assez peu de poisson aussi.

Pas trop d'oeufs non plus.

Une fois par jour.

 

Parce que ça n'est pas donné.

Parce qu'on préfère en manger moins, mais du bon.

Parce que c'est comme ça.

 

Depuis plusieurs mois, le benjamin a décidé de ne plus manger de viande, ni de poisson.

Il tolère encore la saucisse au barbecue, parce que ça, c'est plus fort que lui.

 

Il a décidé que la viande, il n'en voulait plus.

Pas parce qu'il ne trouve pas ça bon... non... C'est comme ça. Il ne veut plus de viande.

 

Ce midi, on mange, dehors. Joie.

Carottes râpées.

Salade de tomates/nectarines/mozza (je vais mettre la recette, dans la soirée, sur Marie Poulette : un bonheur simple qui fait juste waouh !)

Semoule à la va-vite (ça, y'a pas de recette)

Jambon du super boucher pour les filles.

Saumon pas top pour moi.

Nada pour le benjamin.

 

Le benjamin, matant mon assiette avec dédain et dégoût :

- tu sais, tu ne devrais pas manger de saumon, ni de poissons, ni de sardines, non plus.

- Ah bon...

- ni de dauphin, ni de requin, ni de sirène, ni sirènon, ni de sirèneau...

- euh... je n'ai jamais mangé de sirène !

- ouais, ben t'as raison, parce que c'est méchant de tuer les sirènes pour les manger. Pareil pour les sardines. C'est méchant.

 

 

Bon, ben voilà. Le benjamin s'orienterait vers le végétarisme ?? (et moi, je suis une horrible carnivore)

Ca ne va pas être super facile à gérer, question équilibre...

 

(je suis d'ailleurs preneuse de pistes, pour nourir correctement, un petit gars de quasi 6 ans, qui défend les sirènes)

 

Ah oui ! Pour votre info : les sirènons sont les sirènes mâles qui marchent dans le fond de l'eau avec leur queue. (sic).

Le sirèneau est le bébé sirène, c'était facile !

 

 

Sinon, pour changer du poisson, hier, y'avait un article sur les bonnes pommes.

 

Et je suis toujours sur FB.

 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 19:54

Les filles, souvent, nous sommes bonnes.

Bonnes à faire la lessive… Mais pas que.

Bonnes à conduire les enfants aux activités.

Bonnes au boulot.

Bonnes au pieu.

Bonnes à faire de la bonne cuisine.

Bonnes à faire des bisous aux enfants.

Bonnes à faire des bébés.

Bonnes à sourire à la dame.

Bonnes à rendre service.

Bonnes.

Bonnes.

Bonnes…

 

 

Enfin, c’est ce qu’on croit. Ou ce qu’on essaie de se dire, en bonne tarte (aux pommes) à peu près auto-satisfaite de notre gestion du quotidien « enfants/boulot/amours/amis »

 

Sauf qu’un jour, y’a les gens, les autres.

Eux, ils ne nous trouvent pas bonne.

A peine potable.

Carrément minable.

 

Mauvaises parce qu’on ne crie pas assez.

Mauvaises parce qu’on crie trop.

Mauvaises parce qu’on porte.

Mauvaises parce qu’on ne porte pas.

Mauvaises parce qu’on bosse trop.

Mauvaises parce qu’on ne bosse pas assez.

Mauvaises parce qu’on n’a pas fait de gâteau pour la fête d’école.

Mauvaises parce que la petite dernière a un rhume… sûrement qu’on l’a trop couverte… ou pas assez.

Mauvaises parce qu’on ne fait pas de sport.

Mauvaises parce qu’on fait du sport.

Mauvaises parce qu’on n’aurait pas dû faire des enfants si on ne peut pas les gérer, les assumer.

Mauvaises parce qu’on ne devrait pas être fatiguées…

Mauvaises.

Mauvaises.

Mauvaises…

 

Alors, on se regarde dans la glace.

On se trouve trop grasse. Mauvaise.

Sans grâce. Mauvaise.

Le cheveu terne. Mauvaise.

Des cernes. Mauvaise.

On laisse la glace à la salle de bain.

 

 

Il nous semble pourtant que nous sommes, finalement, plutôt bonnes pommes.

Pomme… LA pomme…

N’est-ce pas là tout le problème.

La première pomme.

Le serpent qui siffle comme… comme les autres qui persifflent.

Et la première bonne à tout faire d’un coup de dent se retrouve mauvaise.

 

Mauvaise…

 

 

Alors, on essaie de laisser les autres à leurs persifflages.

 

Et on se dit qu’on est super bonnes.

Qu’avec seulement 2 bras, on peut faire un gâteau d’anniversaire en s’occupant d’une lessive. On est super bonnes !

On a réussi à caler l’orthodontiste pour l’aînée entre midi et deux, on mangera un sandwich, à deux et ça sera chouette. On est super bonnes.

Qu’on est gironde… peut-être pas une vraie bombe, mais potable, pas dégueu ni abjecte. On est super bonnes.

On peut rentrer tard d’une réunion aussi interminable que masculine. Faire un bisou sur les fronts des petits, les voir ouvrir les yeux et dire « maman, je t’aime ». On est super bonnes.

 

Super bonnes !

Et même un peu bonne pomme. Et même parfois, un peu bonne poire aussi !

 

 

C’est bien une question de bonnes et pas de bons.

Jamais les gens, les autres ne diront à un papa qu’il n’est pas suffisamment bon.

Enfin, moins qu’à une maman.

Maman qui est, de toutes manières, mauvaise…  pas assez bonne. A cause d’une pomme.

 

 

Bon, allez, je vais plutôt me faire des fraises, ce soir… avant d’avoir à les sucrer. (hû hû ! je suis la reine du jeu de mots fruitier).

 

Sinon, je suis aussi sur FB, on y rit aussi.

 

Pour ceux qui veulent découvrir, on (mon chéri) a fait des bricolages sympas et jolis. C’est sur mon 2ème blog. Marie Poulette. C’est chouette.

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 19:08

En voilà une question existentielle !
Parfaitement existentielle : être ou ne pas être froissée…

 

J’ai choisi mon camp, un peu comme on choisit l’athéisme plutôt que la croyance…

Je suis donc, une non-repassante, je ne vénère pas la sainte centrale vapeur.

Je fais partie de la communauté des éternellement fripées, des froissées pour toujours.

Le royaume des amidonnées n’est pas pour moi… Je ne finirai, au mieux, au purgatoire des plissées, au pire aux enfers, promis à ceux qui planquent leur chemise non repassée sous un pull…

 

 

Je dis qu'on entre en repassage comme on entre en religion et j’ai raison (ça ne coûte rien de le dire).

Il y a d’abord l’éducation familiale :

Chez nous, il y avait, comme dans beaucoup de familles croyantes, un fer et même une table à repasser.

Mais, ma famille était plus du genre à croire que ça allait se faire tout seul plutôt qu’à pratiquer réellement.
J’ai vu plus souvent des piles de linge non repassé que le fer et la table…

 

Comme certains, croyants-non-pratiquants, on repassait à Noël, à Pâques, à la Toussaint… parfois.

Aux mariages et aux enterrements aussi.

 

 

Je dois l’avouer, à l’adolescence, je me suis cherchée, j’ai eu des doutes. J’ai essayé… Pour voir. Le fer allait-il m’apporter le réconfort dont je manquais ?
Allait-il éclairer ma route ?

 

Faute de mentor, mon expérience personnelle a été aussi laborieuse que toute pourrie.

Plutôt que d’atteindre le nirvana du lisse, je n’ai pu que m’enfoncer dans le pli, irrémédiablement incrusté dans la chemise 50%lin, 50%coton par un coup de fer maladroit.

J’ai découvert trop tard, que l’idée de repasser le logo Waïkiki était très mauvaise.

J’ai dû faire l’apprentissage, seule, que non, un maillot de bain 100% lycra ne se repasse pas.

Et pourtant, j’avais tout fait, bien comme il faut.

Une après-midi, tranquille, de l’eau déminéralisée et la télé allumée sur la petite maison dans la prairie.

 

Pour rentrer en repassage, il faut un guide, comme pour rentrer en religion.

 

 

Je fais partie des athées du fer à repasser.

Je porte ma non-croyance sur moi, comme les autres affichent leur signe d’appartenance à la religion du lisse, en toute circonstance, même à l’école, même dans les lieux publics.

 

 

Parce que la religion, qu’elle soit du repassage ou autre, demande des efforts.

Il faut y consacrer du temps.

Être discipliné.

Il y a les codes vestimentaires, les interdits alimentaires (non, on ne bouffe pas de chips au nutella en repassant)…

Bref, c’est tout un truc.

 

Alors que l’athéisme réclame un effort moindre.

Il faut juste assumer l’inconfort de n’avoir pas de certitudes ou d’avoir une robe pleine de plis (selon les circonstances, ça peut parfois être similaire).

 

Je l’avoue, j’ai fait semblant de croire, une dernière fois, à l’entrée de l’aînée à la crèche, quand je me suis rendu compte, que c’était la plus fripée des bébés.

Et je l’ai vu, elle, cette petite fille avec un corsage blanc, d’une lissitude incroyable.

 

Alors, j’ai payé pour qu’on croie à ma place.
Un peu comme une offrande au Dieu Repassage.

J'ai filé ma panière de linge (avec des thunes) à une dame, qui a repassé pour moi.

Bon, je vais être franche et honnête, 2 jours plus tard, j’ai bien compris, en récupérant l’aînée, maculée de purée de carotte de la tête aux pieds (en passant par le tee-shirt repassé devenu froissé et orange) que la petite fille au corsage lisse était aussi froissée-maculée que la mienne.

Croire dans ces circonstances ne servait à rien.

 

 

Je connais les croyants de base, qui ne repassent que le nécessaire.

Je connais les extrémistes qui repassent les pyjamas (sans déconner, les pyjamas, personne ne voit que c’est repassé, si ça, ça n’est pas de la conviction profonde, je n’y connais rien en religion… bon, ok, je n’y connais rien).

Et je connais même les intégristes : ils repassent les slips, les chaussettes, les draps, les torchons, les gants de toilettes, les wassingues (pour les non-nordistes, vous chercherez), les mouchoirs en papiers, les sharpeis, les vieilles mémés ridées, les mers démontées…

 

 

Donc, aujourd’hui, j'ose l’avouer, je ne repasse pas… Je n’ai même pas de table à repasser.

J’ai un fer… quelque part. Comme un crucifix qu’on cache.

Je n’en suis pas fière.

 

Mais voilà, je suis une athée du repassage.

 

 

Ahhhhhhh ! C’était donc un article léger (enfin, si on peut dire, en parlant de fer !) après un article politique.

 

Sinon, je suis sur FB, où qu’on rigole. Où qu’on voit des photos  des mes fringues pas repassées…

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 21:05

Je n'ai jamais, jamais parlé politique ici. Parce que ça n'est pas le lieu.

Et ça n'est pas aujourd'hui que je vais commencer.

 

Je vote. j'ai toujours voté.

Parfois avec des pieds de plombs, parfois avec de l'enthousiasme.

Parfois avec la joie au coeur... mais jamais, jamais avec de la haine.

 

J'ai réellement attendu mes 18 ans avec impatience.

J'ai toujours trouvé ça important, essentiel... parfois un peu vain aussi.

 

J'ai toujours voté, parce que je sais que je sais que des hommes et des femmes sont morts et meurent encore pour que je puisse avoir le choix.

 

Je vote toujours, parce que je sais que si je ne fais pas, d'autres le feront pour moi.

 

Je voterai toujours, parce que dans le monde, à côté de chez nous, des gens n'ont pas ce droit élémentaire.

 

On parle beaucoup ici.

On échange.

On explique.

On commente.

On vote.

 

 

 

Et la plupart du temps, on vote en famille.

C'est un moment gai, mais important.

Ils le voient. Ils le savent.

 

C'est la petite dernière qui a mis l'enveloppe dans l'urne avec moi, il y a quelques heures.

 

Nous votons.

 

Et puis, en sortant, on a encore discuté. L'aînée a dit : Ben, moi, j'aurai voté pour les écologistes, parce que, la terre c'est important (on avait passé une partie de la matinée à expliquer le cycle de l'eau, la pollution, tout ça, tout ça...)

Et la petite dernière, aussi sérieusement qu'une présidente, a décrété :

- Ben moi, je vais voter pour les princesses.

 

Alors, j'ai souri.

On n'élit pas des princesses...en politique. On vote pour les princesses dans les concours de beauté.

 

On n'élit pas les princesses en politique. Et aujourd'hui, plus que jamais, je sais que non, définitivement, il n'y a rien à voir avec les princesses mignonnes de la petite dernière.

 

Et ils voteront.

 

J'espère qu'ils voteront...
Avec leur cerveau et avec leur coeur. Avec leurs convictions plus que par réaction.

En tout cas, j'aimeront qu'ils votent ce qu'ils veulent et pas ce que je veux... mais qu'ils ne voteront jamais avec Force et haiNe.

 



Bon, je suis un peu perdue ce soir...

Mais sinon, on continue à rigoler sur FB... enfin, on essaie...
(comme j'ai écrit vite, je n'ai pas pris le temps de faire une belle photo... j'ai repris celle de la semaine dernière. Elle va bien aussi ! Et puis, recycler, c'est écolo !)

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 20:00

Parce que je suis fatiguée en ce moment.

Parce que j’ai besoin de regonfler mon égo.

Parce que, ça ne fait de mal  personne….

 

 

Je le dis bien haut et bien fort : nous les parents, nous sommes des super héros du quotidien. Parce que :

 

 

On peut faire des êtres humains. (rien que ça, c’est balèze)

Mal dormir parce qu’on a mal au dos, qu’on a des crampes, qu'on a des crampes du dos et de rêver qu’on oublie le bébé dans un supermarché.

Se priver de sushis/bières ou de bières aux sushis pendant 9 mois.

Doubler de volume… être aussi striée qu’un zèbre, faire ressortir toutes ses veines des guiboles.

Et être la plus heureuse du monde.

 

 

On peut se lever 8 fois dans une nuit pour remettre une tétine.

Essuyer du vomi à 3 heures du matin… Et même que, en général, ça n’est pas son propre vomi.

Coller son nez sur une couche qui pue et constater que oui, elle pue, cette couche (faut toujours vérifier, on ne sait jamais, si c’était le chien qui avait pété en imitant l’odeur de caca de nourrisson).

Se faire pisser dessus.

Bercer pendant des heures, parce que ces fucking dents sont en train de sortir.

 

Se casser le dos pour tenir une main en accompagnant les premiers pas.

Ramasser la petite cuillère que les enfants ont fait tomber.

Se casser le dos en tenant un vélo sans petites roulettes.

Ramasser la petite cuillère.

Se casser le dos en portant les cartables, trottinettes, les goûters, les gourdes, les collections de cailloux…

Ramasser la petite cuillère.

 

 

 

Retrouver un doudou, perdu dans un centre commercial.

Retrouver un marmot perdu dans le même centre commercial.

 

Ecouter en boucle le générique de « l’âne trotro, trop trop rigolo »

Mater Fort Boyard.

Ecouter Skyrock.

 

On peut rassurer, cadrer, gronder quand il le faut.

On sait faire les bisous-guéris.

On peut consoler les premiers chagrins d’amour.

 

Les serrer très fort contre nous, même si les enfants ont le nez qui coule.

Répéter 25 fois par jour, tous les jours : Mets tes chaussons/mouche-toi/ramasse tes chaussettes.

 

Et aussi s’inquiéter. Souvent trop.

Faire confiance, même si on n’est pas toujours d’accord.

Rester debout toute une nuit à attendre que le grand rentre.

 

 

Supporter les regards pas toujours bienveillants des passants, des grands-parents, des s-enseignants, des médecins, des autres parents… juste parce que nous faisons tous des choix différents.

 

 

 

Et surtout aimer.

Envers et contre tout aimer. Toujours, tous les jours. Indéfectiblement.

 

Aimer quelqu’un bien plus que soi et l’entendre dire qu’on est une vieille conne.

 

 

 

Et malgré tout ça, accepter que les petits aillent vivre ailleurs, qu’un jour, à leur tour, ils aiment quelqu’un bien plus nous.

 

 

Alors, je le dis, aujourd’hui, je le dis, les parents, nous sommes des super héros du quotidien.

Bon, c’est sûr qu’on a un problème de costume.

Le tee-shirt avec incrustation de morve, c’est moins classe que les tatanes à paillettes et les capes qui font voler.

C’est sûr…

 

(Mais n’oublions jamais que superman fout son slip au-dessus de ses collants… sans déconner, elle ne l’aimait pas sa mère ou quoi !)

 

 

Allez hop, je râle aussi sur FB… Mais on se marre itou !! Zou !!!

 

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